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Kevin Durant assassine les Lakers en prolongation : soirée des serpents, dédicace à Kobe

Kevin Durant
Source image : NBA League Pass

Alors que la soirée avait mal débuté pour Kevin Durant, l’ailier s’est ressaisi pour faire du Staples Center sa salle, son playground, son cimetière : victoire des Warriors au finish, sur un jumper d’assassin signé Durantula.

C’est rarissime de pouvoir affirmer ceci, mais le tir de la gagne de KD sera probablement le troisième fait le plus marquant de la rencontre opposant Los Angeles à Golden State cette nuit. Habituellement, on donne la palme d’or à ces sessions clutch, mais comment faire concurrence avec ce qu’il y avait au-dessus ? Le retrait des deux maillots de Kobe, intouchable comme moment. Et le poster de Larry Nance Jr sur KD…? Pareil, compliqué d’aller à l’encontre de cette prouesse, sachant en plus que Durant est devenu un des meilleurs protecteurs d’arceau de la Ligue en l’espace de quelques mois. Et tout au long de la première mi-temps, ça sentait pas forcément bon pour le numéro 35, qui en plus de louper la plupart de ses tirs se faisait grimper dessus par la horde californienne d’en face. Jordan Clarkson, Julius Randle, Larry Nance Jr, trois marsupiaux qui osaient monter sur la montagne et repartaient tous avec les fleurs. Sauf qu’après ces quelques exploits individuels et une cérémonie très marquante autour de Kobe, il fallait remettre les choses en place. Réinstaller les points sur les i, les barres sur les t, rappeler qui est le patron et si possible le faire en mode Mamba. Car oui, quitte à bien faire les choses, autant rendre hommage à l’hôte de la maison.

Petit à petit, le KD faisait son nid et l’arceau commençait gentiment à s’agrandir. Le genre de sensation qui devient vite dangereux quand on affronte un des poids lourds offensifs de la Ligue, sachant en plus que Durant avait carte-blanche. Malmenés par des Lakers convaincants et combatifs, les Dubs tentaient de repartir avec la victoire dans le temps réglementaire, mais c’est une prolongation qui était forcée par Kyle Kuzma, Lonzo Ball et Brandon Ingram. L’occasion idéale pour que l’ailier de Golden State se fâche et puisse envoyer son message préféré à la foule : fermez vos gueules, c’est bibi qui gère. Enfin dans le mile et concentré comme jamais, Kevin commençait à faire trembler de la ficelle et positionnait les siens idéalement pour l’emporter. Tout ce qu’il fallait, c’était un point d’exclamation. Un dagger comme il en a planté par dizaines dans sa carrière, et cette fois l’occasion était trop belle. « Flinguer » la soirée des fans des Lakers, en les renvoyant chez eux avec une défaite au buzzer ? On ne s’en prive pas, surtout quand Kobe est au centre de l’attention. Mais « flinguer » il n’y aura pas, tant la cérémonie était belle. Par contre, le dernier souvenir des supporters présents sur place sera celui-ci : un magnifique jumper de Durant en isolation sur Lonzo Ball, climatisation de la salle et grosse défense derrière pour verrouiller la victoire. Ce genre d’assassinat dont KD est devenu spécialiste, rappelant encore une fois que si les stars dans son effectif peuvent le cacher, il reste un des voyous les plus recherchés pour ses nombreux homicides balle en main. D’abord postérisé, Durant est reparti avec la gagne et un tir très clutch sous le bras. Plutôt pas mal comme deal au final.

Et qui est-ce qui confirme son incroyable mois de décembre avec une nouvelle petite pépite ? C’est Kevin Durant. Le joueur a beau avoir été maladroit, le défenseur a beau avoir été postérisé, KD ne s’est pas laissé abattre et a tué les Lakers quand il le fallait. On aime, on n’aime pas, mais c’est la marque des grands. On en connaît un qui a dû valider, en costard sur le côté…

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