Kings

DeMarcus Cousins et Joel Embiid : un premier duel en or, c’est peu dire si on en veut encore

C’était leur premier duel, le tout premier d’une série qu’on espère la plus longue possible. Dans un match remporté au finish par les Kings (102-100), DeMarcus Cousins et Joel Embiid ont mis des étoiles plein nos yeux.

Il faut dire que, pour commencer, les deux tours en imposaient avant que le match n’ait commencé. The Process d’un côté, ses épaules si larges et sa fluidité si impressionnante. Boogie de l’autre, son bandeau bien enfoncé sur le crâne et son buste de monstre moderne. Dans une NBA où les intérieurs sont souvent pointés du doigt par la populace à cause de leur manque de jeu à l’ancienne, les pivots titulaires de Philadelphie et de Sacramento avaient de quoi fermer des bouches. Et d’ailleurs, le duel commençait dès le début de la rencontre, avec deux hommes qui ne se défendaient pas forcément en homme-à-homme, mais qui se croisaient souvent sous les arceaux. Le jeu tout en puissance d’Embiid sur un Kosta Koufos qui avait l’impression de se faire rouler dessus, DeMarcus qui en faisait de même en imposant son expérience sur Jahlil Okafor, on retrouvait tout de même une première interaction après 5minutes de jeu, Joel recevant la balle au poste en étant défendu par Cousins. Coup de sifflet, marcher dit l’arbitre, merci de bien vouloir rendre le cuir. En en se rendant de l’autre côté du terrain, le géant des Kings claquait sa main sur la fesse de son poulain, sourire en coin. Ce à quoi Embiid répondait évidemment avec une claque amicale en retour, début de ping-pong hilarant puisque DeMarcus enchaînait et Joel en renvoyait une dernière pour la route. Conscients de l’importance du match mais poussés par l’envie de montrer leur respect mutuel, les deux hommes se tabassaient ensuite avec grâce sur le parquet. Et victorieux au finish, sur un tir à trois points qui plongeait le Golden 1 Center dans une célébration grandiose, Boogie ne pouvait s’empêcher d’ouvrir son coeur concernant le phénomène de Philadelphie.

J’aime ce gamin, je l’aime beaucoup. Je ne donne pas beaucoup de compliments aux autres joueurs, mais j’aime vraiment ce garçon. Je pense qu’il a de grandes chances de devenir le meilleur intérieur de cette Ligue… quand j’aurai pris ma retraite.

Et c’est peut-être ça, cette citation ainsi que cet échange en tout début de rencontre, qui symbolisait au mieux la beauté de ce duel. Deux jeunes joueurs si doués, si puissants, mais possédant une personnalité si colorée et prête à exploser sur la plus grande des scènes, comment ne pas apprécier la paire ? Aujourd’hui, la Ligue propose de nouveaux prototypes intérieurs qui frustrent les avocats de l’ancienne école, car la dominance du tir extérieur empêche de voir du boom-boom au poste avoir lieu. C’est comme ça, il faut s’y faire et quelque part accepter que les profils changent. Cependant, quand on voit la variété des styles proposés et cette mobilité fabuleuse qui rassemble la new school, difficile de ne pas s’extasier concernant l’avenir. Anthony Davis, Karl-Anthony Towns, Kristaps Porzingis, Myles Turner, Hassan, Whiteside, Rudy Gobert, Andre Drummond, Nikola Jokic, Steven Adams, choisissez votre préférence et apprécions les différences, comme dirait l’autre. Car le jeu a beau avancer dans une direction qui peut ne pas plaire à certains, on ne peut nier le fait que les intérieurs dominants sont bel et bien prêts à faire leur retour et que deux des plus intrigants prospects se sont opposés pour la première fois hier soir. Des gamins dans leur coeur, des monstres dans leurs tête, qui veulent juste remporter des matchs en gardant le sourire : peut-être que les Cousins vs Embiid vont devenir des classiques à regarder deux fois par an. Et ce n’est certainement pas ici que vous allez nous voir nous plaindre de cette possibilité. Si seulement ils pouvaient se croiser plus souvent…


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