Spurs

Kawhi Leonard est monstrueux : 39 points dont 17 dans le dernier quart, Harden a pris très cher !

Dans un exceptionnel duel de candidats au titre de MVP hier soir, c’est Kawhi Leonard qui a posé ses bourses sur la table en explosant la fin de rencontre à lui seul devant un public en délire : victoire des Spurs, 112 à 110.

Et de un. Un premier adversaire mis au sol, sur cette incroyable semaine qui attend le monstre de San Antonio. On avait déroulé le script, en claquant un peu des dents sur ce premier match du quatuor fatal. Car si Leonard avait fait le job lors des trois dernières rencontres pour terminer Joueur de la semaine, on parlait des Pacers, Wolves et Pelicans. Trois franchises qu’on respecte, mais loin de jouer au même niveau que celui des Rockets, actuellement une des cinq meilleures armées du circuit. Et dès le premier quart-temps, cela se vérifiait bien puisque James Harden était tout simplement inarrêtable et Gregg Popovich commençait déjà à voir rouge sur son banc. Il faut dire que 39 points encaissés avec une arme fatale offensive laissée en plein rythme, c’était le genre d’intro qui pouvait sérieusement mener à une déculottée. Mais s’il y a bien un secret que le stratège de San Antonio a gardé et entretenu pendant si longtemps, c’est la présence d’un être venu d’une autre planète dans ses rangs. Une créature capable de donner son corps sur le terrain, des deux côtés d’ailleurs, et anéantir les espoirs adversaires grâce à une sorte de poésie destructrice. La beauté du silence, devant une bombe atomique humaine.

Bien aidé par un Tony Parker très costaud et les points précieux de LaMarcus Aldridge, sans oublier de la bombinette envoyée par ses partenaires, Kawhi Leonard activait son mode favori : extinction de l’attaque adverse, démolition de la défense adverse. Imaginez un garçon comme Harden, tout simplement étouffé par le numéro 2 des Spurs, couvert par ses immenses tentacules et une redirection ultra-disciplinée sur chaque possession. Imaginez un sniper capable de dégainer en l’espace d’une demi-seconde, qui peut aussi driver dans la forêt pour provoquer des lancers cruciaux. Créez ce joueur, donnez-lui l’apparence d’un Allen Iverson sous stéroïdes, et vous obtenez le Kawow d’hier soir. Seulement 4 points pour la barbe dans le dernier quart, 17 pout l’animal, histoire de réduire encore plus l’écart dans la course au titre de MVP, et cette séquence de fin de match qui dépassait l’entendement, Manu Ginobili prenant sa tête à deux mains alors que l’ancien en a vu des actions en carrière. Une flèche divine derrière l’arc pour donner l’avantage aux Spurs, la couverture patiente sur Harden avant de se jeter sur son lay-up tel un aigle sur sa proie, explosion du cuir sur la planche et récupération de la gonfle pour terminer le business. Autant de domination individuelle dans 30 secondes de basket, façon LeBron quand il chauffe en juin, voilà ce que nous a proposé Leonard sur cette fin de match incroyable.

Et au final ? En plus d’une huitième victoire consécutive ? En plus de ses 39 points, à 12/18 au tir dont 4/5 de loin avec une seule balle perdue (!) ? Une première case cochée, dans sa course au titre de MVP. Harden, check. Prochain client, Westbrook jeudi. Nous ne sommes pas prêts.

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