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Fin de saison pour les Pistons : les Playoffs disparaissent, un gros été attend Motown

Pouvait-il y avoir meilleur point d’exclamation ? Pas sûr. En s’inclinant cette nuit à domicile, face aux Sixers orphelins de Joel Embiid, les Pistons ont dit au revoir aux Playoffs et vont désormais aborder une offseason des plus cruciales dans leur belle histoire.

Nombreux sont les observateurs qui, en ayant observé l’arrivée de Blake Griffin en janvier dernier, changeaient subitement leur pronostic de saison. Detroit dans le Top 8, Detroit mauvais délire du premier tour à jouer, Detroit à regarder de plus près, la hype évidente et naturelle post-transfert s’injectait doucement mais sûrement dans les veines des plus curieux. Seulement, entre un effectif décimé par les blessures, chamboulé par un tel blockbuster et sans véritable camp d’entraînement, on la jouait beaucoup plus « pile ou face » qu’autre chose dans les couloirs de la franchise. La fondation était en place, avec Blake et Drummond à développer en duo sous les arceaux pendant quelques semaines, mais il était trop compliqué d’attendre des miracles venant du reste de l’effectif. Preuve étant ? La deuxième partie de saison des Pistons ira dans ce sens (14 victoires pour 15 défaites avec BG), enfin, tout dépend des attentes qu’on avait de cette équipe. Pré-transfert, on parlait Playoffs. Post-transfert, aussi. Alors forcément, c’est le désarroi qui domine. Mais il était trop compliqué de pouvoir espérer quelconque exploit venant d’un groupe qui n’a connu que deux titulaires réguliers, d’octobre à avril. Hormis Andre Drummond et Reggie Bullock, tous les deux à plus de 50 matchs dans le cinq majeur, qui a offert un minimum de stabilité aux habitants de Detroit ? Quasiment personne. Une ou deux perf d’Ish Smith, trois ou quatre moments d’éclat venant de Stanley Johnson, le taf habituel d’Anthony Tolliver, le bon boulot de Luke Kennard, épicétou. De quoi imposer un été crucial pour les gars de Motown.

Crucial, sur, et en dehors des terrains. Tout commencera par en haut, dans le management, avec une double-casquette à retirer pour Stan Van Gundy : vice-président des opérations basket + coach, stop. Le moustachu doit se concentrer sur le métier d’entraîneur et laisser la rude tâche de prez à un homme plus disponible et compétent. On susurrait les noms d’Arn Tellem ou Chauncey Billups dernièrement, il faudra voir qui prendra les rennes de la franchise. Car derrière ? Attention aux mouvements de joueurs. Reggie Jackson et ses 17 millions la saison, pas sûr que ça reste. Bullock à devoir prolonger, bon courage pour sortir le chéquier. Avec 57 millions (!) garantis sur Drummond et Griffin l’an prochain, les Pistons n’auront pas une incroyable marge de manoeuvre sur le marché, mais ils pourraient continuer dans leur dynamique de renforcement en pêchant un troisième gros poisson. Un meneur, en priorité, pour mettre un terme à l’expérience Reggie Jackson qui depuis deux ans est une des séries télé les plus déprimantes dispo sur le net. Ce qui permettra d’ailleurs à Ish Smith de retrouver son vrai rôle, celui de dynamite en sortie de banc. Ensuite, blinder ce foutu banc qui fait partie des pires de la Ligue, en intégrant des pièces peu chères mais productives. La défense de Detroit fût correcte cette année et les bases sont bonnes pour construire dessus (10ème en efficacité), mais l’attaque est d’une rare pauvreté (20ème), dans l’efficacité comme l’imprévisibilité. Jouer les Pistons fût un régal pour un paquet de défenses cette saison, Hawks et Bulls ont été les deux seules équipes marquant moins de points qu’eux à l’Est…! Impossible d’envisager quoi que ce soit avec un jeu aussi pauvre. Ceci étant dit, Motown possède une base prometteuse, un duo qui peut rouler sur de nombreuses équipes de l’Est, il faut profiter de cet été pour faire les ajustements nécessaires et revenir avec une saison complète en groupe.

Stan Van Gundy sera-t-il encore là, qui prendra les rennes de la franchise, quid de Reggie Jackson, quel poisson aller chercher sur le marché, avec quelle thune,… La liste des questions et des doutes est longue dans Detroit. Mais un aspect reste intéressant, la franchise a décidé d’oser en associant deux gros joueurs dans sa raquette. Il faut donc les entourer efficacement, et on sera les premiers à jouer les surpris si les Playoffs retourne dans le Michigan dans un an. Au boulot, dès maintenant.

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