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Boston tape Philly et relance la machine : Kyrie Irving met sa touche personnelle, 36 points pour l’animal

Après la défaite contre Détroit en début de semaine, les Celtics devaient se reprendre à Boston face à un autre client du haut de l’Est. Les Sixers n’ont malheureusement pas pu tenir jusqu’au bout, victoire des verts à domicile (108-97).

Il y a quelque chose de bizarre dans ces confrontations entre Philly et Beantown. Quelque chose qu’on n’espère évidemment pas voir se reproduire lors du match qui aura lieu à Londres dans un gros mois, mais qu’on a bien aperçu sur les deux premières confrontations entre les deux franchises. Si la hype est bien là et les résultats aussi avant l’entre-deux, l’excitation retombe rapidement pour laisser place à un match… chelou. Non pas que la rencontre de cette nuit fût invivable, mais après le massacre de fin-octobre en Pennsylvanie, on attendait un peu mieux et on n’a pas été gâtés. De la balle perdue, un public en mode zombie, pas de véritable run décisif, c’était assez somnolant sans pour autant tuer le moindre spectateur. Il faut dire que, de leur côté, les Sixers voulaient jouer les emmerdeurs en tenant le regard avec les hommes de Brad Stevens. Grâce au bon boulot de Dario Saric, les points précieux de Redick et Luwawu-Cabarrot, ainsi que l’activité des jeunes cols bleus du coin, les visiteurs se permettaient de faire oublier l’absence de Joel Embiid en collant au cul des Celtics tout au long de la rencontre. Un run de Boston ? Une réponse de Philly. Un gros shoot qui rentre pour les verts ? Deux points bien trouvés par les bleus. Ce sympathique échange de 48 minutes nous menait vers le money-time et les hôtes voulaient creuser un écart, mais est-ce que les Sixers allaient encore une fois répondre ?

Au finish, non. Trop usés par leur back-to-back et clairement moins propres que d’habitude (41% au tir + 19 balles perdues), les soldats de Brett Brown ne pouvaient que survivre, plutôt que de parler d’upset. Car en plus de ces statistiques meurtrières pour n’importe quel collectif, Ben Simmons redescendait sur Terre et avait droit à un bel accueil de la défense celte. Du travail de chef pour encercler le phénomène, pendant que de l’autre côté du terrain Al Horford, Jayson Tatum et Marcus Morris se chargeaient de punir en faisant filoche. Mais si ces trois hommes étaient sérieux dans leur production, ils devaient forcément rendre le siège du conducteur à Monsieur Kyrie Irving. Incisif dès le premier quart, gardant les deux pieds sur la pédale d’accélération dans le second, le meneur confirmait dans le troisième et finissait le job dans sa période préférée. Honnêtement ? Ce furent peut-être les 36 points les plus scred de Kyrie. Notamment car Philly avait une réponse à chaque initiative, mais aussi car la marque était répartie équitablement sur chaque quart-temps. Ce qui n’enlève en rien la propreté de la performance, Boston ayant besoin de chacun de ces points pour se défaire de coriaces Sixers. Il fallait effacer la désillusion face aux Pistons avec un succès sérieux à domicile, c’est chose faite pour les Celtics. Maintenant, il faudra proposer encore mieux, et peut-être faire sans Marcus Smart qui s’est salement refait la cheville. Flûte.

Rien de mieux pour relancer la machine qu’un Kyrie Irving déterminant. Après la défaite à Miami, il avait allumé Orlando. Après la défaite contre Detroit, il se charge des Sixers. Le genre d’attitude qu’on valide tous les jours.

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