Cavaliers

Preview Cavaliers – Pacers Game 1 : défendre fort d’entrée sous peine de se faire punir côté Cavaliers !

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Après avoir pioncé en régulière, vous allez voir de quel bois je me chauffe ! Le réveil s’annonce brutal.

Source : League Pass

Ça y est. C’est le jour-J. Les Playoffs commencent enfin. Après 1230 rencontres de saison régulière, la vraie compétition débute. Et à tout seigneur, tout honneur, on lance les festivités hostilités avec les Cleveland Cavaliers, champions NBA en titre, qui reçoivent les Indiana Pacers à partir de 21h. Un Game 1 qui sent le souffre. 

Cleveland ne réalise pas une saison de champions NBA en titre : 31 défaites au compteur, une première place pourtant accessible mais offerte aux Celtics et 4 revers consécutifs pour clore la saison. Pas joli, joli. Et si on ne croit pas forcément au fameux bouton on/off qu’on activerait comme par enchantement en postseason, les Cavaliers demeurent les immenses favoris de cette série. Pourquoi ? Parce que LeBron James. Et parce que le roster qui l’entoure est malgré tout pléthorique. N’oublions pas que LeBron a atteint six fois de suite les finales NBA, une première depuis Bill Russell. Et ce n’est pas la première fois qu’il ne termine pas la saison régulière en tête de la Conférence Est. Bien au contraire, c’était déjà le cas en 2011, 2012 et 2014 avec le Heat puis en 2015 avec les Cavaliers. A chaque fois, LeBron et sa troupe ont fini deuxièmes à l’est. Et à chaque fois, il s’est hissé en Finales NBA. Il y a trois ans, le King avait d’ailleurs battu… les Pacers, premiers de saison régulière, en Finales de Conférence. Bref, s’il y a un joueur capable d’activer le mode Playoffs, c’est bien lui. Confiant, il a simplement assuré à ESPN que :

“Nous avons de bonnes chances d’aller au bout. Il faudra être très déterminés et intelligents dans l’exécution de notre plan de jeu” LeBron James

Et comme le disait si joliment David Griffin dans sa lettre au lendemain du Game 5 des dernières Finales NBA, s’il y a une équipe capable de tout, ce sont bien ces Cavaliers là. D’ailleurs, ils sont au grand complet à l’entame de ces Playoffs, si ce n’est une incertitude autour de Kay Felder, touché à la cheville gauche. Mais cette confiance de champions pourrait vite se retourner en cas de défaite prématurée…

Car en face, il n’y a aucune pression. Indiana a vécu une saison en demi-teinte. Avec leur effectif renforcé par un vrai meneur en la personne de Jeff Teague, l’arrivée d’Al Jefferson en sixième homme, l’explosion annoncée de Miles Turner et un patron comme Paul George, beaucoup les voyait à la lutte pour le top 4 à l’est. Mais rien ne s’est déroulé comme prévu, loin s’en faut, et les Pacers ont dû batailler jusqu’au bout pour accrocher les Playoffs. Avec succès, finalement, puisqu’ils ont terminé la saison sur cinq succès de rang, dans le sillage d’un Paul George monstrueux et nommé joueur de la dernière semaine de régulière. Leur saison est donc d’ores et déjà sauvée. Maintenant, ils ne leur restent plus qu’à se faire plaisir contre l’ogre de la Conférence Est. Sur le papier, ils ont les moyens de gêner les Cavaliers. Jeff Teague est capable de step up en Playoffs pour défendre fort sur Irving et l’obliger à défendre, Miles Turner peut appuyer là où ça fait mal, c’est à dire dans le secteur intérieur des Cavaliers, et Paul George est un immense joueur, un véritable franchise player qui peut vous boucler des fins de match à lui tout seul. Remonté comme un coucou Suisse, il a sereinement déclaré à ESPN :

“Si vous me l’aviez demandé, je vous aurais dit que c’était contre [les Cavaliers] que je voulais jouer” Paul George

Il avait d’ailleurs donner du fil à retordre à LeBron lors de leur dernière confrontation, remportée par les Cavaliers en double overtime. Enfin, le retour à la maison de Lance Stephenson a redonné une âme à cette équipe et à toute la ville d’Indianapolis, qui va se rappeler au bon souvenir des Pacers 2014. A noter que, côté Pacers, Glenn Robinson III (douleurs au mollet) est toujours out et Al Jefferson, touché à la cheville gauche, est questionable.

La clef du match : la défense des Cavaliers

Reste que les Cavaliers ont les cartes en main. Ils ont sans aucun doute l’un des meilleurs effectifs de la Ligue et comptent dans leurs rangs le meilleur joueur du monde. La balle est donc dans leur camp. S’ils font le taf, ça passera sans encombre. Et par “faire le taf”, on n’entend pas “marquer 115 points”. Non, ça, ils sont capables de le faire. On le sait, les qualités de playmaker et de slasher de LeBron, entouré de shooteurs d’exception et épaulé par le virtuose Kyrie Irving, suffiront à mettre des puntos. Non, faire le taf, c’est se mettre en mode Playoffs de l’autre côté du terrain : en défense ! Car c’est là que le bas blesse. Si les Cavaliers ont une puissance de frappe exceptionnelle, avec le troisième offensive rating de la Ligue, ils n’affichent que le 21ème defensive rating de la NBA. C’est un rang indigne de leur standing et surtout insuffisant s’ils veulent réaliser le back-to-back. C’est donc dans leur moitié de terrain que les Cavaliers vont devoir appuyer sur “on”. Ils sont en mission. Et de ce point de vue, si le duel entre LeBron James et Paul George sera évidemment essentiel, on a guère de toute sur la capacité du King à se dépouiller en défense. L’interrogation est plutôt collective. Cet effectif est-il réellement capable de proposer une défense niveau Playoffs ? Quid de Kyrie Irving, Kevin Love, Channing Frye, Deron Williams et Derrick Williams voire Gérard Smith qui n’est pas revenu à son niveau de l’an passé ? Réponse dès ce soir à la Quicken Loans Arena.

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