Warriors

Stephen Curry a encore mis le feu : 29 points à 6/9 du parking, sympa le “joueur lambda”

Déjà bouillant au Game 1 lorsqu’il avait terminé sa partie avec 40 points, le chef a servi du rab en plantant 29 points cette nuit… mais en trois quart-temps seulement : Stephen Curry est en feu.

Spurs ou pas, défenseurs ou pas, pression ou pas, rien à foutre. La maxime de ce bon vieux Claude Makelele est toujours utile pour parler de Steph et de ses performances insolentes, surtout en ce moment. Car si les sujets les plus mentionnés tournent autour de Draymond Green ou de Kevin Durant, c’est bien le numéro 30 de Golden State qui réalise jusqu’ici des Playoffs sensationnels. Non seulement meilleur marqueur pour sa franchise, il réalise un excellent travail de gestion de l’attaque et de balance entre scoring et création, n’hésitant pas à aller vers l’arceau pour provoquer des rotations infernales. Hier soir, c’était encore une fois le cas. Pauvre Dewayne Dedmon, obligé de terminer sur les fesses lors d’un dribble d’hésitation soudain. Pauvre Patty Mills, pauvre Dejounte Murray, pauvres défenseurs des Spurs envoyés en sacrifice humain dans l’assiette de Curry. Devoir tenir face à Steph en ce moment, ce n’est peut-être plus aussi humiliant que la saison dernière, mais l’addition reste toujours aussi salée. Et quand bien des critiques sont encore faites sur sa capacité à bien jouer au printemps (stop), le double-MVP en titre continue à laisser son jeu parler pour lui.

Ce qui est très intéressant à observer d’ailleurs, quel que soit le camp choisi. Du point de vue extérieur, donc en voyant Curry jouer actuellement, il y a une forme de maturité et de sérénité qui impressionne. Le fanfaron des dernières années laisse davantage sa place à un meneur plus tempéré. Certes, les explosions volcaniques sont toujours aussi impressionnantes, mais les danses post-shoot semblent moins fréquentes, moins borderline. Du point de vue du joueur, donc dans le crâne de Steph, il y a aussi l’envie de se prouver à lui-même et à autrui que son récent règne individuel n’était pas qu’un coup de chaud prolongé. Darling officielle de la NBA pendant deux ans, le meneur a pris un sacré coup de bastos dans l’aile en chiant sa fin de Finales 2016. Du coup ? Rien de mieux que se rattraper la saison suivante, Kevin Durant à ses côtés ou pas, en augmentant sa production personnelle. Et que les mauvaises langues l’apprécient ou pas, il faut admettre que Monsieur Curry réalise à la fois une régulière sensationnelle et des Playoffs de toute beauté. George Hill ou pas, Tony Parker ou pas, Jusuf Nurkic ou pas, Kawhi Leonard ou pas.

En pleine confiance actuellement, Stephen Curry continue à envoyer du bois sur les parquets, en attendant de pouvoir redorer son image pendant les prochaines Finales NBA. Quarante avant-hier, vingt-neuf en trois quart-temps aujourd’hui : prochaine mixtape ce samedi…?


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