Los Angeles Clippers

Patrick Beverley met les Clippers devant leurs responsabilités : “C‘est comme si nous avions perdu 100 matchs”

Patrick Beverley

Quand il ouvre la bouche celui-là, ce n’est pas pour rien dire…

Source image : YouTube / ClutchfansDOTnet

Une série de défaites interminable est en train de crisper tout le monde à Los Angeles. Entre les blessures, un coaching douteux et une treizième place à l’Ouest, il est temps de se réveiller pour la bande de Blake Griffin. Patrick Beverley a voulu remotiver ses troupes mais à sa manière bien sûr.

Neuf défaites de suite, voilà ce qui hante les Clippers en ce moment. La terrible série a commencé le vendredi 3 novembre dernier contre les Grizzlies, cela signifie qu’ils n’ont plus gagné depuis cette date. Los Angeles avait pourtant bien débuté la saison avec quatre belles victoires à la suite lors de ses premiers matchs. On se disait que tout se passait bien et que Doc Rivers s’en était bien sorti avec un effectif largement suffisant pour atteindre les Playoffs. On parlait même de Blake Griffin comme un potentiel candidat au titre de MVP en fin de saison mais tout cela a bien changé. Douze matchs plus tard, les Angelinos se retrouvent tout au fond de la Conférence Ouest avec, à leurs côtés, les Kings ou les Mavericks. Rien n’est plus humiliant pour ceux qui ont perdu Chris Paul cet été. Il n’y a aucun fond de jeu, plus aucun mouvement, on laisse Blake Griffin se débrouiller comme il le peut. Même si les blessures ont été nombreuses on s’attendait à mieux pour les Clippers. Ils ont tout de même perdu Milos Teodosic et Danilo Gallinari puis ils ont dû se passer de Patrick Beverley pendant cinq matchs. Ce dernier récemment revenu, a exprimé son mécontentement vis-à-vis de cette situation auprès de Broderick Turner du Los Angeles Times après le match contre New York.

“C’est comme si nous avions perdu 100 matchs. Sans blague, c’est mauvais. Ce n’est pas comme ça que je fonctionne. Ce n’est pas correct et je ne permettrai pas que ce soit juste correct tant que je serai ici. C’est un fait. […] Nous avons juste besoin de jouer plus dur, c’est tout, on doit juste jouer plus dur. On ne joue pas dur : le first-unit, pas toute l’équipe. Je veux que le first-unit joue plus dur. […] On est trop détendus. On arrive sur le terrain comme si les gens devaient accepter la défaite à cause du nom inscrit à l’arrière de notre maillot et ce n’est pas le cas. La seule chose que les gens regardent, c’est le nom qu’il y a inscrit à l’avant de notre maillot et c’est neuf défaites de suite.”

Patrick Beverley s’exprime ici avec la passion qui le caractérise tant. Le meneur de 29 ans est un joueur hargneux qui n’a pas l’habitude de peser ses mots que ce soit sur le terrain avec ses adversaires ou dans le vestiaire avec ses coéquipiers. Dès qu’il foule un parquet, il est agressif et impose une défense rude à ses opposants directs, un pitbull acharné qui ne fait aucun cadeau, demandez à Lonzo Ball. Alors on imagine bien sa souffrance quand il voit que ses partenaires de jeu ne se battent pas sur le terrain et que les Clippers enchaînent les défaites. Mais la saison est encore longue et les hommes de Doc Rivers auront l’occasion de remonter la pente. Il faudra pour commencer, stopper cette série de défaites avec la manière dès ce soir face aux Hawks puis il sera de bon goût de continuer à prendre des victoires avec un calendrier plutôt dans leurs cordes pour les prochains jours. Entre les Kings, les Lakers, le Jazz et les Mavericks, il y a de quoi se relancer à Los Angeles. Mais les Clippers devront encore se passer de leur meneur enragé pendant un certain temps puisque la franchise vient d’annoncer qu’il s’était finalement fait opéré du genou pour se soigner.

La situation n’est plus tenable à Los Angeles et Patrick Beverley l’a bien fait comprendre à tout le monde. Un bon coup de pied aux fesses pour permettre aux siens de se remotiver alors que les prochains matchs seront déterminants pour la saison des Clippers. Attention Doc Rivers, les prochaines rencontres seront décisives.

Source texte : Broderick Turner/Los Angeles Times


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