Old-School

“Not one, not two, not three” : sept ans après la citation du King, on compte encore les bagues

LeBron James

Quand on y repense… c’était tellement dingue !

source image : youtube

Il y a des étés qui marquent. L’été 98 grâce à Zizou, l’été 2000 grâce à Vince Carter ou encore l’été 2003 grâce à la Draft. Plus près de nous, un mois de juillet se démarque dans nos mémoires, bien avant KD et son 4 juillet 2016… Nous sommes le 9 juillet 2010 et trois hommes vont secouer toute l’Amérique du basket lors d’une soirée restée dans les annales…

Dans les annales tout court, dans les anales de Cleveland mais également dans les annales… du “gênant game”. Flashback. On le sait depuis la veille, LeBron James va donc rejoindre South Beach et le Heat, y emmenant ses talents et rejoignant ainsi Dwyane Wade et Chris Bosh pour former l’une des premières véritables superteams assumées de l’histoire. Les hésitations officieuses de LeBron ont rythmé les premiers jours de cette historique free agency, Amar’e Stoudemire a rejoint les Knicks, Joe Johnson les Hawks, Dirk Nowitzki est déjà fidèle aux Mavs mais c’est bel et bien vers Miami que tous les regards se tournent… L’histoire entre le Chosen One et Cleveland est donc terminée (c’est du moins ce que l’on pense à l’époque) sur une défaite en Playoffs face aux C’s et des spéculations sordides autour de Delonte West et la génitrice du King. Beurk, next.

L’annonce de LeBron James, la veille, lors de l’émission “The Decision”, vous avait paru too much ? Attendez donc de voir la soirée prévue le lendemain… Nous sommes donc le 9 juillet et si l’American Airlines Arena est bondée, ce n’est ni pour des Finales NBA, ni pour un concert estival. Les trois nouveaux arrivants dans les everglades ont tout simplement prévu d’enjailler une première fois leurs fans, lors d’une soirée de présentation qui se voudra en tous points… psychédélique. Gros cuivres façon The Mask, cheerladers et slogan Yes we did sont de sortie pour accueillir les héros et si LeBron James et Dwyane Wade réussissent malgré tout à garder le buste droit, Chris Bosh se lâche et semble vivre un foutu rêve de gamin. Les rock-stars sont de sortie, les mains des fans au premier rang ne seront plus jamais lavées après le passage de leur idole et Mère Teresa, Gandhi et l’Abbé Pierre s’installent sur trois chaises en bois face public pour chauffer un peu leur nouvelle fanbase… Après une séance de question/réponse en guise d’apéro royal, après quelques mots en espagnol d’un Chris Bosh toujours en plein rêve, celui que tout l’Ohio conchie depuis la veille va donc pondre l’une des plus belles déclas de ces dernières décennies.

Bien lancé sur la question des titres à ramener dans l’armoire du Heat, LeBron fait feu : “not one, not two, not three, not four, rires de ses deux amis, not five, not six, not seven”. Un excès de zèle égocentrique comme on n’en voit que très rarement, mais que l’on peut éventuellement expliquer par le fait d’une soirée de légende où trois mecs étaient tout simplement passés de simples êtres humains à demi-dieux… A l’arrivée ? Le King ne se sera finalement pas beaucoup trompé, puisqu’il n’aura effectivement remporté ni un, ….., ni trois, ni quatre, ni cinq, ni six, ni sept finales. Un quasi sans faute, comme quoi le mec savait quand même de quoi il parlait…

On vous laisse imaginer l’impact de ce genre de soirée en 2017, avec l’explosion notamment des réseaux sociaux, mais on se souviendra en tout cas que cette petite teuf marquera à jamais le début d’un nouveau bail en NBA. Superteams et Banana Boat time, on a depuis appris à vivre avec…


1 Comment

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  1. Jaune Skrats

    9 juillet 2017 à 23 h 40 min at 23 h 40 min

    Les super-héros (notamment ceux de la NBA) nous poussent toujours à être super-indulgents, nous les gens.
    Quoique, sur le coup c’était presque une bonne petite blague de LeBron (“…not five, not six, not seven…”)

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