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John Wall toujours absent : Keep Calm and Tomas Satoransky

Tomas Satoransky Wizards

Des meneurs européens à la tête de belles cylindrées NBA, ça n’a pas l’air de fonctionner si mal…

Source image : Youtube

Comme nous vous le disions ici il y a quelques jours, John Wall n’est pas pressé de revenir à la compétition. Même s’il le souhaitait, le meneur All-Star ne pourrait pas faire son retour sur les parquets immédiatement. Il lui reste à minima trois semaines avant de rejoindre ses coéquipiers. Pour le remplacer, les noms de Derrick Rose et Ramon Sessions circulaient. Mais les Wizards semblent pouvoir faire sans nouvelle recrue, puisque Tomas Satoransky est en train de mener sa barque de main de maître.

Le Tchèque, qui a débarqué en 2016-17 en NBA, est loin de faire une saison blanche. Sevré en début de saison (seulement 99 minutes en 18 matchs, soit 5 minutes et demie par match), le combo guard de 26 ans a bien dépanné lorsque Jean Mur a raté neuf matchs d’affilée entre novembre et décembre. Avec 8,4 points, 3,4 rebonds et 4,4 assists en 23 minutes par rencontre, il a réussi à compenser l’absence d’un des deux membres de l’auto-proclamé « meilleur backcourt de la NBA ». Alors que les choses étaient revenues à la normale par la suite avec le retour de Wall, son entorse du genou fin janvier a remis Tomas Satoransky sur le devant de la scène. A partir de là, passez-vous un coup d’eau sur le visage, et écoutez les statistiques du sophomore sur ses 11 derniers matchs, en l’absence du numéro 2 des Wizards : 10,9 points, 3 rebonds et 5,5 assists, le tout en moins de 26 minutes par match. Excusez du peu. L’ancien du FC Barcelone se retrouve du jour au lendemain à devoir faire tourner une équipe qu’on annonçait dans le top 3 de la Conférence Est en début de saison, alors qu’il n’était même pas utilisé sur certains matchs lors des mois d’octobre et de novembre. Ce ne sont que des statistiques, diront certain. Et bien, Tomas Satoransky fait certes des belles statistiques, mais c’est peut-être là où son apport se remarque le moins. Prenez le match d’hier soir, contre Cleveland (victoire de Washington 110 à 103 à la Quicken Loans Arena). 17 points, 8 passes et 4 rebonds à 6 sur 7 au shoot et 0 turnover. Le grand meneur (2m01) était la propreté incarnée hier soir. Et cela fait un moment que ça dure.

Nonobstant ses qualités offensives, il ne faut pas oublier que Satoransky est un bon défenseur. Il est quasiment à 1,4 steal par match, et il plante 0,5 contre par match, comme celui retentissant sur un Russell Westbrook surpris de se faire bâcher en pénétration. Entre Bradley Beal qui tient la baraque, et le Tchèque, Washington possède un backcourt défensif intéressant. La taille et la mobilité de Satoransky permet aux Wizards de switcher sur quasiment tous les écrans (hormis avec le Marteau polonais). Sans doute meilleur défenseur que Wall, sa polyvalence en fait un atout pour les Wizards. Tel le meneur européen qu’il est, il lâche beaucoup plus le ballon à Beal et Porter Jr., et la gonfle circule mieux, elle est partagée, et ça ravit tout le monde, à commencer par Marcin Gortat. Le jeu est plus fluide, le Verizon Center apprécie. Tomas fait souvent les bons choix, et se met au service du collectif, il amène une bonne balance dans le scoring, tout en ayant des pourcentages plus que corrects : sur le mois de février, il tourne à 62% aux tirs, à 100% aux lancers ainsi qu’à 63% derrière l’arc ! Après le 50-40-90, voici le 60-60-100. Sur la saison, le natif de Prague affiche un 53% aux shoots, dont 47% de réussite du parking. Alors, c’est certes sur un volume beaucoup moins important, mais les pourcentages de l’habituel back-up sont meilleurs que ceux de John Wall. Une bonne sélection de tirs, une défense efficace sur au moins les postes 1, 2 et 3, un flow dans l’attaque des Wizards, cela montre à quel point le meneur de 26 ans est un phénomène en cette deuxième partie de saison. De là à le laisser titulaire quand Jean Mur reviendra ? Sans doute pas, mais le Tchèque est excellent (bien plus que son compatriote et prédécesseur chez les Wizards, Jan Vesely). Ceci étant dit, la polyvalence de Satoransky est précieuse, et ses superbes performances pourraient entraîner des complications pour le retour de son aîné d’un an, qui a raté le All-Star Game le week-end dernier. Le reste du roster semble se sentir bien avec Tomas à la mène de leur starting five, il ne faudrait pas que le retour de Wall puisse casser la belle alchimie, et l’ambiance retrouvée dans le vestiaire des Wizards. Enfin, si cela dure, le calendrier des sorciers s’annonçant complexe, puisque les Warriors, Rockets, Raptors, Celtics, Cavaliers et les Spurs par deux fois se dresseront devant eux d’ici mi-avril.

C’est clair, Tomas Satoransky n’est pas, et ne sera jamais John Wall. Et si le Tchèque souhaitait prendre la place de meneur titulaire chez les Wizards, il se heurterait à un mur. Reste que Scott Brooks en fait une bonne utilisation, et semble apprécier sa mentalité, ses efforts défensifs. En tout cas, Satoransky assure, il fait une pure saison, et les fans de Washington peuvent respirer en attendant le retour de leur star, la franchise (et les ballons) sont entre de bonnes mains.

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