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George Hill au bord de la dépression à Sacramento : les raisons d’un mariage raté

George Hill

Le point positif c’est qu’il a les moyens de se soigner.

Source image : Instagram

Ce n’est pas la joie pour George Hill. Le meneur arrivé cet été à Sacramento en provenance du Jazz a du mal à s’adapter à sa nouvelle équipe. Le joueur s’est longuement confié au Sacramento Bee et aucun sujet n’est éludé. De sa saison compliquée aux Kings à son alternance poste 1 ou 2 et même les rumeurs de transferts qui l’entourent, le vét raconte tout.

Cette saison, George Hill ne s’en sort pas. Après une saison au Jazz, il a choisi de poursuivre sa carrière aux Kings. Un choix guidé en partie par l’appât du gain puisque Sacramento, pourtant pas l’équipe la plus excitante, a raflé la mise en offrant près de 60 millions sur 3 ans au meneur de 31 ans. Attention toutefois, la dernière saison n’est que partiellement garantie. Son recrutement s’inscrit dans une logique d’ensemble. Lors de la free agency, l’équipe a recruté de nombreux vétérans (Vince Carter, Zach Randolph) afin d’encadrer un roster très jeune. Si elle est bonne sur le papier, l’idée ne fonctionne pas vraiment. Sacramento réalise une piètre régulière alors que son bilan est de 12 victoires pour 25 défaites à mi-saison. A titre individuel, George Hill galère. Ses statistiques ont chuté, de 16 points l’an passé il est tombé à 10 points cette saison, en terme de passes décisives c’est pareil, il en réalisait 4,2 au Jazz contre 2,7 à Sacramento. Voici comment George Hill décrit pour le Sacramento Bee, ses débuts sous ses nouvelles couleurs.

« Très frustrant. Je n’ai jamais traversé quelque chose comme ça, jamais. Ce n’est pas ce que j’espérais, c’est un peu plus difficile que je l’avais anticipé. Je pense qu’en tant qu’équipe on s’entend bien. Nous aimons être ensemble. Mais nous sommes encore en train d’apprendre à nous connaître, c’est un style de jeu différent. Je dois juste comprendre les choses. »

Comme le meneur l’explique, il a du mal à jouer avec les Kings. Normal, son style de jeu n’est pas adapté à celui de Dave Joerger qui demande à ses joueurs de jouer vite comme il l’a rappelé mardi après le match en pestant contre la lenteur de ses protégés sur certaines séquences. George Hill est un meneur qui aime bien dérouler des systèmes, poser le jeu, il aime combiner avec les autres joueurs et il est vrai que c’était plus facile l’an dernier avec Gobert et Hayward qu’avec les jeunes de Sacramento. Comme le rappelle Gregg Popovich, « George est un joueur méthodique ». Le management a donc fait une vraie erreur de casting en recrutant ce meneur organisateur alors qu’avec une équipe jeune, le coach veut avant tout courir. Autre problème, un des joueurs les plus prometteurs des Kings se nomme De’Aaron Fox, or il joue au même poste que Hill, forçant parfois le vétéran à s’exiler en tant qu’arrière, voici ce qu’il dit à ce propos :

« Quoiqu’on me demande, pas de problème. Nous essayons de développer des jeunes joueurs, il faut qu’ils jouent. Nous aurons des hauts et des bas avec autant de jeunes qui ont seulement un an voire moins en NBA. Je pense que quand tu joues contre des équipes comme les Spurs, il faut apprendre d’eux. Ils sont investis, ils parlent, posent de bons écrans, défendent. Nos jeunes doivent devenir meilleurs en apprenant. »

À 31 ans, on se demande si George Hill a vraiment fait le bon choix. Il se retrouve dans une équipe qui galère et ce n’est pas ce qu’il attendait en venant en Californie. Comme il l’avait déjà dit dans des déclarations précédentes, le management lui avait dit que l’équipe serait compétitive. S’il veut que Sacramento joue comme les Spurs, il se met le doigt dans l’œil. Ainsi on en vient à se demander si le mieux pour les deux parties ne serait pas un trade. Cela permettrait aux Kings de donner les clés à Fox et à Hill de passer ses dernières années dans la Ligue dans une équipe de niveau supérieur. Problème avec son contrat au-dessus des prix du marché, il ne sera pas facile à échanger. Le joueur s’est tout de même exprimé sur les rumeurs de transferts qui l’entourent :

« S’il y a une chose que j’ai appris, c’est que tes affaires doivent toujours être prêtes. On ne sait jamais, si cela arrive, cela arrive. Cependant j’ai tissé de belles relations dans les vestiaires et dans cette franchise. Si je pars, je les regarderai dans les yeux, leur serrerai la main, et les remercierai pour cette opportunité. »

Pas franchement un énorme démenti. Englué dans une équipe de bas de tableau qui joue contre-nature, George Hill se morfond. Le joueur n’était pas prêt à vivre une saison difficile et ne semble pas dans la bonne optique. La meilleure solution pour les deux parties seraient surement le trade mais la tâche s’annonce compliquée. En attendant le joueur doit prendre son mal en patience et tenter de se remotiver.

Source texte : Sacramento Bee

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