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James Harden ne s’arrête plus : allô Houston, oui bonjour, 3ème triple-double consécutif

Ce fût, de très loin, un de ses matchs les moins réussis de la saison. Mais même dans le doute ? James Harden a mené ses Rockets jusqu’à la victoire, les Wizards rendant les armes dans le money-time (101-91).

Rendons à César ce qui lui appartient, même s’il n’est pas forcément barbu aujourd’hui. La couverture revient évidemment au numéro 13 car la franchise texane lui appartient et ses performances dirigent l’humeur des habitants de Houston, mais Harden était loin de représenter le meilleur joueur de cette partie, ce lundi. Un titre qu’on pourrait clairement donner à des copains comme Eric Gordon, toujours aussi bouillant à distance, Trevor Ariza, dont le travail défensif sur 44 minutes était crucial pour ses Rockets, ou encore Montrezl Harrell, qui fait doucement passer l’absence de Clint Capela pour un lointain souvenir existant dans une galaxie far far away. Pour commencer, EG continuait son bombardement massif avec 31 points en sortie de banc, lui permettant de rester le joueur le plus prolifique de toute la Ligue derrière l’arc (6/12 hier soir, devant Curry au classement général). Ses initiatives offensives et notamment ses ficelles en toute fin de rencontre permettaient aux fans texans de sortir du piège tendu par les soldats de la capitale, alors que Markieff Morris, Bradley Beal et John Wall faisaient tout leur possible pour maintenir le score dans une tranche plutôt serrée. Bonne tentative, mais mauvaise exécution, les Rockets terminant le boulot comme des grands dans les deux dernières minutes.

Et qui pouvait bien être au centre des opérations, variant idéalement entre distribution, rebonds et tir à distance ? James Harden, évidemment. Tout au long de la partie, le gaucher semblait hors-rythme et était particulièrement bien défendu par l’arrière-garde de Washington. D’ailleurs, ce sont bien les Wizards qui s’offraient une belle chance de victoire, avant que la machine offensive construite par Mike D’Antoni ne se réveille. Ce samedi, le barbu avait réalisé un match historique en claquant 53 points, accompagnés par 16 rebonds et 17 passes. Cette fois, on divisait quasiment par deux la production numérique, mais on multipliait par deux les grosses séquences en toute fin de match. Un kick-out pour Gordon à trois points, un alley-oop pour Harrell en point d’exclamation, un tir de huit mètres suivi par une danse de la pluie, Harden avait ses mains sur toutes les grandes décisions de son équipe en fin de rencontre, et c’est là aussi que le joueur montrait son excellence actuelle. Même dans le doute, même maladroit, même affreux en terme d’efficacité (6/24 au tir, 2/11 de loin, 6 balles perdues), l’arrière trouvait un moyen de l’emporter. Et ce, sans Patrick Beverley pour s’occuper du joueur de la semaine dans la Conférence Est.

L’addition please ? 23 points, 10 rebonds et 10 passes, après le 53-16-17 du réveillon et le 30-13-10 de la veille. Ajoutez une cinquième victoire consécutive, un pas de plus pour se rapprocher des Spurs sur la deuxième place de l’Ouest, et vous obtenez un homme qu’on appelle le leader du classement pour le titre de MVP.

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