Celtics

Isaiah Thomas a encore été inconscient : 41 points sur les Pistons… dont 24 dans le dernier quart !

En recevant des Pistons qui s’étaient déjà imposés au TD Garden cette saison, les Celtics devaient répondre avec sérieux et en comptant sur leurs leaders. Guess what : Isaiah Thomas s’est chargé du reste (113-109).

Certainement pas le match le plus beau de la saison, encore moins celui qu’on retiendra dans la campagne de Brad Stevens et de ses hommes. Assez fatigués, comme leur adversaire du soir, les Celtics n’avaient clairement pas la gueule et l’efficacité d’une des meilleures équipes de la Ligue, mais heureusement pour eux les Pistons respectaient totalement leur identité en alternant entre le très bien et le très cheum tout au long de la rencontre. Le très bien ? L’activité d’Andre Drummond sous les arceaux, l’intérieur velu décidant de martyriser Al Horford pour son retour avec un 28 points – 22 rebonds assez résonnant. Le très cheum ? Une incapacité collective à réaliser trois stops défensifs consécutifs et à gérer le money-time avec un minimum de discipline, Reggie Jackson fonçant tête baissée dans la raquette adverse alors qu’il était loin d’offrir un grand match. Par conséquent, avec le bordel timidement opéré par Stan Van Gundy et une équipe de Boston qui savait sur quels boutons appuyer sans se faire sanctionner, le tapis rouge était idéalement installé afin que le phénomène local se laisse aller. On parle bien évidemment d’Isaiah Thomas, devant son public, les pieds dans les chaussons et le sourire bien large sur son visage.

D’ailleurs, l’image était saisissante, en plein dernier quart-temps, avec un All-Star allant voir son entraîneur afin de lui demander quelques consignes. Stevens, conscient du rythme dans lequel IT est en ce moment, ne tournait pas longtemps autour du pot : shoot it. Envoie ! Balance ! Pourquoi vouloir se faire chier à répartir la marque, quand on possède l’arme fatale de la Ligue dans le money-time ? Dépeçant la défense des Pistons grâce à sa lecture imparable et une capacité exceptionnelle à gérer son propre rythme, Thomas tapait coup sur coup sans véritablement se louper. Deux lancers, une passe, deux lancers, un trois points, deux lancers, mi-distance, ce coup de marteau quotidien sur le barrage adverse qui finit généralement par craquer. Et au final, Detroit n’échappait pas à la règle : 24 points dans le dernier quart, 41 au total, sans montrer le moindre signe de doute ou de timidité, du Isaiah Thomas tout craché. Peut-être était-ce en hommage à Kevin McHale, venu commenter la rencontre en antenne nationale devant un public amoureux de sa légende. Peut-être était-ce en homme à la défense de Tobias Harris et Kentavious Caldwell-Pope, impressionnants en début de rencontre avant de subir la sanction. Dans tous les cas, le lutin faisait une nouvelle fois le job sans Avery Bradley, et Boston ne pouvait que faire la teuf dans ses rues.

Grâce à ce nouveau carton individuel permettant un triomphe collectif, Isaiah Thomas a aussi offert aux fans des Celtics un sacré cadeau : la défaite des Cavs à Dallas et celle de Toronto hier contre Orlando ne fait que pousser le dossier de Boston tout en haut de la Conférence Est. Vu le monstre qu’ils ont à leur tête, on pourrait presque envisager une première place dans les prochaines semaines…

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