Pelicans

L’effort XXL du grand Anthony Davis : 3 matchs en 3 jours, 3 victoires et 3 massacres pour le phénomène

anthony davis
Source image : NBA League Pass

Le scénario était prêt, plus flippant que jamais. Dans une course folle vers les Playoffs, les Pelicans allaient devoir se taper 3 matchs en 3 jours et ne devaient pas se foirer : Anthony Davis a réglé ça comme un grand, comme un géant même.

On parle de 3 matchs en 3 jours, mais on devrait même aller plus loin en parlant de 5 matchs en 6 jours…! Pourquoi un tel menu réservé uniquement à New Orleans ? Voyons le calendrier de plus près. De base, la franchise de Louisiane devait affronter les Rockets puis les Celtics en back-to-back lors du weekend du 17-18 mars, ce à quoi les joueurs étaient préparés. Cependant, ce qui n’était pas prévu, c’est que le match entre Pacers et Pelicans du 7 février dernier soit repoussé. Oui, repoussé, à cause du toit du Smoothie King Center qui lâchait des fuites grosses comme les bâches d’Anthony Davis. Observant le programme de fin de saison à la loupe, la NBA ne trouvait pas des dizaines de possibilités : s’il y avait une date à imposer aux deux équipes, c’était le 21 mars. Aucun souci pour Indiana, mais violence totale pour New Orleans. Car après le back-to-back offert par Houston et Boston, les hommes d’Alvin Gentry allaient devoir manger Dallas le 20, Indy le 21 et les Lakers le 22. Hardcore. Cinq rencontres en six jours, toutes à la maison certes mais un test d’endurance exceptionnel pour une équipe souhaitant rester dans l’élite de l’Ouest à quelques semaines des Playoffs. Face à ce challenge de taille, les Pelicans n’ont pas flanché. Non, ils ont suivi leur leader et ont cartonné du mieux qu’ils pouvaient.

Une défaite face aux Rockets, et derrière, la vague Anthony Davis. Boston dans la poche droite. Dallas dans la poche gauche. Indiana dans le sac et les Lakers dans la trousse. Même blessé face aux Mavs et incertain concernant son retour, le monstre du Bayou refusait d’abandonner. Les Celtics avaient déjà pris tarif avec 34 points et 11 rebonds, notamment quelques heures après une bonne soufflante d’Alvin Gentry qui considérait que son franchise player n’avait pas assez de coups de sifflets en sa faveur. Changement drastique venant des arbitres ? Pas vraiment. Mais mixtape sur mixtape face à ses adversaires ? Carrément. Une fois le trèfle mâché, AD s’attaquait à Dallas et claquait 37 points à 15/21 au tir. Ce genre de soirée durant laquelle on réalise à quel point l’intérieur est indéfendable. Et le tout en serrant les dents ! Pas le temps d’niaiser, on a un business à faire tourner. Dodo, réception des Pacers le lendemain, et Anthony claque 28 points, 13 rebonds et 5 contres dans la victoire des siens. Plus qu’un effort, plus qu’un petit effort, mais en même temps le plus dur. Les Lakers débarquent en ville, jamais deux sans trois, Davis plante 33 points et réalise l’interception clutch pour brûler les derniers espoirs californiens. Buzzer final, repos plus que mérité. En six jours, le leader des Pels a effleuré la sortie du Top 8, affirmé à ses coéquipiers qu’il ne lâcherait rien, remporté ses 4 matchs suivants, écrasé trois équipes en trois jours et n’a pas cherché la moindre excuse. Il y a ceux qui mènent par la parole, et ceux qui suivent avec les actes.

Back-to-back-to-back ? Claque-to-claque-to-claque : 32,6 points, 10 rebonds et 3 contres de moyenne, trois victoires ultra-précieuses pour les Pelicans. Anthony Davis ne fait pas qu’aligner des stats hallucinantes, il montre aussi que son leadership grandit avec le temps. Dans la catégorie effort herculéen, on a un grand gagnant.

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