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Jimmy Butler réalise le meilleur match de sa carrière : 52 points sur Charlotte, un leader possédé !

Avec des Bulls en plein doute et une équipe de Charlotte qui débarquait au United Center, les fans de Chicago priaient pour qu’un héro vienne les sauver dans leur détresse : Jimmy Butler a mis sa cape, et a mené sa franchise vers la victoire (118-111) en réalisant le meilleur match de sa carrière.

Il fallait peut-être ça, encore une fois, pour que son équipe l’emporte. Il y a quelques jours, Buckets avait terrorisé les Nets en plantant 40 points ainsi que le tir de la gagne au buzzer. Mais avec tout le respect que nous avons pour Brooklyn, l’adversaire de ce lundi avait une gueule nettement différente, avec des standards bien plus prometteurs. Les Hornets, menés par un Kemba Walker toujours aussi incisif en pénétration, tenaient leur match sans le lâcher ni prendre d’avantage sérieux au niveau du score. Un ping-pong que Fred Hoiberg et Steve Clifford s’offraient devant des milliers de spectateurs, chaque entraîneur essayant d’apporter un peu de folie de son côté. Un peu de Doug McDermott ici, de Jeremy Lamb là, Spencer Hawes et Marvin Williams en couverture, Michael Carter-Williams et Denzel Valentine en face. Dans ce genre de scénario, et avec deux équipes qui refusaient de véritablement stopper l’autre, il fallait qu’un athlète saisisse la partie à deux mains et dicte l’issue en solo. Ce type de performance qui impose le silence dans les deux vestiaires, et rappelle qui est le patron. Une performance offerte par un Jimmy Butler tout simplement possédé, confondant les paniers du United Center avec des piscines à boules.

En début de money-time, il avait déjà 35 points et faisait tout son possible pour garder Chicago dans le match. Drive pour obtenir des lancers, création balle en main, tirs à mi-distance, Jimmy était déjà au four et au moulin avant ces douze dernières minutes de jeu mais cette période sera finalement la plus folle, en voyant Buckets anéantir la défense de Nicolas Batum et Michael Kidd-Gilchrist. Dès que Kemba Walker osait lui tenir tête, Butler reprenait la gonfle et répondait sans trembler du poignet. De 35 à 40 puis 45 points, le compteur grimpait et on se demandait s’il allait passer la fameuse barre des cinquante. Puis, à coups de lancers rentrés sur un rythme impeccable (21/22) et de jumpers à 5-6 mètres exécutés à la perfection, le numéro 21 laissait la foule de l’Illinois partir en délire et la réalisation se faire plaisir. Zoom sur le maillot de Jordan au plafond, Stacey King en transe aux commentaires, comparaisons avec ses meilleurs matchs en carrière… d’ailleurs, peut-on affirmer que ce 2 janvier était le best de chez best ? Numériquement parlant, Jimmy en avait déjà claqué 53 il y a quasiment un an, mais c’était face aux gentils Sixers. Là, contre un client sérieux de la Conférence Est et sans pouvoir compter sur Dwyane Wade, Butler retroussait ses manches comme un grand. Là, dans le bordel entretenu par Rondo et Hoiberg, avec un calendrier hardcore en janvier et des fans qui commençaient à perdre patience, Butler montrait la voie à ses coéquipiers. Un boulot de patron, comme il l’a souvent montré chez les Bulls cette saison.

Dans un bateau qui tangue actuellement et avec une solide équipe de Charlotte qui l’affrontait hier soir, Jimmy Butler a tout simplement offert sa plus belle partition depuis son arrivée en NBA. Une démo de détermination, de discipline, d’efficacité offensive et de leadership, qui doit rappeler aux Bulls ce qu’ils possèdent avec le numéro 21 : un pur joueur. Résultats des courses, 52 points dont 17 dans les 4 dernières minutes, à 15/24 au tir, 21/22 aux lancers et une victoire exceptionnelle.

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