Old-School

Playoffs Revival : Charles Barkley pose un 43-15-10 puis un 44-24… ainsi que son postérieur sur Seattle

Charles Barkley Playoffs Revival

Un boule de légende, Nicky Minaj peut aller se rhabiller.

Source image : Youtube, montage @TheBigD05

La saison régulière, c’est sympa, les matchs se multiplient, mais on ne regarde parfois certaines rencontres que d’un œil discret. Pour vous aider à tenir dans ces instants difficiles, voici l’un de nos petits retours sur les grands moments de l’histoire des Playoffs. Parce que c’est à cette période de la saison que les légendes naissent et que les fauves sortent les crocs.

On a connu des gros boules dans la Ligue, et certains squattent encore la team gros short. Parmi ceux enfilant du quadruple XL sur leur postérieur, un seul avait une gueule encore plus grande que son séant, et un talent proportionnel à l’ouverture de sa bouche. Cet homme n’est autre que Sir Charles Barkley, qui a porté les Suns jusqu’aux Finales NBA face aux Bulls, en particulier au moment de faire plier les SuperSonics en 1993.

 Le contexte – un Charles Barkley MVP

Juin 1992. Alors que Charles Barkley n’a pas encore roulé sur Barcelone avec la Dream Team, il fait ses valises pour abandonner Philadelphie. Mais ce n’est pas seulement pour les vacances, puisque Sir Charles quitte la Cité de l’amour fraternel pour rejoindre l’Arizona, échangé aux Suns par les Sixers. Après huit ans en Pennsylvanie, l’absence de perspective de jouer le titre l’a poussé à demander un départ même si d’un point de vue individuel, son bilan était encore positif avec une nouvelle apparition au All-Star Game et une nouvelle sélection au sein des All-NBA Teams (la seconde). Quelques mois plus tard, il a bouclé les Jeux Olympiques comme top scoreur américain et il a conduit sa nouvelle franchise vers les sommets de la Ligue. Avec un bilan de 62 victoires pour 20 défaites – soit 9 unités supplémentaires dans le colonne wins – Phoenix présente le meilleur bilan de la NBA, et The Round Mount of Rebound n’est pas étranger à une telle performance. Avec 25,6 points à 56,1% de réussite – dont 30,5% du parking -, 12,2 rebonds, 5,1 passes, 1,6 interception et 1 contre, il est logiquement élu MVP de la saison régulière. Dans son sillage, les aspirations sont grandes pour les cactus qui ne visent ni plus ni moins que le titre au moment d’attaquer les Playoffs, une première bague tant attendue en Arizona. Après avoir écarté – pas toujours dans la facilité – les Lakers puis les Spurs en Playoffs, ce sont les Sonics où Shawn Kemp et Gary Payton passent encore derrière Ricky Pierce au niveau des tickets shoot qui se présentent face aux Suns, plutôt satisfaits d’être arrivés jusque-là car seulement au début des années excitantes de la franchise menée par un jeune George Karl attendant que The Glove et The ReignMan atteignent leur prime. Mais devant les difficultés rencontrées par Phoenix en post-season – pas passé loin de la correctionnelle au premier tour contre Los Angeles – la confrontation s’annonce finalement plus équilibrée que prévu. Les premières rencontres confirment d’ailleurs cette impression, aucune équipe ne parvenant à prendre véritablement l’ascendant ou à lancer une dynamique. A 2 partout, difficile de voir qui va tirer son épingle du jeu, les Suns comme les SuperSonics n’ayant pas réussi à remporter deux rencontres consécutives. Pendant ce temps-là, Charles Barkley ne fait pas honneur à son trophée de meilleur joueur de la saison régulière, lui qui n’a posté que 28 points au total sur les deux victoires des siens, un chiffre qu’il a pourtant atteint à quatre occasions au cours des Playoffs. Heureusement pour lui, Dan Majerle, Kevin Johnson ou encore le jeune Cedric Ceballos ont fait le taf. Et maintenant que les matchs les plus importants arrivent, il est temps pour Sir Charles de se sortir les doigts de son fion.

