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Never forget about Dwyane Wade : le patron assassine les Sixers, victoire du Heat au Game 2 !

Dwyane Wade
Source image : NBA League Pass

Il y a des choses qu’on oublie, souvent, lorsque les Playoffs démarrent. Oublier les vétérans et ceux qui ont vécu les plus grandes batailles en fait partie, et Dwyane Wade a rappelé à tout le monde à quel point c’était interdit.

La possibilité de voir Flash exploser face aux Sixers était si évidente qu’on en faisait carrément une blague sur Twitter à quelques minutes du début de la rencontre. Forcément, il va y en avoir un. Un quoi ? Un match à la Wade, un qu’on connaît déjà, avec les célébrations qui vont bien, avec la victoire, avec la première page rien qu’à lui et des montages sur ses meilleures années à Miami. La seule interrogation qu’on avait, en fait, c’était autour de la date officielle de cet événement. Est-ce que le Heat allait pouvoir en bénéficier sur un Game 2 ? Trois, 4, 5, 6 ou même 7 ? Face à cette inconnue, les hommes d’Erik Spoelstra démarraient malheureusement leur rencontre avec timidité, laissant les jeunes Sixers chauffer leur public et reprendre le plan de jeu victorieux du premier match. Grosse défense, et ça galope, et ça tire en première intention, et tant mieux si ça rentre, et tant pis si ça rentre pas, et rebond, et putback. Sur un rythme bien trop élevé, le Heat se prenait un premier écart en début de soirée et ça sentait clairement pas bon sur le banc floridien, que ce soit sous les bras d’Erik Spoelstra ou dans le short d’Hassan Whiteside. Une nouvelle fois neutralisé par les préparatifs de Brett Brown dans le camp d’en face, le pivot aux longues lianes était aussi efficace qu’un paresseux en course pour un 400m haies. Heureusement pour Miami que les shoots de Philly ne rentraient pas, car l’avance pouvait grimper dangereusement d’une minute à l’autre. Il fallait donc que quelqu’un prenne le relais. Qu’un leader tape du poing sur la table, bouche les trous, redresse le navire, calme le public du Wells Fargo Center, et mène le Heat vers la victoire.

Cet homme fût Dwyane Wade.

Dans un second quart-temps divin, d’un point de vue individuel comme collectif, le meilleur scoreur de l’histoire de sa franchise était au top de sa forme. En mode ? 2006, et encore, préchauffage. Un quasi-perfect au shoot en première mi-temps, 21 points pour bibi et dans tous les registres (jump shots, jeu au poste, feintes et lancers), et le -9 au score qui se transforme en +10. Monsieur Wade, dans ses efforts et éclats, réussissant même à nourrir le pauvre Hassan dans la marée défensive de Philadelphie. Bien évidemment, Flash n’était pas seul dans son entreprise, en seconde période notamment quand les Sixers tentaient de recoller au score. Un grand James Johnson, de polyvalence et de détermination. Un infernal Justise Winslow, de défense sur Ben Simmons et d’intensité. Un costaud Josh Richardson, de culot et d’abnégation. Collectivement et sans trembler, le Heat gardait les mains sur le volant. Cependant, il fallait terminer l’affaire avec la manière. Histoire que l’écart soit définitivement trop important pour les hôtes, et que la salle se vide à la vitesse d’une contre-attaque menée par le rookie des Sixers. Qui d’autre, si ce n’est Dwyane Wade, plantant un dernier jumper sous forme de dagger dans le coeur des fans de Philly. Le poignet tendu, la mine fermée, conscient d’avoir fait le boulot, le futur Hall of Famer en profitait pour aller chambrer Allen Iverson et Kevin Hart, présents en bord de terrain. Ne jamais sous-estimer les anciens, qu’ils disaient. Il y aura un Dwyane Wade Game, qu’ils disaient. Les potes de Dario Saric ont tout essayé, mais ils ont pris ce à quoi on pouvait s’attendre. Une performance retro, qui permet à Miami de prendre une sacré victoire en déplacement.

28 points à 11/16 au shoot ? Timing parfait, voilà surtout ce dont il s’agit. Le Heat avait besoin de se ressaisir et si possible l’emporter en déplacement. Comme depuis des années, et comme si souvent pour faire battre le coeur des fans, Miami a donné les clés du camtar au numéro 3. Et le patron a délivré. Never forget about Wade.

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