Bucks

Giannis Antetokounmpo et Eric Bledsoe ont commencé fort : victoire à San Antonio, un duo déjà connecté

C’était son premier match avec les Bucks, c’était sa première avec Giannis Antetokounmpo. Hier soir à San Antonio, Eric Bledsoe a séduit ses fans comme de nombreux autres spectateurs : le meneur s’est bien intégré au groupe de Jason Kidd, victoire en bonus (94-87).

Difficile de demander meilleure première, pour le joueur récemment récupéré dans le transfert de Greg Monroe avec les Suns. Certes, d’un point de vue statistique, on est en droit d’attendre une plus belle production venant de mini-LeBron, mais était-ce le principal ce vendredi ? Non. Ce qu’il fallait voir, c’est comment le jeu de Bledsoe allait se coller dans le système des Bucks, si un début de bonne entente allait se voir avec Giannis et compagnie, si Kidd allait responsabiliser son meneur d’entrée dans un match chaud. Face à ces interrogations, les réponses ont été très majoritairement positives. Rico n’avait pas l’air de débarquer à l’improviste, sans savoir qui étaient ses coéquipiers : patient et altruiste, le garçon a fait ce qui lui était demandé. C’est-à-dire ? Envoyer Antetokounmpo dans les airs sur une contre-attaque qui a fait frissonner l’intégralité du Wisconsin. Ou défendre intensément sur la ligne arrière adverse. Ou se battre sur le plus de possessions, en agressant le panier. Et même être clutch, le nouveau membre des Bucks claquant une ficelle cruciale en toute fin de rencontre, pour permettre à son équipe de respirer un peu plus. Sur ses 29 minutes de jeu, d’abord maladroites puis ensuite bien plus proches de ce que le bonhomme nous a montré au fil des années, Bledsoe a été à la hauteur de l’événement et des attentes.

C’est évidemment le alley-oop stratosphérique qui restera dans de nombreuses têtes, Giannis et Rico partant main dans la main en contre-attaque, pour un finish à nous faire presque voir du Wade et LeBron à l’ancienne. No blasphème, on reste dans de la science-fiction, ce qui colle assez bien au Freak et ses mensurations hors du commun. Mais l’apport de Bledsoe dépasse largement le cadre d’un fastbreak, et le paysage d’un joueur. Khris Middleton et John Henson, par exemple, ont été également ravis de pouvoir compter sur un meneur plus incisif pour leur filer des gonfles. L’intérieur se gavait avec plaisir en préparant ses mains pour quelconque offrande de son nouveau coéquipier, les décalages créés permettant aussi à Snell et Middleton de se retrouver plus ouverts à distance. Difficile, sur une seule rencontre, de juger l’impact complet qu’un joueur peut avoir sur sa nouvelle équipe. Mais il y a des bons et des mauvais départs, Bledsoe a validé la première voie. Surtout que celle-ci s’est terminée par une victoire, une importante à San Antonio, sachant que les Bucks étaient clairement pas en forme ces derniers temps. Lorsqu’on récupère un joueur excitant, qu’il est membre de l’action de la nuit, qu’il rentre un gros tir et que votre équipe gagne en déplacement chez les Spurs, peut-on appeler ça une nuit parfaite ? Pas tout à fait, mais quasiment. En attendant encore mieux et encore plus, évidemment, au fil du temps.

Sur un rythme de jeu typique des Bucks, entre rapido-improvisé et disciplino-freestyle, Eric Bledsoe s’est intégré d’une très belle manière pour son vrai premier match avec le maillot de Milwaukee. Il faudra des répétitions et des moments de discussion pour cimenter tout ça, cependant la base est plus qu’excitante.

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