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Bilan de saison 2018, version Grizzlies : la fin du Grit and Grind a fait plus mal que prévu

grizzlies

Une transition « tout en douceur ».

Source image : grizzlybearblue

Alors qu’on avait l’habitude de voir les Grizzlies vendre chèrement leur peau pour aller jusqu’en Playoffs en se positionnant comme des adversaires coriaces à abattre, la franchise a pris une autre direction cette année. On s’est lancé dans la course de tank dans le Tennessee, avec pas mal de succès d’ailleurs.

Ce que TrashTalk avait annoncé :

On savait que du côté de Memphis, une ère se terminait. Déjà la saison dernière, avec l’arrivée de David Fizdale, le Grint and Grind n’était plus forcément le thème à la mode. Alors quand Tony Allen et Zach Randolph ont fait leurs bagages l’été dernier, on se doutait que le visage des Grizzlies ne serait plus le même. Pire, on se demandait comment les Ours allaient réussir à survivre dans une Conférence Ouest toujours aussi dense et on imaginait que malgré de beaux efforts, les Playoffs ne seraient pas de la partie.

Ce qui s’est vraiment passé :

Tout juste pour les Playoffs. Mais sauf qu’ils ont été bien plus loin que ce qu’on prévoyait. Pourtant, tout avait bien commencé, avec des victoires sur les Pelicans, les Warriors et à Houston pour lancer la machine. Puis Mike Conley s’est blessé mi-novembre, l’ambiance est vite devenue morose puis tendue entre Marc Gasol et son coach puis Fizdale a sauté. Pas de réaction d’orgueil pour autant mais plutôt une stratégie vite devenue évidente au rythme des blessures et des défaites : autant balancer cette saison, chopper un gros prospect à la Draft et repartir. Mission accomplie en validant le deuxième pire bilan de la Ligue après les Suns (22-60), avec en prime une série de 19 revers consécutifs pour assurer le taf, en attendant la loterie et le choix des Ours lors du marché au rookie dans quelques semaines.

L’image de la saison :

Bilan Memphis Grizzlies

On n’a pas su choisir laquelle de ces deux séquences résumait le mieux la désintégration des Grizzlies cette saison et la disparition du Grint and Grint, cet état d’esprit qui faisait que du côté de Memphis, on s’accrochait et on se battait toujours jusqu’au bout. Une chose est sûre, si on voulait tourner la page de cette époque, c’est réussi. Mais pour quel résultat…

On ne l’attendait pas, il a cartonné : Tyreke Evans

Il s’était un peu perdu en Louisiane chez les Pelicans où on ne savait même plus quel était son poste ni s’il avait le physique pour tenir le rythme d’une saison NBA. Un retour à la maison en fin de saison dernière du côté de Sacramento lui avait redonné le goût au basket, sans pour autant qu’on retrouve le mec qui avait été élu rookie de l’année en 2010 grâce à un exercice en 20-5-5. Doublure sur la base arrière aux Grizzlies – avant de devenir titulaire suite aux pépins physiques de l’effectif – on a de nouveau vu un Tyreke Evans dans les standards de ses débuts. Si on imaginait bien qu’il apporterait un peu de punch offensif à Memphis, le revoir à son top était vraiment un plaisir. Même si depuis fin janvier, entre tanking et passages à l’infirmerie, on est resté sur notre faim.

On l’attendait au taquet, et il a abusé : Mike Conley

Quand vous prenez 28 millions de dollars sur la saison – la seconde d’un deal à hauteur de 153 millions jusqu’en 2021 – vous êtes forcément attendu. Quand vous ne jouez que douze rencontres sur une saison, vous faites forcément des déçus. Alors quand vous mélangez le tout et que vous obtenez le bilan de Mike Conley entre octobre et aujourd’hui, il y a des dents qui grincent. Bien fort. Alors certes, lorsqu’il était sur le parquet, les choses tournaient bien mieux pour les Grizzlies. Mais cela ne doit pas nous faire oublier qu’avec 17 pions à moins de 39% de réussite ainsi que 4 passes, l’effort du meneur était en- dessous de ce qu’il peut fournir. Bien loin en tout cas de ce dont les Ours avaient besoin, et sur une saison entière. Bref, quand les observateurs n’osent même plus tailler Memphis pour le contrat de Chandler Parsons parce que Mike Conley fait pire, l’heure est grave.

La vidéo de la saison :

Voilà chers fans des Oursons, régalez-vous et priez pour que les boules soient avec vous lors de la loterie.

Ce qui va bientôt se passer :

L’été sera chaud dans le Tennessee. On va d’abord croiser les doigts pour avoir le droit de choisir un des meilleurs joueurs de la cuvée 2018. Puis reconstruire à partir de ce jeune homme. Quid alors de Mike Conley et Marc Gasol, les tauliers de longue date ? Est-ce qu’on efface tout pour repartir de zéro ou presque ? Ou alors on se dit qu’avec la santé plus un rookie à gros potentiel on peut tout de suite lutter de nouveau pour les Playoffs ? Du coup, qui pour driver tout cela depuis le banc ? Avec quelle politique sportive et quel visage sur les parquets ?

On va pouvoir se pencher sur toutes ces questions dans les bureaux des Grizzlies au cours des prochaines semaines. Et les réponses seront déterminées par ce que les boules de la loterie vont dire et du choix qui sera effectué à la Draft. Ensuite, tout pourrait bouger très vite et un nouveau cycle débuterait.

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