Grizzlies

Marc Gasol a pris feu hier soir : 38 points face aux Pistons, Drummond est devenu bilingue

C’était écrit, annoncé, prévisible. Après une défaite douloureuse contre Boston mardi soir, l’intérieur espagnol et ses Grizzlies se rendaient dans le Michigan : on peut dire que Gasol a bien répondu…

Magnifique coaching ou sortie médiatique chanceuse ? Difficile de savoir si David Fizdale savait vraiment ce qu’il allait obtenir en critiquant assez ouvertement ses joueurs avant-hier, mais l’effet était immédiat. Remettons le contexte en place, pour bien comprendre ce qui a permis la déflagration de ce mercredi à Détroit. La veille, à domicile et face aux Celtics, Memphis perdait son match en prolongation, alors qu’en plus la rencontre était bien entre les mains des hôtes. Un manque de lucidité, de ténacité, de tout ce que vous voulez, mais en conférence de presse l’entraîneur du Tennessee se permettait de remettre en question le leadership de ses cadres. Comment ça, Gasol, Conley, Randolph et Allen qui ne font pas leur boulot ? Non mais je rêve. Interrogé directement par les médias locaux qui venaient d’entendre cette citation, Marc ne faisait que son job en balayant d’une main les chercheurs d’embrouilles, préférant tourner la page et mieux se concentrer sur la mission suivante. Et pas n’importe laquelle d’ailleurs, puisque ses Grizzlies se rendaient chez des Pistons souhaitant nettoyer l’infâme défaite vécue à Chicago lors de leur sortie précédente. Certainement pas le challenge le plus aisé, surtout que Gasol devait affronter un certain Andre Drummond qui reste quand même un sérieux client dans chaque raquette, surtout à domicile.

Mais en ayant publiquement pointé du doigt ses patrons, Fizdale a aussi réveillé un compétiteur qui a voulu mettre tout le monde d’accord en l’espace de 48 minutes. Ou disons, 37 pour être précis, le carnage de Marco étant chronométré sous les yeux perdus de Stan Van Gundy. Le coach des Pistons était au premier rang pour assister au défilé offensif le plus gracieux de la nuit, Gasol faisant péter un câble aux Aron Baynes, Dédé Drummond et autres humains envoyés en pèlerinage sur lui. Dans toutes les positions, avec ou sans opposition, sur la pointe des pieds et en back-to-back, le géant espagnol égalait son record en carrière sans transpirer : 38 points, à 14/17 au tir (!), 2/3 de loin et 8/11 aux lancers. Même quand Détroit entamait une tentative de comeback mais qui n’avait pas tant de crédibilité que cela vue la cohésion d’équipe montrée en ce moment par les Pistons, le monstre calmait tout le monde en rentrant un petit hook, un petit fadeaway, des promenades de raquettes sans faire de bruit, mais en ne laissant aucun doute sur le nom du meilleur joueur présent sur le parquet. Le coup de chaud de Fizdale était-il pensé dans ce sens, celui de motiver Gasol et ses troupes ? On ne le saura jamais, mais que ce fût efficace…

Peut-être aussi qu’après avoir observé DeMarcus Cousins marcher sur l’Oregon mardi soir, Marco voulait s’offrir une région pour lui seul. Mission accomplie, puisque le Michigan a passé sa soirée à souffrir devant l’excellence de l’Espagnol. Juste magnifique.

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