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LeBron James et les Rockets – partie 1 : pourquoi le King irait s’installer à Houston ?

LeBron James - pari
Source image : YouTube

C’est la petite question qui traverse les coulisses de la NBA en ce moment, avec des Rockets qui cartonnent et un LeBron James agent-libre cet été. Et si, après tout, le King rejoignait la franchise de Houston en juillet ? Première partie, les raisons poussant à ce potentiel départ. La deuxième partie est ici.

Les Lakers, les Knicks, les Bulls, les Nets, les Clippers, Châteauroux, Moscou, Pékin et tant d’autres, quasiment toute la planète basket sera penchée sur le dossier LBJ23 à partir du 1er juillet 2018. Mais dans cette piscine de prétendants, certains se détachent du lot et mettent surtout en place un plan des plus machiavéliques en place, afin de séduire LeBron au maximum. Et dans le dos de la populace ? Houston s’installe doucement mais sûrement en haut de la liste. Voici 5 raisons qui pourraient pousser le King à considérer une réunion avec Chris Paul et James Harden dans le Texas.

#1 – La gagne, la gagne, rien que la gagne

S’il y a bien une chose qui intéresse LeBron James par-dessus tout, c’est la gagne, la victoire. Certes, on peut spéculer autant qu’on veut sur l’aspect business, les envies de ses proches ou de sa famille, mais l’ailier est avant tout un compétiteur qui a un projet bien connu en tête, remporter un maximum de bagues. Côté Cleveland ? L’accès aux Finales NBA semble toujours aussi facile, mais les joueurs qui l’entourent ne sont pas du même level que ses années Heat, quand du Hall of Famer l’accompagnaient sur sa quête historique. Chez les Rockets, qui sont actuellement au top du classement et ne vont pas changer de formule du jour au lendemain, James rejoindrait une équipe déjà forte et la rendrait quasiment injouable. Ce qui, par conséquent, permettrait aussi au King d’affronter à nouveau les Warriors et tenter de faire chuter la plus belle collection de talents rassemblés dans une seule équipe. Et on parlait de business en préambule, petit rappel pour ceux que ça intéresse : rien ne fait mieux marcher un business qu’un vainqueur. En allant à Houston, LeBron assurerait son quotidien de vainqueur.

#2 – Chris Paul, capitaine du Banana boat

La signature de Dwyane Wade à Cleveland en septembre a clairement touché LeBron, lui qui appréciait certes la conquête de 2016 mais manquait de ce petit plus au quotidien, celui fourni par ses vrais proches. Wade désormais présent, le Banana boat est bien représenté chez les Cavs, mais il pourrait aussi l’être à Houston. En effet, comme Chris Paul l’a souligné, il n’a pas demandé un transfert chez les Rockets pour partir au bout d’un an, et le meneur sera prêt à faire beaucoup de choses pour enfin remporter sa première bague. Par exemple ? Faire un effort financier, comme nombreux l’ont fait avant lui, pour permettre d’insérer le salaire potentiel de LeBron (entre 30 et 35 millions la première année) dans les finances de la franchise texane. CP3 et LBJ sont très proches, que ce soit dans leur travail au sein de la NBPA comme en dehors du boulot. Pouvoir enfin jouer ensemble et dans un système qui permet tout pourrait représenter un fabuleux scénario, pour un ailier qui veut allier plaisir de jeu et bonnes relations au sein de son vestiaire. Inutile de préciser que Paul sera le premier à faire son boulot de séduction pour convaincre LeBron de déménager, et le meneur est plutôt doué pour susurrer les bons mots…

#3 – Trois titres dans trois franchises

Ne pas avoir six bagues ne veut pas forcément dire ne pas être le meilleur de tous les temps, n’en déplaise à certains. Et de toutes façons, depuis que LeBron a perdu sa première finale en 2007, il a tout de suite capté qu’il allait devoir trouver différents moyens de construire sa légende pour – on cite – “chasser le fantôme de Chicago”. Au-delà des records individuels et statistiques qui feront briller le CV de James une fois les chaussures définitivement délacées, il existe donc une autre voie collective parmi tant d’autres qui pourrait permettre au phénomène de cimenter sa place tout en haut de l’histoire. Remporter trois titres, dans trois franchises différentes, en étant le joueur central de ces bagues. Ce qui ne sera pas forcément évident avec James Harden et Chris Paul à table, mais qui viendrait contester LBJ dans son envie de tuer une série de finale, s’il se retrouve face à une équipe de l’Est et à 4 victoires seulement de cet incroyable accomplissement ? Si le débat du barbershop prend place en 2025 et que LeBron est capable d’affirmer qu’il a mené trois franchises à trois parades dans une seule carrière de joueur, il faudra sortir les serviettes pour éponger un paquet de fronts.

