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Les Wizards crashent la soirée des nouveaux Cavs à Cleveland : une victoire de grands garçons dans l’Ohio

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Source image : NBA League Pass

Une petite visite à Cleveland ? Jamais facile, surtout quand les nouveaux Cavs se présentent à leur public. Cependant, ce n’est pas ça qui a effrayé Washington, les Wizards quittant la Q avec une belle victoire sans trembler.

On peut dire ce qu’on veut sur Tyronn Lue, sur la défense générale des potes de Gérard ou du besoin d’introduire les copains de la trade deadline dans le système en place, l’emporter chez LeBron reste un morceau de taille. On ne se pointe pas chez le King avec une fleur au fusil, sous peine de finir tête baissée sous la douche. Au début de la rencontre, justement, c’est James et Gégé qui faisaient pleuvoir sur les visiteurs, l’adresse des Cavs permettant à Cleveland de démarrer la soirée paisiblement. Ce genre de premier écart qui peut laisser croire à une partie contrôlée, sauf que les Wizards avaient d’autres plans en tête. Sereins, calmes, loin de perdre leurs moyens devant la montagne adverse, les potes de Bradley Beal se serraient les coudes et décidaient de partir sur un plan de jeu précis. Défendre dur, répartir la marque, et ensuite on voit. YOLO. Pas ce qu’il y a de plus rassurant, mais quand ton All-Star n’est pas en mode fuego et John Wall joue toujours au membre d’Empire sur le banc, ça limite les possibilités chez Scott Brooks et son staff. Ainsi, petit à petit, les soldats de la capitale remontèrent leur écart et transformèrent la Quicken Loans Arena. De bouillante pour les nouveaux à silencieuse pour l’avantage perdu, il n’y a eu qu’un pas que les sorciers ont forcé avec audace.

Un impeccable Tomas Satoransky, un solide Otto Porter, un déterminant Kelly Oubre, en y ajoutant l’activité de Ian Mahinmi, et quelques points offerts par le trio Morris – Scott – Meeks, les Wizards étaient là où ils voulaient. C’est-à-dire ? Proche de la victoire, avec un LeBron qui décide de chauffer méchamment pour rattraper le retard, et tout le monde prêt à contribuer. C’est justement cette mentalité, « everybody eats » comme disait Beal en sortie de rencontre, qui permettait à Washington de l’emporter sans paniquer. Impossible de réaliser son plan de jeu défensif sur Bradley uniquement, lui qui laissa ses coéquipiers rentrer les gros shoots du dernier quart. Alors évidemment, Panda était présent pour finir le travail, à coup de jumpers en ligne de fond ou de pénétration convaincante dans la raquette adverse. Mais avant lui ? Tout le monde mettait ses mains dans la gadoue, pour une victoire définitivement collective. Mine de rien, les boys de D.C en sont aujourd’hui à 8 victoires sur 10 matchs sans John Wall. Le débat sur les Wizards meilleurs sans lui ? Futile. Mais des leçons à retenir de tout ça ? Il y en a plein. Assis sur le banc avec ses lunettes dorées et son swag impeccable, Jean Mur pouvait grogner en voyant ses gars s’éclater tous ensemble en déplacement. Peut-être qu’en les suivant dans leur approche, Washington y trouvera son salut.

Pas de grosse teuf pour les Cavs, pas de première soirée réussie à Cleveland. Les habitants de l’Ohio peuvent remercier les Wizards, eux qui reprennent très sérieusement leur rythme et vont devoir continuer ainsi sans Wall. Vu ce qui est proposé depuis un petit mois, pas sûr que cela les effraie plus que ça.

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