La performance – deux matchs aussi gros que le boule de Charles Barkley

A 2-2 et au moment d’entamer un Game 5 qui est souvent décisif dans ces séries au meilleur des 7, Charles Barkley n’a plus le droit de passer au travers (de porc). C’est la bave aux lèvres qu’il accueille ses adversaires à Phoenix, souhaitant bien prouver qu’il fait bien partie de la crème (dessert) NBA et qu’il peut porter son équipe au sommet. Sans ça, le retour de bâton pourrait être violent quand on vient de quitter une franchise pour pouvoir jouer le titre. On ne va pas tourner autour du pot (de Nutella), c’est une prestation de mammouth que Sir Charles va poser, dévorant tout sur son passage. Entre cavales sur le parquet sans être ralenti par son postérieur et utilisation de ce dernier pour faire sa place au rebond – sans oublier de se servir de ses coudes quand le besoin se fait sentir – Charles Barkley va bouffer du Sonic. Certes, le mec joue en tant qu’ailier fort, mais la balle est toujours dans ses mains et il distribue le jeu tel un point forward, ressortant également le ballon lors des prises à deux pour permettre à Dan Majerle de participer à la fête lui aussi. Thunder Dan boucle la rencontre avec 34 unités au compteur, sublimé par un sympatoche 8/10 du parking. Des stats qui auraient fait de lui le héros du match dans 95% des rencontres. mais pas ce soir, puisque Chuck s’est lui offert un triple double. Et pas un petit 10-10-10 à l’arrache. Non, le mec a envoyé 43 pions (à 16/22, 11/11 sur la ligne des lancers), 15 rebonds et 10 passes. Bon et puis 2 contres et 2 interceptions pour le plaisir. Huge !

Cette prestation l’a peut-être un peu lessivé car il sera bien loin du compte lors du Game 6, remporté par Seattle. Avec un Charles Barkley à seulement 13 points à 4/14, impossible pour les Suns d’aller chercher la qualification sur le parquet des SuperSonics, et c’est donc une nouvelle fois en Arizona qu’il va falloir briller. Alors qu’on pensait que le numéro 34 avait tout donné lors du Game 5, il va trouver des ressources supplémentaires lors de l’ultime rencontre. Les  Finales NBA sont trop proches pour passer à côté, et l’idée d’aller se frotter aux Bulls de son pote Michael Jordan – qualifiés depuis la veille – doit forcément titiller Chuck. Une nouvelle fois déchaîné, Sir Charles va être intenable, et ce n’est pas Shawn Kemp sorti pour 6 fautes et également coupable d’errances jameshardenesques qui va nous contredire. Poste haut, poste bas, à mi distance, sous le cercle, avec toucher, en puissance… toute la palette offensive du natif de Leeds en Alabama y passe. Contrairement au Game 5, George Karl ne réclame pas autant de prise à deux pour ne pas libérer les shooteurs. Une stratégie qui ne paie pas puisque devant l’agressivité du franchise player des Suns, Gary Payton et les siens plient lentement mais sûrement, envoyant les locaux à 64 reprises sur la ligne des lancers francs, dont 22 pour le seul Barkley. Dans le sillage de l’énergie déployé par le Dream Teamer, toute l’équipe élève son niveau d’intensité, venant en aide comme des morts de faim en défense, guidée par la volonté de leur star. Ce coup-ci, Charles Barkley va scorer 44 pions. S’il ne réalise pas un triple double comme lors du Game 5, on serait presque tentés de lui offrir une telle reconnaissance puisque son appétit sous le cercle va lui permettre de gober 10 rebonds offensifs en plus des 14 pris de son côté du parquet. Impressionnant.

La suite – un duel épique

Lors des Finales face aux Bulls, il faut plus qu’un Charles Barkley au sommet de son art pour faire tomber les Bulls. Et si Michael Jordan et ses hommes ont parfois tremblé, leur expérience de ces moments chauds va leur permettre de venir à bout des Suns, comme on a déjà pu le voir. Phoenix a laissé passer sa chance, et Sir Charles aussi. Il ne passera plus jamais les demi-finales de Conférence dans l’Arizona et se fera sortir un tour plus tard lors de sa première saison sous le maillot des Rockets.

Lorsque l’on évoque les plus grands joueurs ayant bouclé leur carrière sans la moindre bague, le nom de Charles Barkley revient avec régularité. Et comme de nombreux autres dans son cas, en face de l’entrée « raison de cet absence », c’est Michael Jordan que l’on trouve comme réponse. Pour autant Sir Charles a su faire honneur à son trophée de MVP de la saison régulière de 1993 en portant les siens jusqu’aux Finales NBA où il livra à MJ un duel épique. Surtout que pour nous offrir cette confrontation, il a pondu de telles performances face aux Sonics qu’on aura du mal à lui reprocher quoique ce soit sur ces Playoffs.

Cliquez pour commenter

Répondre

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


To Top