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Le fail des Celtics : se ramener en noir à Washington, pour les funérailles de leur propre jeu

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Faut au moins assurer derrière.

Source image : CSNNE

L’idée était bonne, l’exécution nettement moins. En se ramenant habillés tout en noir hier soir à Washington, les Celtics espéraient enterrer les Wizards et leur saison. Au lieu de ça ? Les voilà face à un Game 7, de retour à la maison.

C’était un clin d’oeil intéressant, mais risqué. On s’en souvient encore, de ce fameux Funeral Game initié par Bradley Beal. Nous étions dans un froid mois de janvier en saison régulière, Boston avait géré la deuxième rencontre entre ces deux équipes, et quelques jours plus tard les retrouvailles étaient programmées. Suite au festin d’Isaiah Thomas devant Floyd Mayweather et le public du TD Garden, les Wizards voulaient envoyer un message clair aux Celtics : ils décidaient donc de se ramener tous sapés en noir, pour “l’enterrement” de Boston. Une magnifique initiative dans la catégorie blabla, mais qu’il fallait évidemment suivre avec des actes, sous peine de se faire ridiculiser. Ce que Beal et ses potes géraient, en mettant 15 points dans la lunette de Brad Stevens et ses hommes. Fast forward quelques mois plus tard, l’armée verte remporte son Game 5 à domicile et décide collectivement de se ramener… en noir ! Sur le papier, le coup de tampon peut être incroyable. Aller à D.C pour montrer que la régulière n’est pas la même chose que les Playoffs, remporter enfin un match à l’extérieur et utiliser une punchline adverse pour les envoyer en vacances, le potentiel de déflagration est très élevé. Sauf que comme mentionné plus haut, ce type de décision doit être suivi par une victoire. Sinon ? C’est plutôt la honte.

Et Boston n’a pas forcément proposé de match “honteux” à proprement parler. Après tout, c’est sur un tir héroïque de John Wall que le script a totalement changé. Quelques centimètres de moins, quelques centimètres de plus, et tout changeait, comme dirait la jeune mariée. Sauf que sur la toute dernière possession de la rencontre, bien que le débat soit encore là pour durer, le tir est ouvert pour le meneur des Wizards et la sanction est immédiate. Avery Bradley aurait-il dû monter davantage ? Respecter les chiffres en laissant Jean Mur envoyer une ogive de 8 mètres ? Chacun son avis là-dessus, mais l’ultime tentative d’Isaiah Thomas ne rentra pas derrière et voilà que la tentative d’enterrement est loupée pour Boston. Un choix qui pourrait vite se retourner contre l’armée verte, car comme John Wall l’a suggéré en sortie de victoire, on ne vient pas comme ça dans sa ville en espérant le mettre à mort. On ne vient pas comme ça dans Washington, en espérant gagner alors que ton banc est à 2/15 au tir pour 5 maigres points. On ne tente pas une punchline de la sorte, quand la bataille au rebond est gérée par l’équipe d’en face et les faibles efforts du début de rencontre payent négativement par la suite. Oui, on peut réécrire le scénario comme on veut, en affirmant que Boston remporterait 6 ou 7 fois sur 10 en rejouant la rencontre, mais les faits sont là aujourd’hui : les Celtics ont voulu faire les malins, n’ont pas assuré derrière, et se retrouvent face à une équipe surmotivée qui ira dans le Massachusetts ce lundi. La loi reste la même, si tu suis pas ton blabla avec des actes, c’est du vent qu’on doit pointer du doigt.

Boston aura encore un sacré avantage, celui de jouer ce fameux Game 7 à domicile ce lundi. Mais si on pouvait donner un conseil à Brad Stevens ? Ce serait d’aller voir ses joueurs et répéter ce qu’il avait dit à Kelly Olynyk au match précédent : “Quit fucking around“, arrêtez de déconner si vous préférez. Les Celtics ont joué avec le feu, ils n’auront pas d’autre solution que de devoir assurer derrière.

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