Old-School

Rony Seikaly : aussi à l’aise sous les cercles qu’aux platines

Rony Seikaly

En NBA, on le surnommait « Seik »
Désormais c’est DJ Seik

Source image : Youtube

Quand on a décidé de réussir sa vie, voilà ce que ça donne : premier libanais à intégrer la NBA et ancienne gloire du Heat de Miami à la fin des 80’s et au début des 90’s, Rony Seikaly s’est consacré à un tout autre univers après la fin de sa carrière, celui de la nuit et surtout des platines…

Parmi les pivots de renom qui sont passés par South Beach pour marquer l’histoire de la franchise floridienne et derrière les deux monstres que sont Shaquille O’Neal ainsi qu’Alonzo Mourning, on en vient vite à penser à Rony Seikaly. Le géant de 2m11 fait partie des personnages emblématiques de Miami. En particulier puisque la ville est la première à avoir donné l’opportunité à un Libanais de fouler les parquets de la Grande Ligue. Tout droit sorti de l’université de Syracuse dans laquelle il passa quatre ans, le natif de Beyrouth est choisi en 9ème position lors de la Draft de 1988. Un très haut choix de draft qui est largement dû à ses performances à la fac où il tourne à plus de 19 points de moyenne. Dès sa première saison avec le Heat, il s’impose comme un titulaire avec ses 10 points et 7 rebonds de moyenne par match et comme l’un des meilleurs internationaux de sa génération. L’ami Rony ne s’arrête pas en si bon chemin. Il obtiendra le titre de MIP lors de l’édition 1989-90. Une récompense que le pivot n’aura pas volé puisqu’il élèvera sa moyenne de points par rencontre à 16,6 et ses rebonds à 10,4. D’une manière générale, dans ses meilleures années, Seikaly était un bon scoreur mais surtout un aspirateur à rebonds. Le 3 mars 1993, contre les Bullets de Washington, il va établir un double record de franchise pour le Heat : 34 rebonds sur un match et surtout 26 rebonds défensifs. La suite de sa carrière aux Warriors puis à Orlando ne marquera pas les esprits à la différence de sa reconversion pour le moins étonnante en DJ ! Quoique pour un mec habitué aux plages ensoleillées de Floride et à leurs beach bars…

Lorsque l’on a vécu six années de sa vie sous la chaleur et dans la vie nocturne quelque peu mouvementée de Miami, il est difficile de s’en séparer. Et d’une certaine manière, Rony Seikaly n’a jamais vraiment quitté l’ambiance de South Beach puisque ce dernier s’est lancé dans une carrière de DJ. Au revoir les paniers, adieu les parquets et bonjour les discothèques du monde entier. Il faut dire que celui qui tourne 14,7 points et 9,5 rebonds de moyenne sur ses 12 saisons en NBA, a toujours été attiré par le métier de Disc-Jockey. Quand il était adolescent, après que ses parents et lui aient emménagé en Grèce, le jeune Rony a construit en lieu et place du garage, une discothèque. Privés des soirées d’Athènes, les étudiants et ses coéquipiers de basket de la ville y venaient s’amuser pour la somme de 20$. Si M. Seikaly n’a jamais caché sa passion pour la musique, ses coéquipiers en NBA n’avaient aucune idée de son amour pour les platines. Glen Rice, avec qui, il a passé cinq ans au Heat « ne se souvenait même pas l’avoir vu avec des écouteurs dans les oreilles ». Loin de l’ordre et du sérieux qu’exige la NBA, Rony Seikaly s’épanouit parfaitement dans cette nouvelle vocation et enflamment les boites de nuit du monde entier, de Los Angeles à Miami, en faisant des détours par Ibiza et même Beyrouth en 2017.

Souhaitons un bon anniversaire à celui qui fête aujourd’hui ses 53 ans. A près avoir rendu fier tout le Liban, à coups de dunks et de gros rebonds en NBA, Rony Seikaly se charge désormais de faire bouger le corps de millions de personnes à travers le globe.

Un set live de DJ Rony

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