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Vince Carter ne peut pas prendre sa retraite : 24 points sur la tête des Cavs, Vinsanity à l’ancienne !

Vince Carter
Source image : NBA League Pass

Que pouvait-on demander de mieux ? Une performance old-school de Vince Carter, à domicile, face à LeBron, pour taper les Cavs, devant un public en feu : cette nuit, les étoiles étaient alignées pour recroiser Vinsanity.

Il a beau avoir 73 ans, il a beau avoir des cernes, il a beau grincer des dents sur certaines couvertures défensives, Vince reste Vince. Donc ? Un des meilleurs joueurs de l’histoire à son poste, malgré un palmarès qui fait glousser certains. Cette nuit à Sacramento, les Kings recevaient Cleveland dans un scénario qui sentait bon le fight. Les hommes de Dave Joerger venaient de réaliser une sale partie la veille à Los Angeles, pendant que ceux de Tyronn Lue devaient eux aussi se rattraper après le revers épique chez les Warriors. Sur le papier, avantage visiteurs, forcément, mais comment ne pas prendre en compte le Mercredi Panzani cher à nos yeux, et la capacité de certains anciens comme Vince Carter à faire le boulot quand il faut ? D’abord bien aidés par le boulot de Zach Randolph et Gary Temple, les hôtes se permettaient de tenir tête à LeBron et ses boys dans le premier quart, avant de passer à la vitesse supérieure dès la période suivante. Une entrée fracassante du banc des Kings, et du trio Hield-Bogdanovic-Cauley-Stein qui fût impressionnant, permettait à Sacramento de creuser l’écart. Gros traînage de pieds du côté des Cavs, grosse impression que James allait devoir nous faire sa spéciale dans le money-time en déplacement, cependant on voulait voir si quelqu’un allait se dresser face à ce run, au moment où la température allait clairement augmenter dans les gradins du Golden 1 Center. Ce quelqu’un ? Well, c’était le plus vieux, mais c’était aussi le plus beau à voir jouer.

Peut-être était-ce la présence du King face à lui, ou peut-être était-ce la frustration de la performance collective de la veille. Vince, lui, préférait pointer l’option B en interview d’après-match. Mais les spectateurs, eux, s’en foutaient. Tout ce qu’ils voyaient, c’était une sorte de zone mémorable dans laquelle le vétéran rentra, retrouvant ses sensations en mode All-Star le temps d’un soir. Fade-away au poste, tirs du parking, passe dans le dos pour des copains qui coupent en back-door, pouvait-on vraiment parler d’un type qui aura 41 ans dans quelques semaines…? Impossible. Maintenant justement l’écart créé par les siens dans ce dernier quart que les Cavs espéraient largement remporter, Carter vendait tellement de bonheur que la standing ovation de fin de rencontre était obligatoire. Faute en toute fin de match, Buddy Hield envoyé en courant vers la table de marque, que quelqu’un remplace le quadra afin que son peuple l’acclame. Et vainqueur de la rencontre avec une partition fantastique, Vince ne pouvait que se faire accueillir par des coéquipiers mi-hilares mi-hallucinés devant une telle légende. Sans prévenir, et sans forcer, Vinsanity venait de réapparaître pour un soir isolé : 24 points, 5 rebonds et 3 passes, à 10/12 au tir dont 4/5 de loin. Comment remettre cette ligne dans un contexte historique… Disons simplement que le seul joueur à avoir marqué plus de 20 points en ayant été plus vieux fût Kareem Abdul-Jabbar, rien que ça. Derrière la tige ? C’est désormais Vince, et pas pour taper une équipe de NCAA. Les Cavs espéraient se refaire dans la capitale californienne, ils sont finalement repartis avec une VHS dédicacée par le daron du coin. Indescriptible.

Quand on le voit jouer ainsi, comment peut-on sérieusement envisager la moindre phrase avec le mot « retraite » ? Vince Carter ne pourra peut-être plus jouer la saison prochaine, mais il continue à nous faire rêver aujourd’hui. Et rien que pour ça, on peut lui dire merci.

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