Sixers

J.J. Redick ne veut pas quitter la garderie de Philadelphie : on s’attache vite aux enfants

J.J Redick

Il ne faudra pas être trop gourmand quand même.

Source Image : Youtube

Auteur de la meilleure saison de sa carrière à Philadelphie, J.J. Redick a envie de rempiler avec les Sixers et ainsi continuer à Trust the Process. Il devra cependant faire une croix sur quelques millions de dollars, car la franchise compte bien attirer une superstar dans ses rangs cet été.

Qui aurait cru que Jean-Jacques Bite-Rouge claquerait sa meilleure saison en carrière à 33 piges ? Une campagne à 17,1 points, 2,5 rebonds et 3 assists par match à 46% au shoot et 42% du parking plus tard, il a prouvé qu’il était le complément parfait de cette jeune équipe de Philly. Rapidement à son aise dans le jeu rapide pratiqué par Brett Brown, le vétéran s’est démené jusqu’à la dernière seconde. Infatigable, traversant les écrans comme du beurre, capable de planter de loin en pleine course, en contre-attaque… Dans un roster très jeune, il a apporté non seulement de l’expérience et de la sérénité dans les moments chauds, mais aussi de la folie quand il fallait faire les runs. Avec lui et sa doublure italienne, Marco Belinelli, arrivé en cours d’année, la menace en sortie d’écran était continue pour leurs adversaires. Tout ces atouts font que le front office des Sixers pense grandement à re-signer le sniper formé à Duke pour un an. J.J. Redick, qui sera agent-libre non restreint en juillet, ne serait pas non plus contre une pige de plus en Pennsylvanie selon ESPN :

« Je pense que c’est un sentiment mutuel. Je suis certain que nous voulons tous que je rempile. Mais les chiffres [les termes du contrat, ndlr] peuvent être complexes. Ce n’est pas mon travail de m’occuper de ça. Je laisserai le président, le general manager [Bryan Colangelo], mon agent et les événements statuer pour moi dans les deux prochains mois, et nous prendrons ainsi une décision. »

L’arrière a raison de se méfier, car il peut s’en passer des choses d’ici la moitié du mois de juillet. Tout d’abord, trois variables sont à prendre en compte dans l’équation pour un possible retour de Redick à Philadelphie : LeBron James, Kawhi Leonard et Paul George. Les Sixers sont ambitieux, et les possibilités estivales de trades et autres signatures de gros poissons ne manqueront pas. Les dirigeants de Philly vont se démener pour permettre au roster d’accueillir une nouvelle superstar, ce qui sur le papier serait clairement effrayant pour les autres franchises de la Ligue. Rajoutez un des trois monstres cités précédemment au one-two punch déjà excellent composé par Ben Simmons et Joel Embiid et vous obtenez une armada capable de marcher sur l’Est en deux foulées. Mais pour se permettre de signer un de ces All-Stars, il faudra que la franchise de Pennsylvanie ait suffisamment de cap space. Rien ne dit que J.J. ne pourrait pas voir son contrat avorté de quelques millions de dollars, ni qu’il ne sera pas carrément sacrifié dans l’affaire, s’il n’y a vraiment pas le choix. A 34 ans, il fait certes office de role player extrêmement sérieux dans un roster, mais le Process, tout ambitieux qu’il est, n’aura aucun scrupule à laisser le chien de garde trop gourmand au bord de la route si un cheval de course veut monter dans la caisse vers Championship City. Red devra donc choisir entre les dollars et le succès, mais on a confiance en lui pour choisir la deuxième option.

Si la signature d’un gros joueur est obtenue à Philly durant l’été, il faudra sans aucun doute que J.J. revoit ses ambitions salariales à la baisse. Etant un des plus gros salaires de la NBA en 2018 avec 23 millions de dollars de cachet, Redick va devoir se serrer la ceinture s’il veut encore une fois faire partie du Process, et espérer gagner son premier titre NBA.

Source texte : ESPN

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