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Spencer Dinwiddie assassine les Wolves sur un jumper de toute beauté : qui a besoin de Lin et Russell ?

Cette nuit, dans la plus pure tradition du Mercredi Panzani, les Nets se sont imposés face aux Wolves et c’est Spencer Dinwiddie qui a joué les héros en plantant le gros shoot de la gagne à quelques secondes de la fin. Kamoulox.

C’est peu dire si, sur le papier, ce bordel final n’était pas prévu. Plusieurs couches étaient prévues pour éviter qu’on en vienne là, mais toutes étaient balayées par la beauté du joyeux festival dressé à Brooklyn, entraînant Minnesota dans un money-time assez captivant. La première des couches était évidemment le grand début de Jahlil Okafor dans son nouveau groupe, à domicile. Déjà présent sur un match, l’intérieur savait qu’il allait obtenir quelques minutes et ce sont donc 11 qui furent offertes au bonhomme, lui permettant de se faire la main. Manque de rythme évident, un poil de frustration, Jahlil était davantage en reniflage de bon spot qu’en installation de bases solides, mais il était difficile de s’attendre à mieux après un tel début de saison. La deuxième couche était la domination attendue des Wolves, qui n’avaient pas encore trop voyagé à l’Est et devaient justement confirmer leur bon début de saison en grapillant de la gagne facile on the road. Avec un effectif prêt et des consignes strictes, il n’y avait aucun moyen pour que les visiteurs perdent… n’est-ce pas ? Magie du milieu de semaine et de la compétition en NBA, aucune de ces deux couches n’ont été validées et un héros a émergé des abysses.

Monsieur Spencer Dinwiddie. Qui profite parfaitement des absences de Jeremy Lin et D’Angelo Russell pour se faire la saison de sa carrière, avec quasiment 13 points, 7 passes et 1 interception de moyenne chez les Nets. Pas de quoi forcer un #NBAVote vous nous direz, sauf que dans le gentil marasme de Brooklyn au niveau du talent disponible sur deux jambes, n’importe quelle nouveauté fait son petit effet. Et déjà clutch cette année, Spencer a confirmé son aisance dans le money-time avec un nouveau gros shoot, cette fois-ci pour la gagne. Tout en sûreté, tout en contrôle, le handle serein et la finition spectaculaire, Dinwiddie tenait tête aux Wolves et le public le suivait dans son délire. Comment était-ce possible, que des talents comme Towns, Wiggins et Butler se fassent avoir par des bleus ? Difficile à expliquer, mais pas besoin d’en savoir plus à Brooklyn, car seule la victoire comptait. Auteur d’un nouveau gros match, Spencer continue son petit bonhomme de chemin et prépare un dossier des plus attrayants cet été. Contrat actuellement non-garanti, visage passé incognito par Detroit à ses débuts, Dinwiddie est aujourd’hui la seule véritable assurance crédible en création balle en main chez les Nets, et Kenny Atkinson le savait très bien en laissant son joueur s’isoler pour un tango avec Taj Gibson. Peut-être que les Wolves respecteront un peu plus leur adversaire la prochaine fois, peut-être que Spencer sera sur le scouting report des autres aussi.

Profitant parfaitement de sa situation pour exceller, Spencer Dinwiddie confirme tout le bien qui est dit de lui en montrant une belle confiance dans les moments chauds. Pas tous les jours que Brooklyn peut quitter un money-time sans avoir besoin d’un Smecta, donc on se lève et on applaudit le garçon au fin toucher.

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