Heat

This is my house : Dwyane Wade incroyable pour le Heat, 15 points dans le money-time et tir de la victoire !

Dwyane Wade
Source image : NBA League Pass

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour que le patron retrouve ses sensations à Miami. Dans un match que le Heat semblait perdre jusqu’au bout, c’est Dwyane Wade qui a activé le mode Flash et hissé les siens jusqu’à la victoire : vintage D-Wade !

« Il a été incroyable au finish, c’était du vintage Dwyane Wade. » On peut croire J.J Redick sur parole, le sniper de Philly ayant malheureusement loupé le tir de la gagne alors qu’il avait le temps d’allumer une clope avant d’assassiner le Heat. Quel match et quel finish ce mardi soir à l’American Airlines Arena, dans une ambiance qui puait les Playoffs à plein nez. Une équipe de Miami huitième et tentant de garder sa place dans l’élite, une équipe de Philadelphie 7ème et tentant de montrer toute sa fougue et sa détermination en déplacement, il y avait de quoi se frotter les mains. Surtout pour les visiteurs, eux qui géraient leur rencontre et se voyaient bien quitter la Floride avec une précieuse victoire. Sous les assauts de Dario Saric et Marco Belinelli, l’armée de Pennsylvanie prenait une belle option sur la gagne et mettait toutes les chances de son côté dans le money-time. Qui d’autre si ce n’est Joel Embiid à la baguette ? Le géant claquait trois-points et pénétrations tout en contrôle, pour calmer le rythme cardiaque de ses fans. Avec deux mains sur le volant mais tout de même le besoin de finir le business comme des grands, les Sixers pensaient contrôler leur fin de match. Même la défense de Brett Brown était en place pour calmer un back-court Dragic-Johnson incisif jusque là. En fait, le Heat était quasiment au bord du gouffre. Il fallait que quelqu’un surgisse et porte la cape du superhéros, quelqu’un comme Dwyane Wade. Clutch des milliers de fois dans sa vie à Miami, l’ancien n’avait plus la même étoile au-dessus de lui, comme la récente défaite des siens à New Orleans le laissait suggérer. Il était limite impossible de prévoir une averse en mode Flash… n’est-ce pas ?

Woops.

Le calendrier indiquait bien février 2018, mais le parquet pointait vers juin 2006. Voilà le niveau de chaleur avec lequel Wade jouait cette fin de rencontre, un money-time de toute beauté et qui rappelait à quel point l’arrière avait marqué l’histoire de sa franchise. Tour à tour, défenseur après défenseur, action après action, Dwyane sanctionnait et ramenait le Heat à la surface. C’était un floater osé sur une jambe, claquant la ficelle alors qu’il y avait un peu de retard. C’était une bonne passe pour un Whiteside démarqué, afin de punir un Embiid sorti de l’écurie. C’était une autre séquence en isolation terminée par un jumper, mettant définitivement la pression sur les visiteurs. Puis ? L’impensable, le coup de pouce venu des dieux du basket. La 68,753ème feinte de shoot en carrière du bonhomme, Saric qui saute, trois lancers pour bibi. Tchaf, tchaf, tchaf. Trois filoches qui permettent au Heat d’égaliser, il reste peu de temps à jouer. Impro totale de Flash, qui fait faute sur Ben Simmons alors que Philly est dans le bonus. Le rookie tremble du poignet et ne rentre qu’un lancer, le scénario est trop beau pour y croire. Miami récupère la balle, Wade entre dans la danse. L’animal saisit sa proie, cale ses pieds à mi-distance et dégaine un jumper so vintage qui donne l’avantage au Heat. Explosion du public, et du joueur, forcément. « This is my shit, this is my house » scande Dwyane. On ose à peine y croire et pourtant on est bien là, tiré entre une décennie et une autre. Les Sixers ne reviendront pas, Redick loupe son shoot ouvert et la balle ricoche sur le cercle. Ball game, la tête sur l’échafaud le numéro 3 sort un tour de magie dont lui seul a le secret. Et Miami, dans sa quête de Playoffs, remporte un match crucial face à la franchise située au-dessus de lui au classement. Incroyable.

C’est peut-être le moment qu’on attendait le plus, sans vraiment y croire. Un match flashback de Dwyane Wade, avec le maillot Vice City à Miami. Tout était trop beau pour être vrai, et pourtant le futur Hall of Famer y est bien arrivé. Au final ? 27 points dont 15 dans le dernier quart, le tir de la gagne, la célébration qui va avec. Merci Monsieur.

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