Lakers

Brandon Ingram assassine les Sixers avec le shoot de la victoire : un énorme finish pour un grand match !

On espérait se régaler devant ce match entre Sixers et Lakers, on n’a pas été déçus. Avec une jeunesse rayonnante et un money-time divin, c’est Brandon Ingram qui a calmé tout le monde avec le shoot de la gagne (107-104).

Difficile de demander mieux, en antenne nationale, un jeudi soir. Peut-être des performances un peu plus folles ? Allez, pourquoi pas. Mais il faut dire que, pour le premier opus de cette mini-rivalité entre Philadelphie et Los Angeles, Joel Embiid avait fait tarif avec le match de sa life. Cette fois, le pivot camerounais faisait encore une fois tourner la tête de ses défenseurs, mais l’addition était moins salée. “Seulement” 33 points, sur le cadavre de Julius Randle, Brook Lopez et Andrew Bogut, les Lakers tenaient bon face à l’ogre aux mains de fées. C’est justement collectivement que les hommes de Luke Walton tentaient de faire chuter les Sixers dans un Wells Fargo Center plein à craquer, du duo Randle-Clarkson à celui extérieur Ball-Caldwell-Pope. Les visiteurs prenaient les commandes de la rencontre, profitaient du coup de mou de Ben Simmons, des 18 ballons perdus par les hôtes, en bref ça sentait bon la revanche pour les gentils petits angels. Sauf qu’en face ? On ne voulait pas perdre une nouvelle fois aussi bêtement, pas après les Suns de Devin Booker. Un run avait lieu, et c’est derrière l’activité de Richaun Holmes ainsi que le taf de mammouth d’Embiid que les Sixers revenaient au score. Un gros shoot de Redick, un lay-up de Covington et nous revoilà à la case départ, égalité en plein money-time. Qui va se faire dessus ?

Face à cette question, et malgré la pression d’un public qui était limite penché sur le parquet, ce sont les jeunes Lakers qui décidaient de bomber le torse histoire de montrer qu’il y en avait dans la brouette. Randle en réponse directe au Process, Clarkson à distance, ça sentait fortement le finish épique dans les rues de la cité de l’amour fraternel. Une odeur validée par quarante dernières secondes irrespirables, Lonzo Ball tentant d’abord un tir de loin pour avoir la dernière possession. Fond d’arceau pour le meneur, balle aux Sixers, Embiid se loupe au poste et le meneur des Lakers récupère la balle. Pas de temps-mort pris par Walton, YOLO. La gonfle revient dans les mains de Brandon Ingram, qui la rend à son point guard esseulé dans le corner. Malin comme tout, Ball décide de pénétrer dans la raquette pour attirer la défense, le rookie voit son ailier tout seul et lui offre une perle de passe décisive. Ingram n’a plus qu’à armer, tirer et tuer les fans rassemblés… splash ! Un shoot d’assassin, qui fait hurler les fans des Lakers et criser ceux des Sixers. Comment le laisser seul ? Et pourquoi avoir entouré Lonzo ? L’incompréhension est là mais le temps presse. Les poulains de Brett Brown envoient un dernier espoir, rien n’y fait. Brandon vient de climatiser la Pennsylvanie et Kobe est probablement dans son fauteuil, le poing serré et la mâchoire inférieure avancée. Après la balade de Joel au Staples Center, c’est la mise à mort selon Ingram au Wells Fargo. Et si le public de Philly est probablement triste du résultat final, la soirée fût pleine : des jeunes, déterminés, prêts à se tuer et à se retrouver prochainement sur un champ de bataille. En saison régulière il faudra attendre l’année prochaine. Can’t wait.

Victoire des Lakers au bout du bout des 48 minutes, sur un immense shoot de Brandon Ingram. De plus en plus confiant, l’ailier termine les Sixers et triomphe en toute discrétion : un magnifique point d’exclamation sur ses progrès récents.

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1 Comment

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  1. Golgoth13

    8 décembre 2017 à 19 h 26 min at 19 h 26 min

    Heureux ! Je suis heureux, on a découvert des Lakers capables de gagner dans le money time. Le jeune Ingram est sur la bonne voie et va sans doute nous régaler encore. Cependant, je reste réaliste et constate la prestation relative de Ball, présent sur la bonne action certes mais pas encore leader et certainement pas meneur en titre indiscutable. Bref, des jeunes qui battent d’autres jeunes. Un pas après l’autre sur le bon chemin.

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