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Boston grandit : sans Isaiah Thomas, la maison verte partage la balle et verrouille Orlando

Celtics jae crowder

Après une défaite frustrante sur le parquet des Rockets cette semaine, les petits hommes verts se rendaient à Orlando pour tenter d’effacer ce récent mauvais souvenir : mission accomplie, et pas qu’à moitié (117-87).

Brad Stevens était tout sourire, après cette dernière victoire acquise sur le parquet du Magic. Et pas pour n’importe quelle raison. Si les Celtics ont déjà offert des performances exemplaires cette saison et ont montré l’étendue de leur potentiel sur des séquences rapprochées, le match d’hier soir était assez différent de tous ceux auparavant car des cases majeurs ont été cochées en déplacement. Déjà, d’un point de vue du caractère de l’équipe, rebondir d’une telle façon était quelque chose d’important pour le moral collectif. En voyant son lay-up ricocher au buzzer sur l’arceau à Houston, Al Horford était le premier à devoir tourner la page et enchaîner avec le défi suivant, ce que l’intérieur faisait en régalant des deux côtés du terrain. Ensuite, dans la mise en avant des jeunes, les fans de Boston se régalaient forcément en voyant notamment Terry Rozier et Jaylen Brown contribuer pleinement dans une victoire aussi tôt dans la saison. Si les deux ont déjà montré en six semaines qu’ils pouvaient avoir une place sérieuse dans la rotation de Stevens, leur production ce mercredi était représentative de la profondeur de l’effectif, avec 7 joueurs à plus de 10 points dont le duo Jaylen-Terry à 16 et 13 points chacun. Quoi de plus rassurant pour un entraîneur, que de pouvoir compter sur ses cadres mais aussi les jeunes dents de lait, ceux qui bossent dur à l’entraînement pour progresser et gratter du temps de jeu, sans forcément trembler une fois jetés dans le grand bain ?

Et c’est là que Boston a également montré une plus grande assurance, une plus grande maturité, contre une équipe d’Orlando en forme et qui espérait manger un gros à domicile. Certes, le Magic n’est pas un poids lourd de l’Est, mais les Celtics devaient jouer sans Isaiah Thomas et son absence ne se ressentait finalement qu’en première mi-temps. Touché à la hanche, le lutin devait regarder les siens rentrer au vestiaire avec un petit point de retard, le moment idéal pour que Stevens rappelle les principes de base pour que son équipe domine : partage de balle, menace de tous les côtés… et défense suffocante. Avec seulement 37 points autorisés en deuxième période, Boston verrouillait totalement son panier et rappelait à Orlando ses limites offensives. L’entraîneur de l’armée du Massachusetts affirmait d’ailleurs, en sortie de victoire, qu’il s’agissait de la meilleure mi-temps défensive de son équipe cette saison. Encore une fois, contre un pistolet à eau comme celui du Magic, pas de quoi en faire une tartiflette. Mais c’est là qu’on en revient au point initial, et à cette attitude montrée par tous les membres de l’équipe. Les Celtics auraient pu remporter ce match en traînant des pieds, avec quelques bons stops au finish et deux paniers cruciaux rentrés par Avery Bradley ou Jae Crowder. Au lieu de ça, le groupe a utilisé ce scénario si particulier, sans Isaiah et en sortie de défaite, pour se rassurer de la meilleure manière possible. Idéal avant d’accueillir Toronto ce vendredi, pour ce qui s’annonce comme étant un des matchs les plus explosifs de la saison.

Un petit 68 à 37 en sortie de vestiaire ? Voilà qui était parfait pour effacer la défaite cruelle à Houston et aborder le prochain match avec sérénité. Les Raptors se ramèneront au TD Garden le couteau entre les dents, ça tombe bien car les Celtics ont prévu d’en faire de même : can’t wait.

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