Sixers

Les Sixers explosent le Heat pour fêter leur retour en Playoffs : 130-103, no Embiid no problem

Joel Embiid

Même sans jouer, Joel Embiid a mieux joué qu’Hassan Whiteside.

source image : youtube

C’était la principale interrogation à propos du début de cette série entre les Sixers et le Heat : savoir si les gamins de Philly seraient en mesure d’offrir une vraie opposition au basket structuré de Mayami. Résultat ? Le bouillantissime Wells Fargo Center en a eu pour son argent et les Sixers en sont désormais à 17 wins de suite. Flippant ? Flippant.

No Embiid, no problem. Voilà l’une des principales infos à retenir de ce Game 1 entre le Heat et les Sixers, et on remercie au passage Hassan Whiteside pour sa participation. Attendu comme le messie par les fans floridiens pour cette mise en bouche, celui qui aimerait jouer plus a envoyé un sympathique message à son coach, puisque Erik Spoelstra l’aura finalement utilisé douze bien trop longues minutes. Incapable de s’adapter au small-ball proposé par Brett Brown, le géant de papier aura davantage brillé par son manque de motivation que par ses stats et c’est donc de sa mine déconfite sur le banc dont on se rappellera le plus au moment d’évoquer le match de la nuit. On a parlé de son incapacité de prendre une position ? De son criant j’menfoutisme ? Ok, on peut passer au basket.

Car du basket il y en a eu pour ce premier match des Sixers en Playoffs depuis six ans. Un groupe qui a surfé sur son exceptionnelle dynamique de la fin de saison (16 wins de suite pour boucler la régulière) et qui signe une entrée en matière parfaite. Un 18-3 rapide pour mettre le Heat dans les cordes, auquel les hommes de Spo répondront par un… 18-3. Chacun son tour, et si Ben Simmons régale Dario Saric, J.J. Redick et Marco Belinelli côté Sixers, c’est le so swag Kelly Olynyk qui amène sa fraîcheur sur le parquet pour rattraper les errances de ses starters. Le problème pour le Heat ? L’ancien punk à chien de Boston sera en fait la seule raison de sourire côté Heat et cela durant tout le match, pendant que le trio Redick/Belinelli/Ilyasova activera le mode All-Star Week-end durant toute la deuxième mi-temps.

Les tirs du parking pleuvent, sur une jambe ou les yeux bandés, et le Heat plongera dans les profondeurs de la lose à mesure que le chrono du quatrième quart-temps défile. Trente points d’écart ou presque à l’arrivée, soit la différence de motivation entre deux squads carrément pas sur la même longueur d’ondes au niveau de l’envie. Et si Dragic and co. se bougeront probablement les seufs dès le Game 2, cette introduction un peu violente sonne comme un rappel à l’ordre obligatoire avant la suite de la série.

Sixers 1, Heat 0, et avec la manière s’il vous plaît. Des jeunes qui galopent d’un côté, des mecs qui traînent la patte et qui font la gueule de l’autre, voilà comment on arrive au genre de branlée aperçue ce soir en Pennsylvanie. Un vent de fraîcheur souffle en tout cas sur la NBA, et il semble que les Playoffs n’aient pas vocation à arrêter la bourrasque.

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