One-on-One

Anthony Davis en février 2018 : un mois à ranger dans les annales, avec un ou deux N

anthony davis
Source image : nba league pass

On les connaît, ceux qui sont toujours présents dans le MVP Ranking chaque semaine. LeBron James, James Harden, Russell Wesbtrook… Et si Anthony Davis les coiffait au poteau pour le titre de MVP ? C’est la question qu’on pourrait être amené à se poser, quand on se mate les stats de daron qu’il pose depuis début février. C’est parti pour un décollage vers l’infini.

Une fois de plus cette nuit, Anthony Davis a été phénoménal. On vous en parlait, c’est depuis 40 ans le premier match en 50-15-5. Oui, l’intérieur de New Orleans a souillé les Suns. Certes, la pire équipe de la ligue en terme de defensive rating, mais tout de même : 53 points, 18 rebonds, 3 passes, 1 interception, 5 contres à 55,2% au tir en 39 minutes. Et ce n’est pas la première fois qu’il réalise ce type de performance. Depuis fin janvier et la blessure de DeMarcus Cousins, Unibrow réalise carton sur carton, mixtape sur mixtape. Les Pelicans ont joué 10 matchs, et hormis quelques soirées « repos » avec déjà de bons scores, il a tout pété sur son passage : 43 points contre Oklahoma City, 38 contre Minnesota, 44 contre Brooklyn, 38 contre Detroit, 42 contre les Lakers, 45 contre Miami et donc, 53 contre Phoenix. En février, Anthony Davis c’est 35,9 points, 12,8 rebonds, 1,6 passe, 2,5 interception, 2,4 contres à 50,7% au tir en 37,9 minutes. La concurrence auparavant, c’était de l’eau, désormais c’est de la vapeur tellement il est bouillant. C’est bien simple, sur ce mois de février 2018 Anthony Davis est sur une autre planète, en train de graviter autour de la Terre. Ce n’est pas un humain, c’est ce qu’on appelle un MVP en puissance.

Et pour cause. Cette saison, il pose des stats qui feraient pâlir n’importe quel joueur NBA. Lui qui était meneur plus jeune, et qui est passé intérieur en prenant 18 centimètres en un été peut faire envier toutes les stars de la NBA à l’heure actuelle. Sur la saison, il est sur une moyenne de 28,2 points, 11 rebonds, 2,4 passes, 1,4 interception et 2,2 contres à 53,8% au tir. Hormis les passes et son pourcentage au shoot qui sont en légères baisses, ses stats du mois de février ont fait considérablement augmenter cette moyenne annuelle. Et il y a une raison, c’est la blessure de DeMarcus Cousins fin janvier. Obligé de faire le taf pour deux, le monosourcil s’envole en ce moment. Si bien que l’on pourrait relancer la course au titre de MVP. Oui, s’il y en a bien un qui marque des points ce mois ci sur le MVP Ranking, c’est lui. Pourquoi ? Car, au-delà du fait d’être performant sur le plan personnel, il permet à son équipe de gagner des matchs. C’est bien beau d’aligner folie sur folie, mais si ton équipe ne gagne pas et n’accède pas aux Playoffs, c’est compliqué d’aller chercher le titre de MVP. Anthony Davis, ça, il l’a bien compris. Sur 10 matchs en février, la franchise de la Nouvelle-Orléans en a gagné 7. Mieux, elle est à 6 victoires de suite, ce qui la place cinquième d’une Conférence Ouest au combien relevée mais pour autant serrée. Son impact sur les victoires étant aussi immense qu’incroyable, on peut commencer à se demander si AD peut entrer dans la course au trophée de MVP. Dans la discussion, il y est clairement, il n’y a aucun doute là-dessus.

Mais est-ce que ses stats suffiraient pour avoir ce titre ? Certains joueurs paraissent toujours au-dessus en moyenne sur la saison. James Harden compile 31,4 points, 8,9 passes, 5,2 rebonds et 1,8 interception. Lebron James en est à 26,6 points, 8,3 rebonds, 8,9 passes et 1,5 interception avec un excellent taux de réussite au tir (54,6%). Quant à Russell Westbrook, il est toujours proche d’une saison en triple-double avec 24,8 points, 9,6 passes, 10,4 rebonds et 1,9 interception. Anthony Davis entre donc clairement dans le débat, néanmoins, s’il reste sur ses bases de stats réalisées alors que DMC jouait encore avec lui, ce sera trop juste pour le titre de MVP tellement il y a de joueurs constants sur la durée. Un exemple ? Ses mois de novembre et de décembre, avec « seulement » 25,5 points et 9,6 rebonds de moyenne. Pendant ce temps-là, Harden se balade et l’avance créée semble déjà insurmontable à 20 rencontres de la ligne d’arrivée. Surtout que pour AD, rester sur ses bases de février semble impossible, tant l’énergie demandée serait un risque pour lui. Alors pourquoi pas un push sur ses stats, histoire de passer la barre des 30 points de moyenne en saison, ce qui est tout à fait réalisable à l’heure actuelle. Cela ouvrirait clairement la discussion quant à savoir si ce-dernier doit être nommé MVP ou au moins finir podium. De plus, le classement final jouera énormément. Comme on l’a évoqué précédemment, si Unibrow parvient à faire accéder NOLA en Playoffs et d’une belle manière (on sous-entend aux environs de la sixième place), alors il mettra un maximum de chances de son côté. C’est d’ailleurs le type d’avantage que pourrait avoir James Harden par rapport aux autres, puisque les Rockets sont actuellement en tête de la ligue.

Pour le moment, le titre de MVP est à sa portée, mais il n’en est clairement pas le premier au ranking. Néanmoins, sa grande forme actuelle montre que tout est possible et que s’il continue des performances all-time comme il en réalise déjà, alors le débat pourrait pencher en sa faveur. Ce n’est pas comme si on avait revu tous nos critères l’an passé, pour une saison historique de Russell Westbrook. Et vous, qu’en pensez-vous ? 

1 Comment

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  1. stahly

    27 février 2018 à 14 h 11 min at 14 h 11 min

    ya une petite faute sur les stats de westbrook. Petite question intéressante : selon vous si les pelicans finissent, allez , 4ème, avec des stats encore en progression ( du style un cinglant 30/13/3/1.8/2.4) est-ce qu’il pourrait vraiment voler le titre de MVP à un Harden premier de la ligue avec les rockets et premier scoreur ?

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