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Anthony Davis refuse d’abandonner les siens : 38 points à Detroit, la détermination d’un leader

Si le simple fait de battre les Nets puis les Pistons ne mérite pas une première page en couverture du New York Times, il faut tout de même souligner l’abnégation de ce cher Anthony Davis : le mec ne va pas laisser les siens dans la merde.

Encore une victoire précieuse pour les Pelicans, en déplacement, encore un carton de la part du All-Star. Ce weekend, on avait assisté à la mixtape du garçon dans le coin de Brooklyn, avec une soirée terminée à 44 points et 17 rebonds, rien que ça. Si le finish avait été compliqué pour AD, le plus important était géré puisqu’il fallait assurer la gagne pour New Orleans. Une fois cette mission gérée, le monosourcil le plus intimidant de la Ligue prenait l’avion direction Detroit, où des Pistons remontés l’attendaient. Il faut dire que dans le Michigan, on devait se rattraper après une sale double-désillusion, d’abord face aux Clippers puis face aux Hawks. Blake Griffin et Andre Drummond au boulot, mission principale : ralentir Davis. Un objectif malheureusement loupé, et pas qu’un peu puisque le grand Anthony offrira un nouveau show aux habitants de Detroit. Déjà qu’il avait planté 59 points dans la région il y a deux ans, AD faisait sa petite visite annuelle et y déposait sa mixtape personnelle. Tir à distance, cavale en contre-attaque, shoot à mi-distance, sérénité balle en main, jeu au poste, défense, le tout en laissant ses coéquipiers se mettre à l’aise, il n’y avait rien à faire dans le camp d’en face. Drummond était d’ailleurs le premier à le souligner, lui qui se donnait tant bien que mal face à l’animal : “c’est juste un grand joueur,” soupirait le pivot des Pistons.

Et il est clair que regarder AD jouer en ce moment, c’est assister au boulot monstre d’un grand joueur. On se posait de grosses questions sur les Pelicans en apprenant la disparition de DeMarcus Cousins jusqu’à la fin de la saison. Qu’allaient devenir les hommes d’Alvin Gentry, quelle serait leur réaction, comment Davis allait-il s’ajuster. Après quelques soirées difficiles, le All-Star a repris son rythme de croisière et c’est toute une région qui reprend espoir : 43 points à OKC, 44 à Brooklyn, 38 à Detroit, paye ton massacre. Alors certes, ce n’est arrivé que trois fois sur les huit derniers matchs, ce qui s’est traduit en… trois victoires pour NOLA. Mais là est le CQFD assez malheureux face auquel Anthony doit se réveiller chaque matin. Oui, peut-être va-t-il devoir tourner à 40 points de moyenne s’il souhaite retrouver les Playoffs et réaliser la mission la plus folle de cette deuxième partie de saison : garder un spot dans le Top 8 de l’Ouest en ayant perdu un coéquipier de type lourd. L’intégration de Nikola Mirotic se passe bien et les perspectives sont plutôt bonnes pour cette équipe de Louisiane, mais sur le court terme on ne peut que trancher dans le vif et imposer à AD la plus folle des missions. Mettre sa franchise sur son dos, demander la balle environ 9 possessions sur 10 et planter buckets sur buckets jusqu’à l’épuisement. Quelque part, même si c’est exagéré, c’est probablement la meilleure option offensive des Pelicans. Car aujourd’hui, personne ne peut véritablement empêcher le garçon de taper la trentaine en dormant. Le chemin est tout tracé.

Avec des Clippers dans le rétroviseur et un Jazz qui veut lui aussi sa place en Playoffs, les Pelicans savent qu’ils vont devoir tenir pendant deux mois s’ils veulent offrir des PO à leur région. Une chose semble sûre, Anthony Davis n’a pas prévu de les laisser tomber. Et face à l’adversité, la réponse du géant est au top. Une réponse de leader, tout simplement.

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