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Evan Fournier a dit stop : 24 points pour Champagne, un money-time costaud à Miami

Stop, stop, stop. Face aux récentes galères de son équipe et en déplacement hier soir à Miami, Evan Fournier a sorti le grand jeu dans le money-time pour permettre aux siens de l’emporter chez le Heat (116-107).

C’est que ça commençait à bien faire, vraiment. On en parlait d’ailleurs, ici, suite à la vilaine défaite du Magic à Dallas. Après avoir pris tarif par Houston (logique) puis perdu au buzzer face aux Sixers (moins logique), les hommes de Frank Vogel devaient assurer un minimum leur match suivant, et pas n’importe lequel. Un derby face au Heat, c’est ce dont on parle toute la journée en Floride. Non pas que les deux franchises soient légendaires dans l’histoire de la NBA, mais il est question de territoire et de blabla autorisé pour les prochaines semaines, en montrant son maillot à la gueule des passants. Du coup, ce lundi, les visiteurs ne se ramenaient pas confiants mais ils devaient tout de même bomber le torse afin de montrer un minimum de compétitivité. Un peu de fighting spirit, merde. Cela commençait très bien dès le premier quart, chacun mettant sa petite pierre dans le chantier pour enfoncer Miami dans son mauvais départ, mais comme d’habitude la suite du match réservait son lot de surprises, dont le comeback du Heat. Il fallait donc tenir, trouver quelqu’un qui se montre clutch et puisse permettre à chacun de sourire en partant.

Ce quelqu’un, ce fût Evan Fournier. Défendu par Tyler Johnson et bien observé par le défense d’Erik Spoelstra, le Frenchie savait qu’Elfrid Payton n’allait pas se transformer subitement en Stephen Curry, et Nikola Vucevic n’arrivait pas concrètement à trouver la mire. Démerde yourselfvoilà le ballon. Une situation dans laquelle Evan excelle, mais qu’il n’avait pas pu retrouver puisqu’il avait soit été gêné par des blessures, soit Orlando se prenait un trop gros bouillon. Cette fois, Fournier décidait de la plupart des possessions et c’est tout le Magic qui respirait un coup. Deux points grattés sous l’arceau sur une action bordélique, puis un jumper ligne de fond pour calmer tout le monde, un lay-up bien contrôlé en veillant à la couverture de Whiteside puis un énorme trois-points pour définitivement tuer les espoirs du Heat, la totale. Et en trois petites minutes, s’il-vous plaît, Evan claquait les 9 points cruciaux dont sa franchise avaient besoin. Match plié, pas de grande célébration vue l’ambiance actuelle, mais le sentiment du devoir accompli et d’avoir retrouvé ses sensations dans le dernier quart.

En terminant sa partie avec 24 points, Fournier a retrouvé une barre qu’il n’avait pas connue depuis… le 20 décembre 2016. C’était il y a quasiment deux mois, et depuis Orlando n’a rien proposé de jojo. En espérant que cette performance soit le début d’un beau comeback.

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