#4 – Le beau jeu de Mike D’Antoni

Si l’ailier a toujours été capable de dicter le jeu et prendre des décisions majeures chez les Cavs, il est difficile d’affirmer que ce fût le cas H24 à Miami. Normal, avec Pat Riley tout en haut de la pyramide et Erik Spoelstra tenant son groupe d’une main de fer, il n’y avait pas forcément moyen d’avoir le volant en permanence entre les mains. Ceci étant dit, James a toujours affirmé qu’il adorait jouer pour les grands coachs, et qu’il reste un étudiant du jeu même avec l’âge qui grimpe. Compliqué de pouvoir considérer que le quotidien de LeBron est un régal avec Tyronn Lue dans le rôle du serveur de cafés, sans parler de Mike Brown qui n’a pas non plus brillé par le passé, lorsque LBJ était tout jeune. Chez les Rockets ? Le vétéran serait en tête-à-tête avec Mike D’Antoni, un collègue de Team USA, qui laisse une liberté totale d’expression à ses cadres tout en mettant à leurs services des cols bleus prêts à tout pour la gagne. C’est ce qu’on voit actuellement à Houston, James Harden étant au sommet de son art depuis un an et demi et CP3 bandant quasiment tous les soirs en découvrant un jeu aussi efficace qu’effortless. Doux euphémisme que d’affirmer ceci : le quotidien de LeBron changerait pas mal avec D’Antoni et son jeu rapide-espacé comme coach.

#5 – La folie de Daryl Morey

C’est probablement l’aspect le plus important, car on parle d’une potentielle signature, d’un potentiel deal, qu’il faudra donc potentiellement négocier avec un potentiel GM. Cela tombe bien, celui de Houston est plutôt du genre perché, dans le bon sens du terme. Depuis des années, Morey tente de mettre en place une machine capable de révolutionner le basket et la vision que ses pratiquants en ont, ce qui se passe petit à petit avec ses Rockets cette année. Mais en ayant échoué chaque été par le passé dans sa quête de superstar, Daryl n’a jamais pu passer à la vitesse supérieure dans son plan génial. Une fois CP3 récupéré ? Le GM a pu se frotter les mains, et nul ne doute qu’il est déjà en train de réfléchir à un plan permettant à sa franchise de faire de la place pour LeBron. S’il faut bazarder Ryan Anderson dans la minute, il le fera. S’il faut mitrailler son banc et toquer à la porte de chaque vétéran acceptant d’être payé deux Snickers pour faire le sale boulot, il le fera. Et s’il faut laisser partir Clint Capela car ce dernier voudra être payé à sa juste valeur, ce qui empêcherait potentiellement la banque locale d’intégrer LeBron, il le fera probablement. Morey est peut-être fou, mais Morey veut son équipe all-time. Il y pense déjà, et sera le premier à mettre les petits plats dans les grands pour attirer LeBron.

Cinq raisons qui pourraient pousser LeBron James à aller à Houston, mais bien plus au final. En voyez-vous d’autres, allant dans le sens de la franchise texane ? Que les plus grands scénaristes s’expriment. Partie 2, on se penchera évidemment sur l’inverse : les raisons qui empêcheront tout départ de LeBron chez les Rockets. 

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2 Commentaires

2 Comments

  1. JOURDAN Julien

    11 décembre 2017 à 15 h 08 min at 15 h 08 min

    Il ne faut pas non plus oublier le côté financier de HOUSTON. L’état du TEXAS possède un des taux d’imposition les plus faible des Etats-Unis. Un point qui selon moi est très important au vue des premières estimations de son nouveau contrat (30 et 35 millions de dollars/an la première année).

    • Bad Boys Rule

      11 décembre 2017 à 22 h 38 min at 22 h 38 min

      Oui et non. Le Texas n’a pas d’ISF, et n’impose pas les revenus issus du travail sur le territoire texan (nuance qui a son importance en NBA). Mais l’impôt fédéral (40% des revenus pour les plus riches) existe toujours (entre autres taxes).

      Et surtout les joueurs font presque tous de l’optimisation fiscale (je ne juge pas au passage), donc je ne sais pas si l’argument des baisses d’impôts touchent un gros poisson comme LBJ qui a un business “interfédéral” et bien rôdé. Mais peut-être que si, je n’en sais rien.

      En gros au lieu de payer 60% d’impôt dans l’Ohio il en paierait 45% au Texas, pour schématiser… (Et en France il en lâcherait 80% haha)

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