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Les Lakers rentrent dans le Top 8 de l’Ouest : victoire face aux Bulls, les Playoffs on arrive en courant

Les Lakers dans le Top 8 de la Conférence Ouest ? Les Lakers en Playoffs ? Les Warriors peuvent-ils arrêter les Lakers ? Allez, on arrête sur le foutage de gueule, résumé de cette dernière victoire des angelinos face à des Bulls bien crades (103-94).

Celui qui joue le moins bien remporte ce match. Voilà comment pourrait-on résumer, dans les grandes lignes, ce magnifique duel entre grandes cités américaines. Chicago d’un côté, Los Angeles de l’autre, tout le monde au Staples Center pour une version blasphématoire des Finales NBA de 1991. Jordan se nomme aujourd’hui Clarkson, Magic porte le numéro 2 et son père défie le président des Ztazuni, le niveau de jeu n’est pas là mais on prend quand même du plaisir à voir ces deux équipes jouer. Pourquoi ? Tout simplement car si les tirs ne rentrent pas forcément avec régularité, l’envie est là des deux côtés. L’envie de gagner hein, qu’on soit d’accord, même si le merveilleux travail de sabordage réalisé dans les deux camps était somptueux à différents moments de la partie. Ce sont d’abord les Lakers, les deux pieds plantés dans le ciment, qui refusent de prendre l’ascendant sur leurs adversaires du soir, alors qu’ils évoluent à domicile et auraient bien besoin d’une victoire supplémentaire. Quelques maigres 19 points dans le second quart-temps, Brook Lopez qui se fait déchirer par son frère, ça sent la moquette dans le Staples Center et on se demande si le seul match de cette soirée NBA ne serait pas le plus cheum imaginé en seconde période. La quinzaine de points d’avance pour Chicago, la vingtaine quasiment par la suite, Antonio Blakeney et Denzel Valentine font leur job pendant que Bobby Portis sort les muscles, ça sent la win large des Bulls, sauf cataclysme.

Sauf.

Cataclysme.

Et bien évidemment, que va-t-il se passer ? Un putain de cataclysme, duh. Si Kyle Kuzma surnage dans le bordel californien, il ressent le besoin d’avoir le soutien de ses coéquipiers. Cadres qui, bien que peu plus âgés que lui, n’en branlent pas une. La gueulante de Luke Walton fait son effet, le retard est réduit grâce à un Julius Randle tout en agressivité, et le money-time s’approche dans une ambiance qui plaît nettement moins aux habitants de l’Illinois. Sept points d’avance à sept minutes de la fin, qui veut choke ? Les Bulls, par principe. Y’a un pick à protéger, restons sérieux. Et on ne dit pas ça pour tacler la Team Red dans son ensemble, on a vu récemment du mieux venant de plusieurs joueurs, dont la dernière performance de Markkanen à Phoenix. Sauf que là, ça fait plouf pour le Finlandais, qui loupe la plupart de ses tentatives et doit voir deux slashers se chauffer dans les rangs d’en face : Brandon Ingram en pénétration, Kentavious Caldwell-Pope derrière l’arc. Flèche sur flèche, and one sur and one, les deux pères construisent un run mémorable qui permet aux Lakers de passer de -7 à… +5 dans les deux dernières minutes du match. Une avance que Los Angeles ne laissera pas passer, les hôtes terminant le job devant un public rassuré : 23 à 7 pour terminer la rencontre, voilà ce qu’on appelle un money-time bien géré. Et dans toute cette frénésie aux couleurs violet et or ? Les soldats de la cité des anges se placent à la huitième place de la Conférence Ouest, dans la discrétion la plus totale. Back-to-back à Sacramento ce soir, attention Golden State la concurrence arrive dans la Division Pacifique…

Huitième victoire en dix-huit rencontres, c’est pas tout mal pour ces jeunes Lakers qui cherchent encore leur identité. Grandir, c’est aussi taper les équipes qu’on est supposés taper : Bulls validés, Kings en attente. Messieurs, on vous attend pour la confirmation et un gros duel entre Lonzo Ball et De’Aaron Fox !

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1 Comment

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  1. Golgoth113

    6 décembre 2017 à 23 h 51 min at 23 h 51 min

    Bonsoir,

    En bon fan des Lakers depuis le Showtime, je vais dire que oui, j’aime quand LA gagne et pointe son nez dans le top 8.

    Cependant, que dire de Ball et de son irrégularité: est-il la variable qui fait les victoires ou les défaites? Clutch player? Non, va falloir bosser encore et pas que le shoot.

    Le vrai problème c’est le coach: il n’a pas l’esprit Lakers quoi qu’on en dise et malgré son paternel et son passage (médiocre?) à LA.
    Je ne vois pas de défense en capacité de freiner qui que ce soit (109.3 points encaissés par match), je ne vois pas de systèmes convainquants mais plutôt du give and go en veux-tu en voilà et quelques changements presque intelligents.

    Attention à l’agrégat de jeunes talent très bien côtés mais incapables de coopérer et à la gestion du box office avant le team building.

    Bref, changez de sorcier et mettez les joueurs au taf. Le 17e trophée est loin mais on a déjà connu ça à LA.

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