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Les Sixers tapent enfin les Spurs, 112-106: miracle, on peut Trust the Process plutôt que the Vieillesse

Sixers embiid
Source image : NBA League Pass

Si les Spurs étaient en back-to-back et jouaient sans leur trio Kawhi-Parker-Ginobili, il fallait tout de même écarter la bande de Popovich. Ce que les Sixers ont fait à domicile, en tenant bon jusqu’au finish pour l’emporter devant un public conquis.

La dernière fois que Philly avait pu terminer une soirée en dansant dans la rue ? C’était il y a un mois, et c’est notamment cela qui expliquait le besoin urgent de gagner ce mercredi. Cinq matchs de suite perdus dans un Wells Fargo Center pourtant assez chaud d’une manière générale, Brett Brown n’avait pas le choix. S’il voulait stopper l’hémorragie, le coach des Sixers savait qu’il devait taper son ancien mentor à San Antonio, Gregg Popovich. En déplacement avec ses joueurs du côté de la Pennsylvanie, Pop bricolait avec quelques pièces dans son roster et une forte envie de troller son adversaire du soir, mais la tentative faisait plutôt plouf que paf. Du hack mal tenté sur Ben Simmons, un money-time assez pauvre de la part collectivement des Spurs, Patty Mills et LaMarcus Aldridge étaient bien esseulés dans leur travail. Et pourtant, c’était assez pour tenir tête aux Sixers, qui pouvaient eux compter sur la présence de Joel Embiid et du reste du groupe habituel. Sachant que le géant n’avait pas pu jouer dernièrement à cause de plusieurs soucis physiques, il existait un point d’interrogation autour de sa présence ce mercredi mais Jojo ne voulait pas continuer à perdre à domicile. Trop, c’était trop, et face aux Spurs c’était encore plus insupportable puisque l’armée texane restait sur 12 succès de suite face à la cité de l’amour fraternel. Une domination remontant à 2011, qu’il fallait interrompre tout de suite, grâce à un jeu serein et discipliné.

Ce qui fût offert par Philly, en tremblant certes mais en assurant le principal. La win, la victoire, les trois points comme dirait l’autre. Entre le premier quart-temps XXL d’Embiid, les flèches assassines de Redick par la suite, le jeu tout en polyvalence de Dario Saric et le scoring en hausse de Simmons, tout était rassemblé pour que les Sixers triomphent enfin à la case. Malheureusement, une défense bien naïve empêchait la troupe locale de jubiler plus tôt que prévu, mais au finish la fraîcheur dans les jambes des hôtes faisait la différence et le talent aussi. Pas de craquage pour Ben aux lancers, pas de précipitations pour Joel balle en main, tout le monde était sur son 31 afin de bien lancer 2018 à domicile. C’est donc une victoire salvatrice que Philly a pu tamponner cette nuit, une qui dépasse le cadre de la simple série de galères face aux Spurs. Invité à féliciter ses joueurs après le match, Brett Brown était finalement applaudi par tout son groupe pour avoir enfin tapé San Antonio. Tant d’années de galère et de reconstruction, de soirées passées à promettre à Pop qu’un jour il aurait sa peau, et enfin la promesse tenue en ce lancement de nouvelle année. Si le chemin fût laborieux et ce succès tout autant, la satisfaction était indescriptible pour le coach de Philly. Rêvant de pouvoir un jour compter sur quelques mini-stars capables de gérer dans un money-time anxiogène, Brown pouvait enfin apprécier cette scène car ses jeunes ne craquaient pas devant l’ogre texan. Et comme il le répétait si bien, « complets ou pas complets, ça reste les Spurs. »

Une marque bien équilibrée, une fin de match mieux gérée que l’adversaire et une victoire contre une franchise qui s’est baladée en Pennsylvanie ces dernières années, les Sixers peuvent apprécier ce succès. Car même si les Spurs étaient incomplets et en back-to-back, battre cette équipe représentait un step pour Brett Brown. C’est fait, maintenant il faut confirmer.

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