Pelicans

Anthony Davis a bouffé le Thunder sans laisser de restes : 36 points et 15 rebonds pour la bête

Il fallait sortir la version beast pour venir à bout du Thunder. Mieux, il fallait sortir la version god pour le faire en étant délaissé par certains. Anthony Davis a été monstrueux pour la victoire des siens (114-107).

C’est peu dire si l’affaire semblait mal embarquée. Et si de nombreux signes pointaient vers une victoire d’OKC, en déplacement, sous différentes formes. Déjà, il y avait le tout début de rencontre, avec un étranglement parfait des Pelicans par les joueurs de Billy Donovan, la défense étouffante du Thunder imposant une ambiance déprimante dans un Smoothie King Centre déjà peu réputé pour ses immenses fans. Avec Westbrook et PG en rythme, il ne manquait plus qu’un ou deux shoots de Melo, trois ou quatre gros écrans de Steven Adams, et le tour était joué. Persuadés que leur méthode marcherait, les mutants venus de l’Oklahoma avaient tout dans leur sens. Même DeMarcus Cousins, piqué par on ne sait quelle mouche, se faisait expulser en envoyant un coude dans la nuque de Russell. Flop ou pas, violence ou pas, le geste était bien là et la sanction était aussi évidente qu’immédiate : bye bye Boogie, et maintenant bon courage à Anthony Davis. Le monosourcil le plus terrifiant de l’histoire de la NBA (et du monde moderne) allait devoir se démerder comme un grand, sans paniquer, en comptant sur ses coéquipiers pour l’aider dans ses grandes tâches. Certes, nombreux étaient les fans qui voulaient rediscuter de l’expulsion de DMC, mais l’absence du pivot était actée et une réinsertion n’allait pas être envisagée. Il fallait donc passer la vitesse supérieure, ce que fit AD.

Donnez-lui un challenge, et il l’acceptera sans problème. Enfin, tant que son corps le laisse tranquille. Jusqu’à ce lundi, la présence de l’intérieur pour ce match était encore incertaine, un choc récent faisant presque passer Davis par le protocole des commotions au niveau du crâne. Heureusement pour lui comme pour sa franchise, la case “absence” était évitée de peu et il fallait désormais aborder ce sacré merdier sans perdre la moindre seconde de concentration. Il le disait lui-même, exténué après la victoire, le regard droit et les mains vissées sur les hanches : il fallait jouer toute la seconde mi-temps sans se reposer, ce qu’il a fait sans broncher. Faisant danser les Steven Adams, les Carmelo Anthony et autres pépites du circuit, Anthony Davis grattait du lancer à ne plus quoi savoir en faire, son poignet remarquable punissant le Thunder jusqu’au finish. Faute, faute, encore faute, toujours faute, avec l’aide de Rajon Rondo, Jrue Holiday et E’Twaun Moore, le géant réalisait le plus dur. Revenir d’un terrible départ, continuer sans son meilleur coéquipier, et tenir dans le money-time quand en face ça pousse à mort. Un triple-double de Westbrook et un solide Paul George ? Pas assez pour contrer la tornade du Bayou. Victoire belle, victoire sérieuse et victoire pleine d’abnégation, pour des Pelicans qui en auront bien besoin cette saison.

Et avec 36 points ainsi que 15 rebonds, Anthony Davis a rendu fou le secteur intérieur de l’Oklahoma. Quelques 22 lancers tentés, chaque filoche transperçant un peu plus le coeur des hommes de Billy Donovan. Il fallait profiter de l’absence de Cousins, c’es New Orleans qui a su le mieux se relever.

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