Timberwolves

Derrick Rose a rejoué avec les Wolves : l’opération « il faut sauver le soldat D-Rose » démarre… bien

Derrick Rose

« I told you, I rose. » Derrick est revenu sur les parquets, ça fait plaiz’.

Source image : NBA League Pass

Il y a revenir de loin et revenir de là où Derrick est revenu. Il ne s’agit pas de Derrick Williams, de retour en NBA avec les Lakers, mais bien de Derrick Rose, qui a enfin refoulé le parquet hier soir, sous les ordres de Tom Thibodeau, le coach des Wolves. S’il n’a pas été performant, l’essentiel est ailleurs : D-Rose entrevoit enfin la lumière à la sortie du tunnel.

Des destins cruels en NBA, il y en a eu. Des joueurs foudroyés par des blessures à répétition, des maladies, ou des décès prématurés. Malgré un parcours plus que difficile, certains arrivent à remonter la pente, et continuent à poursuivre leur rêve, comme Chris Bosh, qui après deux ans d’inactivité à cause de caillots sanguins, souhaite revenir et boucler la boucle d’une superbe carrière. Une des plus rassurantes nouvelles de cette fin de saison est le retour d’un joueur qu’on pensait perdu pour la NBA et le très haut niveau : Shannon Brown Derrick Rose. Le meneur de 29 ans a traîné son âme en peine dans la Ligue depuis des années, avec ses blessures à répétition, notamment au genou. Le fond de tension avec Jimmy Butler, son ancien coéquipier à l’Illinois, a en partie entraîné son départ chez les Knicks. Plus tard, Derrick s’est retrouvé à signer pour le minimum vétéran à Cleveland. Des galères physiques toujours, mais surtout une remise en question de sa carrière à cause d’un mental qui vacille. Cela n’a pas facilité son année avec les Cavaliers, D-Rose a donc été tradé à Utah dans le cadre du transfert de Rodney Hood dans l’Ohio. Coupé par le Jazz par la suite, il semblait que l’ancien MVP de 2011 finisse la saison sans franchise, puisqu’il ne voulait pas accepter des 10-days contracts, la seule offre qu’il ait reçu de la part d’équipes NBA.

Tout n’a pas été rose pour Derrick, mais l’ancien général des Bulls a fini par trouver refuge dans le Minnesota, aux côtés de son ancien coach à Chi-Town, Tom Thibodeau. Signé jusqu’à la fin de la saison, il a fait son retour sur les planches hier soir, contre Golden State. Son équipe des Minnesota Bulls Timberwolves s’est d’ailleurs imposée 109 à 103 au Target Center. Si la performance de Derrick n’a pas été déterminante pour arracher ce succès contre les champions en titre, c’est un grand pas en avant qu’a fait Rose, lui que l’on pouvait penser perdu pour le basket au plus haut niveau en début de saison. Il en a d’ailleurs placé une à ceux qui doutaient de son niveau, et de sa capacité de revenir en forme pour trouver sa place dans un roster NBA, dans une interview accordée cette semaine à Nick Friedell d’ESPN :

« J’ai 29 ans, ils agissent comme si j’en avais 39. Je suis toujours capable de pousser la balle sur le terrain, ils pensent que je suis dans une chaise roulante. Toutes ces blessures – même lors de mon examen physique d’arrivée par le staff médical des Timberwolves, lorsqu’ils ont checké mon physique, ils ne pouvaient pas croire à quel point mon corps était en super forme. Les petites choses comme cela me poussent à travailler plus dur, parce que lorsqu’on regarde de l’extérieur, vous pouvez probablement penser que je boîte, que je porte des sacs de glace sur moi chaque jour, etc… Et bien, c’est totalement l’inverse de tout ça. »

« C’est comme ça que je me sens par rapport à ça, quand je mets les chose en perspective. Vous pouvez avoir votre avis sur moi, comme quoi je suis cramé, que je ne peux pas jouer, pas shooter, tout cela. Pas de soucis, cool, je ne suis pas rancunier à propos de cela. Si c’est comme ça que vous le ressentez, c’est comme ça, mais dans le même temps, je n’ai pas besoin de votre putain de validation. Je sais qui je suis, je sais quel type de joueur je suis. Donc respectez ça, je respecte votre point de vue, et cela devrait bien se passer. C’est comme ça que je vois les choses. »

Le natif d’Englewood, à Chicago, n’a jamais eu l’habitude de se laisser marcher sur les pieds. Ce n’est pas parce qu’il a traversé une période compliquée que cela va changer. Ceci dit, au-delà des déclarations extra-sportives, ce qui est important et réjouissant, c’est bien le retour de Derrick sous un jersey NBA. Dès qu’il a été disponible pour les Wolves, il a remis les sneakers, et a joué contre les Warriors. Derrick retrouve du confort avec son ancien coach, avec Jimmy Butler, et avec son pote Taj Gibson. Son rôle risque d’être assez limité, puisque Jeff Teague et Tyus Jones sont devant lui dans la rotation. Cependant, il pourra apporter en jouant en sortie de banc sur le backcourt avec Jones et Jamal Crawford au poste 3. C’est la configuration qu’a choisi Thibs hier soir. Concrètement parlant, ça n’a pas été la folie pour Rose, qui n’a joué que sept petites minutes. Ses statistiques ne sont pas fameuses : 2 points à 1 sur 5 aux tirs, 1 rebond, 2 assists, et 2 turnovers. Tout cela a été réalisé dans un laps de temps réduit. Il y a du bon, et du vraiment moins bon, mais cela prouve que le nouveau Wolf a faim, et a les dents longues. Ultra actif pendant son passage, il a beaucoup essayé, tenté, mis de l’intensité, sans efficacité.

À sa décharge, il a joué lors du gros run des Warriors dans le deuxième quart-temps (20 à 4). Ce qui donne à Derrick le pire plus-minus des joueurs de Minneapolis, son équipe ayant un différentiel de moins 17 lorsqu’il était sur le parquet. Cela montre qu’il faudra être patient avec l’ancien de la fac de Memphis, auteur de 9,8 points, 1,8 rebond et 1,6 passe en 19,3 minutes de moyenne lors de son passage aux Cavs. L’énergie est là, l’application aussi, la réussite pas encore et la défense ce sera sans commentaires, mais cela viendra. Il travaille, et aux côtés de Thibs, cela devrait finir par payer. Dans un environnement positif, avec une équipe jeune qui vise les Playoffs pour la première fois depuis 2004, le meneur de 29 ans pourrait s’avérer utile, en sortie de banc mais aussi dans les vestiaires.

On ne va pas se mentir, la perf’ de Derrick Rose hier soir était bien dégueulasse passable, loin de ce que l’on peut attendre de lui. Il devrait progresser au fil de temps. Mais la bonne nouvelle, c’est qu’il est revenu, c’est bien là l’essentiel. Ça lui permet de se rassurer, et de faire de même avec les fans et l’environnement de la Ligue. On ne reverra jamais le niveau du MVP 2011, cependant si D-Rose arrive à prendre du plaisir sur le terrain, c’est déjà beaucoup, et tout le mal qu’on peut lui souhaiter.

Source texte : ESPN

1 Comment

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  1. Bad Boys Rule

    13 mars 2018 à 3 h 22 min at 3 h 22 min

    Si Rose veut nous éviter la cirrhose, va falloir qu’il s’adapte à la NBA moderne qui est très binaire en attaque. Sinon il peut venir en Europe ça ne me déplairait pas.

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