Warriors

Les Warriors ont préchauffé vénère : 10 jours d’exception, pour avertir la compétition

Malheur selon certains, bonheur pour d’autres. L’absence de Kevin Durant a peut-être bousculé les Warriors au début, mais l’armée dirigée par Steve Kerr a retrouvé ses principes par la suite : opération destruction. 

On s’en souvient, comme si c’était hier. Début-mars, panique à bord dans le paquebot californien. Après la blessure de KD contractée le 28 février, Klay Thompson et ses potes se retrouvent dans un format auquel ils ne s’attendaient pas forcément. L’objectif ? S’adapter à l’absence de l’ailier en jouant comme il y a un an, avec une défense hardcore au centre des impératifs collectifs et un meneur davantage mis en plan. Malheureusement pour Curry, la bascule se faisait difficilement au début, avec notamment 5 défaites en 7 rencontres. Les Warriors vont-ils aller en Playoffs ? On pousse le bouchon un peu loin mon cher Maurice, mais il faut dire que l’état de panique extérieure était assez dingue à observer, alors qu’il s’agissait avant toute chose d’un coup de mou naturel suite à la perte de son meilleur scoreur. Rien de plus normal, tout comme les réactions démesurées après avoir vu GS nous claquer 73 victoires la saison passée, nous irez-vous. Un pong au ping attendu, mais qui poussait aussi les Dubs à retrouver leur mode de jeu préféré. Celui évoqué plus haut, celui qui rappelle la hiérarchie dans la NBA actuelle et nous fait soupirer du soir au matin. Porno basketball, avec des fondamentaux à foison et les apports de chacun au quotidien.

Le Thunder ? Une fessée pour commencer, dans un match ultra-médiatisé. Certes, Golden State avait déjà tapé les Bucks, le Magic et les Sixers quelques jours auparavant, mais rien de bien sérieux. Dans l’Oklahoma, c’est une mixtape défensive qui faisait jouir le coaching staff de Golden State, la rencontre se transformant rapidement en fessée au fil des minutes. Sauf que ce à quoi on ne s’attendait pas, c’est que la suite serait du même genre. Dallas, next, les Grizzlies, sans Marc Gasol, Sacramento, lol. Non, le vrai steak suivant s’appelait Houston, et encore une fois en déplacement. Résultat, pour James Harden et sa bande ? Le même lockdown que celui imposé au Thunder, Houston n’arrivant pas à jouer son jeu devant son public. Une défaite logique, mais surtout menée de main de maître par les Warriors dans leur ensemble. Pas de folie offensive signée Stephen Curry, juste une merveilleuse partition collective dessinée avec l’aide de chacun. Et quand bien même ce challenge pouvait être exténuant, les Warriors enchaînaient en back-to-back… à San Antonio. Un quart-temps, voilà tout ce qu’il aura fallu avant que Steve Kerr n’opère le même traitement qu’aux deux adversaires cités précédemment. Et après 48 minutes à l’horloge dont 36 de rêve offertes par David West et ses potes, les soldats d’Oakland pouvaient rentrer au bercail avec la sérénité d’une équipe dominante. Spurs, Rockets, Thunder, tous gérés sans trembler, une série de 9 victoires consécutives et de bien bonnes nouvelles concernant Kevin Durant. Impossible que le peuple demande mieux.

Il n’a pas fallu qu’un joueur prenne feu et écrase la concurrence pour que les Warriors s’imposent. Il n’a pas fallu qu’un fait-divers motive cette équipe orpheline de son ailier. Golden State a simplement montré, en l’espace de 10 jours, que son armée pouvait étouffer quiconque, sur n’importe quel terrain, à n’importe quel moment. De quoi aborder les Playoffs avec confiance, et un potentiel KD à 100%.


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