Magic

Frank Vogel viré par le Magic : ce n’est qu’une question de temps, et il y a un semblant de date…

Frank Vogel
Source image : Montage 9gag

Alors que la fin de saison synonyme Playoffs pour certains, celle d’Orlando va tout droit dans la cuvette. Une nouvelle campagne gâchée, qui devrait entraîner le départ assez évident d’un homme : Frank Vogel.

Pas de chance, mais malheureusement, c’est la loi du business. Le pauvre Vogel, qui voulait développer ses jeunes et faire d’Aaron Gordon le nouveau Paul George. Bon, celle-là, pour le coup, on est obligé de s’arrêter une petite minute et retenir notre respiration, car c’est le genre de pépite qui vaut son pesant d’or. No disrespect envers Gordon, c’est simplement que le plan de reconstruction a quelque peu foiré, notamment autour de ça. Arrivé il y a un peu moins de deux ans avec une solide réputation suite à ses années dans l’Indiana, Frank tentait la piste Magic avec la ferme intention de mettre de l’ordre dans cette franchise bordélique. Management flingué, recrutement bancal, pas de hiérarchie chez les jeunes, bonjour le projet. Une première saison dans la banane avec seulement 29 victoires et des transferts en milieu de campagne (coucou Ibaka), Vogel n’était pas forcément dans de très bonnes dispositions pour aborder sa deuxième année en Floride. Mais si c’était aussi simple que cela, ça se saurait. Fin de galère l’an dernier, et qui débarque chez Mickey ? John Hammond, nouveau General Manager en place et accessoirement nettoyeur professionnel. Après avoir déjà retiré quelques jetons de l’ancienne baraque comme Elfrid Payton, le nouveau boss a probablement déjà fait son choix en ce qui concerne la gueule du coach. En effet, comme le rapporte Marc Stein du New York Times, la fin de saison sonnera certainement la fin du périple Vogel à Orlando. Youpi.

Le malaise perpétuel à Orlando, surtout après le début de saison prometteur à 8 victoires pour 4 défaites, fait qu’il est avancé par beaucoup de monde dans les rangs des coachs que Frank Vogel sera remercié après la sixième saison de suite de la franchise sans Playoffs.

Injuste ? Peut-être, peut-être pas. Prévisible ? Alors ça, oui. Car si l’histoire en NBA nous a bien appris quelque chose, c’est ceci. Lorsqu’un nouveau management se met en place et peut décider de la direction à prendre, les anciens piliers présents sur place peuvent se faire dégager en un claquement de doigts. Rares sont donc les entraîneurs qui, recrutés par l’ancien GM, sont conservés par les nouveaux décisionnaires. Et que Vogel le veuille ou non, il n’est pas un produit des choix de John Hammond. Cela va donc au-delà des résultats, du développement des jeunes ou autres. Frank est en partie au mauvais endroit au mauvais moment, et il a réalisé un job assez honnête pour ce qui est de tanker comme un sagouin. Maintenant, la réalité du biz fait que Pôle Emploi l’attend. Est-ce qu’il fera la queue pendant longtemps ? Pas sûr. On est quand même sur un coach qui, il y a encore peu de temps, était considéré comme un des petits nouveaux à fort talent. Une grosse tête, certes, mais une belle autorité qui résonnait dans Indianapolis et permettait aux Pacers de viser loin. Aujourd’hui, bien des choses ont changé et elles changeront très certainement en ce qui concerne le quotidien de Vogel. Une saison à 29 victoires, une qu’il est en train de terminer sous la barre des 25, compliqué de lui en vouloir à mort vu ce qui lui a été filé mais Frank va devoir faire ses valises. Et c’est pas plus mal ainsi.

Maintenant, quel remplaçant et quand ? On le saura pendant le printemps. Une chose nous dit quand même que cela va aller assez vite à Orlando : pas sûr que ce bon Hammond veuille aborder la Draft ou même la loterie de mi-mai sans avoir réglé ce dossier. Si vous êtes intéressés, envoyez votre CV.

Source : New York Times

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