Sixers

Markelle Fultz gère sa première en Summer League : 17 points en 22 minutes, la Cadillac préchauffe

Il a mis ses chaussures, enfilé son short, gardé ses sleepy eyes et porté son maillot des Sixers en Summer League pour la première fois : Markelle Fultz a été solide, sans en faire une tonne.

Les fans de Philadelphie auraient peut-être aimé en voir plus, mais le scénario était connu d’avance. Avec un genou droit qui avait connu quelques soucis sur le mois de juin et aucun risque à prendre en ligue d’été, Fultz n’allait pas obtenir le même temps de jeu que les gros calibres du circuit. La trentaine, pour les Luwawu, Brown ou Tatum, mais la vingtaine pour lui, ce sont 22 minutes qui ont été offertes et furent suffisantes pour valider ce qui était déjà annoncé depuis longtemps : niveau aisance sur le parquet, difficile de faire mieux que Markelle à seulement 19 ans. Offensivement, une ou deux mains dans la gueule ne suffisent pas pour le déconcentrer, un trait de son jeu qui rend assez fou sachant que la majorité des joueurs de son âge aimeraient simplement être réguliers lorsqu’ils sont bien ouverts. En évoluant toujours à son rythme et sans tirer sur la corde, le nouveau meneur des Sixers a fait le job.

En défense aussi, malgré quelques possessions laissées de côté, le phénomène se donnait volontiers. En attestent ses trois contres, et des tentatives plus osées sur contre-attaque. Face au manque d’investissement global du joueur dans sa propre moitié, on préfère largement soupirer et rappeler qu’il s’agit d’un match de Summer League, plutôt que de tatouer quoi que ce soit au fer rouge sur le jeune Fultz. Comme son reverse pour la gagne, par exemple, contré ligne de fond par une horde de Celtics qui s’étaient bien préparés. Par la suite, peut-être qu’on aura droit à un peu plus de temps de jeu, et donc d’initiatives des deux côtés du terrain, et donc de production. Mais compte-tenu du contexte, de son genou droit, de ce qui est attendu d’un fort joueur et de l’importance d’un tel match, les débuts de Markelle furent satisfaisants. Ne manque plus que quelques coéquipiers capables de transformer ses passes décisives, un rythme de jeu bien plus contrôlable en régulière, des échanges fréquents avec Brett Brown et on sera bons.

Cadillac, voilà à quoi peut-on penser lorsqu’on voit Markelle Fultz jouer. Une bagnole qui surfe sur le bitume, un gamin qui déroule sur le parquet, sans en faire une tonne mais en faisant belle impression. Manquait juste le lay-up de la victoire, il y pensera clairement par la suite.


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