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Lonzo Ball comparé à Kobe Bryant et Magic Johnson : quand la présidente des Lakers s’enflamme…

Jeanie Buss Lakers - Lonzo Ball

Pas si vite en besogne Jeanie.

Source image : YouTube - Sportsnet

Si Lonzo Ball n’a encore jamais posé un seul doigt de pieds sur les terrains NBA, la hype autour de lui est folle et si vous en avez déjà marre, vous êtes mal barrés les amis, parce que ça ne fait que commencer. Le meneur issu de UCLA est intriguant, et les rapprochements avec d’autres joueurs n’ont cessé de pleuvoir à son sujet. Dernière en date : Jeanie Buss, la présidente des Lakers qui a comparé l’excitation autour de Lonzo à celles… autour de Kobe et de Magic, rien que ça. Et la saison n’a même pas commencé…

Son daron déblatère peut-être plus de conneries à la minute que les Nets perdent de matchs sur une saison, mais il a certainement bien réussi son coup de projecteur sur ses rejetons. Si son gamin était déjà très attendu de part son talent indéniable, les déclarations du padre ces derniers mois ont généré une tornade médiatique ahurissante autour de Lonzo et mêmes de ses petits frangins. S’il subit une pression énorme dont son paternel est le principal responsable, le meneur n’a pas l’air inquiet et a au contraire prouvé en Summer League, après son gros fail du premier match, qu’il avait une capacité à fermer des bouches – à part celle du daron – impressionnante. Alors qu’il préfère rester discret et préparer une première saison dans le circuit qui sera du même calibre sur le plan de l’attention médiatique, son entourage sportif lui ne tarit pas d’éloges sur le jeune Lonzo. Laker un jour, Laker toujours c’est donc avec deux légendes de la franchise que Jeanie Buss a comparé sa pépite, concernant l’aura qui règne autour de lui.

“Aucun autre choix de draft, à l’exception de Kobe Bryant peut-être, n’a généré autant d’excitation.”

Bim. Première petite punchline du chef des Angelinos, mais pas si bête que ça. Parce que depuis ce 26 juin 1996, que les fanatiques du Mamba se sont sûrement fait tatouer pour se remémorer le cambriolage sur les Hornets, peu de joueurs draftés (ou récupérés au soir de la Draft) par les Lakers ont créé cette euphorie. On s’excuse pour Brandon Ingram, D’Angelo Russell ou Julius Randle, mais leur couverture médiatique n’avait rien de comparable. C’est à ce moment que Jeanie Buss est partie en roue libre, s’enflammant un tout petit chouilla. Le garçon porte la bannière pourpre et or, il est grand, il est meneur et adore partager le cuir Spalding avec ses coéquipiers : bah évidemment c’est Magic. Une Summer League dans les jambes, et le Lonzo est déjà comparé au meilleur meneur de l’histoire. Molo molo l’asticot quand même. Si on pouvait au moins lui laisser jouer une saison avant de lui lancer le tapis rouge au Hall of Fame, ce serait pas mal.

“Il y a quelque chose de spécial autour de Lonzo. Je pense que c’est juste parce qu’il veut joueur au basket, il n’est pas égoiste. Il a un certain charisme et le fait que tous ses coéquipiers à UCLA aimaient jouer, ainsi que toutes les bonnes choses qu’ils ont dit sur lui le prouvent. Je pense qu’il va apporter quelque chose de similaire à Magic Johnson.”

Alors ce que dit Jeanie Buss n’est pas complètement ridicule. Oui il y a des points de convergence comme évoqués ci-dessus. Même franchise, même poste, même profil physique, mêmes aptitudes athlétiques sur le plan de la rapidité et surtout même instinct. Altruiste et caviardeur, Lonzo n’est aussi pas du genre à vouloir conserver la gonfle pour lui, ce qui n’est pas si courant que ça dans la jeune génération surtout en Summer League. S’il décide de ne pas utiliser sa qualité de passe indécente, it’s not a problem pour le meneur qui peut aussi être incisif en pénétration. Dernier atout : le mental. Si le gamin a été le leader de UCLA, c’est surtout sa capacité à s’en battre les steaks de la pression et des détracteurs à Vegas qui ont impressionné. Lonzo est concentré sur son jeu, prend des gros shoots et peut te taper un triple-double au sortir d’un dépucelage foiré, témoignant d’un mental à la Magic. MAIS, et la négation est importante. Le rookie n’a encore rien prouvé, et avec des “si”, on te met un Richard Jefferson MVP. Quand il sera quintuple champion NBA, triple meilleur joueur de saison regulière et triple MVP des Finales, en étant même rookie, et quand il plantera un bras roulé décisif dans un game 4 contre Boston, on pourra en reparler. Le potentiel de Ball existe c’est évident, mais le concrétiser sur les parquets sera une autre histoire. Et puis Magic, c’est plus que du basket. C’est l’incarnation d’un duel identitaire historique avec Bird. C’est la révolution d’un sport, au moment où les joueurs commençaient seulement à devenir des icônes. Certes Lonzo a généré une excitation médiatique autour de lui. Mais développer une hype au moment d’instagram, de twitter, etc, c’est autrement plus facile que dans les années 80. S’il est bien aidé par les réseaux sociaux, le culte autour de Magic sans l’aide d’internet prouve à quel point l’euphorie autour de lui était exceptionnelle et a traversé les époques.

Lonzo comparé à Kobe et Magic? Sur certains points, il peut y avoir des comparaisons pas si stupides. Mais ralenti quand même Jeanie, ton poulain est encore un peu trop pubère pour balancer de telles choses. Attendons ses débuts chez les grands et ne nous enflammons pas trop parce que la marche NBA est très haute, trop haute pour beaucoup de cadors de NCAA… 

Source : Lakersnation. 

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