Kings

DeMarcus Cousins marche sur Portland : 55 points et 13 rebonds, le monstre a frappé…!

Il fallait bien que ça sorte. Que la frustration des derniers jours soit enfin expulsée sur quelques pauvres défenseurs envoyés en mission humanitaire : c’est Portland qui a pris tarif, et pas n’importe lequel.

55 points, 13 rebonds, 1 passe, 1 interception, 3 contres, 17/28 au tir, 5/8 de loin, 16/17 aux lancers francs. Et encore ? On pourrait allonger la ligne de stats avec un protège-dents, quand on sait qu’une première faute technique était donnée au géant, avant que son massacre ne se termine. Puis cette scène absolument surréaliste, durant laquelle Boogie conclura une action par un and-one puissant, se retournera vers le banc des Blazers et crachera son fameux protège-dents en direction des remplaçants de Portland. Selon l’intéressé ? Un incident, ni plus ni moins, dont il trouvait la sanction ridicule comme il le répétait plusieurs fois en sortie de match. Selon les arbitres ? Un acte qui valait une seconde faute technique, et propulsait ce match dans le domaine de la science-fiction. Car en apprenant son expulsion, Cousins quittait le terrain en courant afin de ne pas exploser devant tout le monde et mettre fin à la vie de quelques hommes portant un sifflet autour du cou. Mais dans le délire du Golden 1 Center et de cette rencontre, qui voyait Portland d’abord dominer grâce à C.J. McCollum puis Sacramento remonter, les arbitres décidaient de… supprimer cette deuxième faute technique, permettant à DeMarcus de revenir sur le terrain. Difficile de se souvenir d’une telle situation, mais qui se posait la question dans le public à ce moment précis ? Peu de monde, car l’homme en feu revenait en courant sous les applaudissements de son peuple, afin de terminer la rencontre et ponctuer son festin sur les intérieurs de l’Oregon. Un nouveau match au-delà des 50 points après celui de la saison dernière face à Charlotte, une nouvelle humiliation pour la défense des Blazers.

Et en même temps, fallait-il s’attendre à autre chose, quand on connaissait le niveau de frustration du pivot et la séance open-bar que Terry Stotts ouvrait dans sa peinture ? Ces derniers jours, Cousins était au centre d’une polémique qui ne faisait que bouillir l’intéressé, une altercation entre lui et un journaliste de Cowbell Kingdom qui remontait à l’incident ayant pris place dans une boîte new-yorkaise. Suite à ce fait-divers, le frère de Boogie avait été mentionné par Emmanuel Basulto d’une façon qui ne convenait pas au géant. Les deux hommes s’étaient retrouvés dans le vestiaire pour discuter de la situation, et comme vous pouvez l’imaginer la discussion s’était déroulée en paix et avec amour… Même affaire avec Leo Beas du même média, qui avait fait face à DeMarcus et s’était retrouvé au centre de son viseur lors d’un échauffement. En allant titiller la bête sur ses attitudes et sa famille, Cowbell Kingdom ne faisait que créer une telle performance, en poussant Cousins à tout déverser sur ses adversaires. Le point positif dans tout ça ? C’est que voir DMC évoluer à un tel niveau est quelque chose de toujours aussi remarquable, aucun habitant de l’Oregon aurait pu stopper la bête hier soir. Mais ce qui est regrettable ? C’est qu’on a l’impression de voir l’Olympien arriver proche d’une sorte de falaise, et plus les jours passent, plus il se penche au-dessus du vide. L’affaire en boîte de nuit, les altercations avec les médias, même après cette immense performance, CSN l’interviewait et finissait par couper son micro juste après avoir clashé les intérieurs de Portland. Simple coïncidence liée aux ‘batteries’ comme rapportaient les journalistes, ou nouveau détail qui ne fera qu’énerver le phénomène ? Ce qu’on sait, c’est que Portland a pris tarif mais que cela aurait pu être n’importe quelle équipe. Car hier soir, cette avalanche était aussi le fruit de plusieurs semaines de frustration, alimentée par différents acteurs en question.

Les Kings se sont imposés, Boogie a écrasé la concurrence en claquant un énorme 55-13, mais c’est comme si le joueur n’avait pas pu pleinement profiter de son récital. Triste à dire, car dans un tel soir, DeMarcus montre basketballistiquement tout ce que l’on souhaite voir.

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