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James Harden se balade au Madison Square Garden : victoire des Rockets, le barbu régale

James Harden

Les plus grandes stars font les plus grandes performances dans les plus grandes arènes. Voilà un adage qui résonne dans les oreilles du gaucher de Houston, quand on revoit son massacre des Knicks hier soir.

Moins spectaculaire que Westbrook mais tout aussi éblouissant offensivement, Harden est lui aussi parti sur des bases statistiques qui devraient défier les géants de l’histoire. Que ce soit au scoring comme dans la distribution, on savait que le garçon était naturellement doué, mais sa dédicace à Nate Archibald en terre new-yorkaise hier soir avait un goût particulier. La légende née dans Gotham est la seule à avoir mené la Ligue en points et caviars pendant toute une saison (1973), mais pourra-t-on encore parler au présent quand on voit ce que James réalise en ce moment ? De passage par le MSG pour y faire ses grigris, le Barbudo a retroussé ses manches afin d’effacer la défaite à Cleveland de la veille et montrer à ses coéquipiers qu’il n’était pas là pour glander cette saison. Un back-to-back peu commode, sachant que les Knicks s’étaient inclinés à Detroit et souhaitaient retrouver leur mojo devant leur public, mais rien de bien effrayant pour Harden. Toujours aussi dynamique d’entrée et de plus en plus serein dans sa lecture des rotations, le All-Star a disséqué la défense locale sans oublier de faire le show. Lorsque Derrick Rose ne se prenait pas un eurostep sensationnel en contre-attaque, c’est Justin Holiday qui prenait une bombe sur le crâne au buzzer. Ce genre de partition exceptionnelle, qui reste dans la tête des gens, et devient le sujet de discussion dans les transports le lendemain.

Car si les habitants de la Grosse Pomme voudront certainement revenir sur la piteuse performance de leurs joueurs, ils ne pourront échapper à ce visage barbu qui a illuminé le MSG hier soir. Il fallait voir cette Cadillac rouler sur le parquet mythique du Garden, devant un Walt Frazier toujours aussi bien habillé et du people venu regarder un grand s’illustrer, pour comprendre le niveau de contrôle et de flair que possède James actuellement. En chef d’orchestre de son attaque, et pourtant pas entouré de joueurs phénoménaux comme on peut en voir ailleurs, le gaucher tenait sa baguette de la bonne main et mettait tout le monde au diapason. Trompettistes, flûtistes, contre-bassistes et surtout batteurs, chacun se régalait de pouvoir jouer avec un maestro à la tête du groupe et c’est malheureusement la bande à Hornacek qui en faisait les frais. Les Rockets ont certes bien joué, mais les Knicks quant à eux ont bien chié comme il faut, recevant leurs premières huées de la saison avec un avantage de 30 points qui commençait à faire mal à l’estomac. Porzingis avait l’air tellement perdu sur le parquet qu’on se mettait même à se poser des questions quant à la satisfaction du joueur dans son groupe, le géant ayant été souvent zappé des plans de jeu principaux en ce début de saison. Du temps, il en faudra, mais du temps, James Harden n’en avait pas pour New York : le barbu est venu, il a vu et vaincu.

Et parce qu’une grande performance doit être ponctuée par un point historique, Harden est devenu le premier joueur depuis Magic Johnson à placer plus de 30 points et 15 matchs en back-to-back. On a connu pire, au niveau des comparaisons entre créateurs…

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