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DeMarcus Cousins en mode patron : 15 points dans le dernier quart, les Pistons à plat ventre

DeMarcus Cousins

Alors que la soirée semblait se dessiner autour d’un énorme Anthony Davis, l’intérieur de New Orleans se blessa en plein troisième quart et imposa du coup aux Pelicans de s’ajuster : pas de soucis, DeMarcus Cousins a géré le reste comme un boss.

Petit avantage fort sympathique, quand tu es fan ou habitant de New Orleans. Dans les cas où un des 5 meilleurs intérieurs de toute la Ligue chute, tu as la possibilité de donner les clés de la baraque… à un autre membre du Top 5 des meilleurs intérieurs de toute la Ligue. Placez-les comme vous voulez, classez-les comme bon vous semble, Davis et Cousins restent dans l’élite des géants et cela s’est notamment vu hier soir face à des Pistons combatifs. En première partie du script, c’est le monosourcil le plus effrayant de la NBA qui se régalait, en abusant gentiment de la raquette de Detroit. Déjà qu’AD avait un certain passif avec la franchise de Motown (59-20), l’intérieur permettait à New Orleans de mettre les deux mains sur le volant de la rencontre et le travail réalisé par les visiteurs ne semblait pas suffisant. Pourtant, Avery Bradley et Tobias Harris géraient leur part du projet en apportant des deux côtés du terrain, et Andre Drummond verrouillait particulièrement bien un Boogie préférant laisser son pote tentaculaire se faire plaisir. Il y avait de quoi être optimiste dans le camp de Stan Van Gundy, tout simplement car avec un AD en feu et dans une salle hostile, les Pistons n’étaient pas largués au score. D’autant plus que, fait le plus marquant de la rencontre, le All-Star se blessait vers la fin du troisième quart, obligé de quitter les siens en boitant vers son banc. Sur le papier donc, en reniflant le sang de la bête heurtée et avec un groupe plutôt concentré, Detroit pouvait aborder le dernier quart sereinement. Seul problème…

… DeMarcus Cousins ne voulait rien savoir de tout ça, et le pivot allait s’occuper personnellement de sécuriser la victoire pour sa franchise. On parlait de Drummond à l’instant, et de son activité supérieure sur la rencontre afin de calmer un Boogie habituellement agressif, le money-time ressemblera davantage à une mixtape qu’à un lockdown défensif de renommée mondiale. Installant les Pelicans sur ses larges épaules et proposant à Rajon Rondo de reproduire la saison Kings en duo, DeMarcus deviendra intenable dans le dernier quart-temps. Pénétrations avec la faute, rebonds arrachés à deux mains, tir à distance, trashtalking douillet en retournant vers son camp, c’était comme si Cousins avait subitement appuyé sur le bouton Hulk et les Pistons devaient trouver un endroit où se réfugier. Quinze points dans cette ultime période, une défense collective très sérieuse sur la toute dernière possession de la rencontre mal gérée par Detroit, et le buzzer final qui sonne devant un Alvin Gentry pouvant enfin respirer un coup. New Orleans pouvait secouer sa tête en souriant, car voyant son pivot fermer des bouches à sa façon. Lui qui était rester discret, lui qui n’avait pas prévu d’être déterminant sur cette fin de rencontre, DMC venait de sortir le quart quasi-parfait pour écarter la menace du Michigan. Et en lendemain de questionnement sur un potentiel transfert de la bête avant la deadline, la réponse était saisissante.

Bloquez Cousins, et vous aurez droit à un énorme Davis. Blessez Anthony, et vous allez vous prendre la version beast de DeMarcus. Les Pelicans enchaînent bien sur ce début de nouvelle année, et ils peuvent notamment remercier leur pivot au large bandeau : on a beau le critiquer pour ses pétages de plombs, DMC est un sacré putain de joueur.

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