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Chris Paul et les Rockets : l’idylle est lancée, l’affaire semble déjà rouler

Chris Paul - James Harden

Un seul ballon ?
C’est nickel !

Source image : Youtube / ESPN

La nuit dernière, Chris Paul ne jouait que son quatrième match avec les Rockets depuis son transfert en juin. CP3 avait participé au match d’ouverture, remporté à Golden State, avant de devoir laisser ses nouveaux coéquipiers pour un peu moins d’un mois à cause d’un souci au genou. Il est revenu depuis trois matchs et même si nous sommes encore dans le domaine des fameuses conclusions hâtives, l’affaire semble déjà bien rouler entre le meneur et les fusées texanes. 

La nuit dernière, les Rockets recevaient les Nuggets (privés de Paul Millsap) sans Eric Gordon ni Ryan Anderson, deux joueurs très importants dans le dispositif de Houston et qui ne sont pas pour rien dans l’excellent début de saison de James Harden et sa bande. Et ce qui est très intéressant de noter à l’issue de ce match contre Denver – au-delà de la victoire nette et sans bavure des Rockets – c’est que ces deux absences ne se sont absolument pas vues ! Elles ne se sont pas vues parce que d’autres gars se sont mis en avant. Mbah a Moute a été d’une propreté hallucinante et d’un apport essentiel. Il finit d’ailleurs la rencontre avec un plus/minus de +57 en 26 minutes de temps de jeu. Selon ESPN, c’est le plus gros plus/minus enregistré en NBA sur les deux dernières décennies, rien que ça. Nene Hilario s’est régalé en attaque sur pick-and-roll ou tout simplement grâce aux mouvements incessants proposés par ces Rockets dès qu’ils ont le ballon. Enfin, Trevor Ariza… On sait que l’ailier est un joueur clé de son équipe. Il l’a encore prouvé hier en  étant plus que propre au tir (25 points à 9/12) tout en participant activement aux phases défensives. Mais si ce trio de role players a pu aussi bien s’exprimer, ne laissant aucune chance aux Nuggets, c’est parce qu’il est mis dans les meilleurs conditions par une paire d’arrières qui n’en est qu’à ses débuts ensemble mais qui peut devenir absolument flippante pour toute la Ligue.

La nuit dernière, pour son quatrième match donc sous les couleurs texanes, Chris Paul nous a offert un récital. Un récital qu’il est l’un des rares postes 1 actuels à pouvoir fournir. 23 points (à 8/11 au tir), 2 rebonds, 12 passes décisives, 3 interceptions pour seulement 1 perte de balle en 28 minutes sur les planches. Propreté, efficacité, intelligence, variété. Il a donné l’impression d’être déjà parfaitement bien intégré au jeu des Rockets. Il sait se faire discret, se déplacer sans ballon le long de la ligne de fond ou sur les ailes quand Harden à la balle. Il sait prendre les choses en mains quand le Barbu est sur le banc ou que la situation de jeu le demande, notamment sur demi-terrain où, il faut le reconnaître, Chris Paul est un maître pour déséquilibrer une défense en un dribble (demandez à Niko Jokic), en une passe ou en exploitant un switch défensif adverse. Impressionnant. D’autant plus que sur ce qu’on vient de voir (hier ou depuis trois matchs), Paul ne gène en rien l’expression du talent offensif infini de James Harden. Jeudi dernier, le numéro 13 de Houston a posé 48 points sur les Suns pendant que CP3 faisait un double-double points/passes en 21 minutes. Samedi, il a envoyé 29 points, 5 rebonds et 7 caviars contre les Grizzlies pendant que CP3 proposait 17 points et 6 offrandes. Et hier, si Harden n’a marqué que 21 points – accompagnés de 8 rebonds et 9 passes décisives ! – c’est clairement dû à son manque de précision au tir (6/16) et à ce vilain 1/7 depuis le parking. C’est là que cela devient très intéressant…

La nuit dernière, dans un soir plutôt médiocre au shoot de la part d’Harden, sans Gordon ni Anderson, les Rockets ont été injouables pour ces Nuggets. Il est encore trop pour affirmer que ce sera une constante mais Mike D’Antoni a désormais deux créateurs monstrueux à sa disposition. Deux joueurs capables de tenir un match, de dicter le rythme. Ils ont l’air tout à fait aptes à jouer ensemble ou à se relayer en fonction de ce dont leur coach a besoin en termes de rotations. Car Harden est un monstre mais, dans son genre, Chris Paul en est un aussi. Il donne et peut donner tout au long de la régulière et des Playoffs ce qui a manqué aux Rockets jusqu’à maintenant : une faculté à entretenir le danger lorsque James Harden souffle un peu sur le banc, une faculté à multiplier les menaces aux côtés du Barbu. Car dorénavant, museler ou plutôt tenter de museler Harden ne sera pas suffisant pour stopper ou ralentir les Rockets. Voilà l’impression que donnent les vrais débuts de Chris Paul avec Houston.

C’est donc une idylle qui démarre très bien dans le Texas pour celui qu’on surnomme à juste raison le Point God. On attend de voir la suite mais on a déjà hâte de voir comment cela va évoluer. Car si nous n’en sommes qu’au début et qu’au fil des matchs l’entente entre ces deux arrières s’améliore encore, qu’ils trouvent quelques automatismes, Mike D’Antoni va s’en donner à coeur joie et les dégâts vont être considérables partout où ces Rockets vont passer. 


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