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Flashback 2004 : retour sur le transfert de Rasheed Wallace à Detroit, l’un des plus beaux coups de l’histoire !

Rasheed Wallace

Et le numéro complémentaire est le 36…

Source image : Wikimedia

La NBA trade deadline, c’est aujourd’hui ! Pour vous préparer au mieux à cette journée toujours très excitante, TrashTalk a décidé de revenir sur l’un des plus gros transferts de mi-saison dans l’histoire de la NBA. C’était en 2004, quand Rasheed Wallace a débarqué à Detroit en provenance d’Atlanta, où il n’aura finalement joué qu’un seul petit match car il n’était arrivé que quelques jours auparavant après sept saisons et demie chez les Blazers.

Quand on pense aux grandes gueules qui sont passées par les parquets NBA, Gary Payton est évidemment celui qui vient le premier à l’esprit. Après tout, ce n’est pas pour rien si certains considèrent l’ancien meneur des Sonics comme leur héros, leur modèle, leur Papa. Mais s’il y en bien un autre qui représente à merveille l’esprit du trashtalking, c’est incontestablement Rasheed Wallace. Pour les plus jeunes qui n’ont peut-être pas connu le Sheed, on parle d’un mec qui est sans aucun doute le Dieu de DeMarcus Cousins. Recordman de la ligue au nombre de fautes techniques en carrière (317) ainsi que sur une seule saison (41 en 2000-2001), Wallace n’était pas du genre à garder sa langue dans sa poche avec les arbitres. Il était plutôt du genre à balancer sans retenue un « Ball don’t lie » à l’adversaire lorsque ce dernier ratait un lancer franc qu’il considérait immérité. Bref, Rasheed fait partie de ces joueurs qui figurent sans problème sur le Mont Rushmore ou dans le Hall of Fame des TrashTalkers. Mais Wallace, c’était aussi un sacré basketteur, un intérieur ultra-complet capable de changer le destin d’une franchise dès son arrivée.

C’est un grand joueur. C’est un gars qui peut avoir un impact sur notre équipe. Cela va nous permettre d’être compétitifs au plus haut niveau en NBA.

Ces mots, prononcés en février 2004 par l’ancien président des opérations basket de Detroit Joe Dumars, résument parfaitement la situation de l’époque. Il y a 13 ans, lors de la trade deadline, les Pistons avaient obtenu Rasheed Wallace (qui était dans sa dernière année de contrat) grâce à un transfert à trois équipes incluant les Hawks et les Celtics. En échange, Detroit ne lâchait que très peu puisque seuls des tours de draft ainsi que des role players comme Chucky Atkins, Bob Sura, Lindsey Hunter et Zeljko Rebraca quittaient le Michigan. Autrement dit, la franchise de Motown avait réussi à ajouter un double All-Star à son équipe tout en conservant son collectif déjà bien huilé, qui était composé de Chauncey Billups et Rip Hamilton à l’arrière, du jeune chien de garde Tayshaun Prince à l’aile et du mur défensif Ben Wallace dans la raquette. C’était le début d’une cohabitation qui allait faire des ravages en NBA.

Défaits à six reprises en sept matchs juste avant l’arrivée du Sheed, les Pistons se relancent complètement avec Wallace dans l’effectif. Mieux, ils franchissent un cap en passant d’une bonne équipe à un candidat crédible au titre. La preuve, sur les 26 rencontres de saison régulière disputées après la trade deadline, Detroit en remporte 20 et termine la campagne 2003-2004 sur un bilan de 54 succès pour 28 revers. Avec 13,7 points et 7 rebonds de moyenne, Rasheed n’affiche pas des statistiques aussi ronflantes que lors de ses meilleures années à Portland (près de 20 points par match entre 2000 et 2003), mais son impact est énorme. Très précieux en défense, point d’appui offensif dos au panier et capable d’écarter le jeu grâce à son tir extérieur, il devient le parfait complément du pivot Ben Wallace et s’intègre très vite dans le collectif des Pistons, guidé par l’excellent coach Larry Brown. Mais outre son apport sur le terrain, c’est également son style, ou plutôt son swag comme on dit aujourd’hui, qui permet à Detroit de changer de dimension. Sans le Sheed, les Pistons étaient vus comme une formation solide mais ils ne faisaient pas forcément flipper la concurrence. Avec lui, ils s’étaient transformés en Bad Boys 2.0 et le degré d’intimidation était tout d’un coup monté de plusieurs niveaux, surtout après une improbable série de cinq matchs consécutifs à moins de 70 points encaissés (!!) pendant le mois de mars.

La suite, on la connait. Lors des Playoffs 2004, Detroit élimine facilement Milwaukee avant de sortir les Nets de Jason Kidd en sept manches, puis les Pacers de Jermaine O’Neal dans une série énorme du point de vue de l’intensité et de la défense déployée par les deux équipes. Qualifiés en Finales NBA pour la première fois depuis 1990, les Pistons donnent une véritable leçon de collectif aux Lakers de Shaquille O’Neal et Kobe Bryant, pourtant grands favoris mais finalement incapables de rivaliser avec la solidarité, la cohésion et le sérieux des hommes de Motown. Ce titre, qui sera suivi d’une nouvelle Finale NBA en 2005 (perdue face aux Spurs) et de trois autres Finales de Conférence, représente sans aucun doute le sommet de la carrière de Rasheed Wallace, qui avait prouvé à quel point il pouvait être important dans une équipe de basket.

Jusqu’à ce soir 21 heures, de nombreux dirigeants vont tenter de réaliser ce que Joe Dumars a réussi en 2004 avec Rasheed Wallace, c’est-à-dire trouver la pièce manquante qui transformera le visage de leur équipe dans les semaines à venir. Evidemment, un transfert d’une telle ampleur est plutôt rare en plein milieu de saison, mais c’est le moment ou jamais pour poser ses cojones sur la table et montrer ses talents de manager général. 

1 Comment

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  1. demesures

    23 février 2017 à 10 h 17 min at 10 h 17 min

    Mon idole !!

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