Spurs

Manu Ginobili est éternel : game winner sur les Celtics, à 40 balais, le mec ne s’arrêtera donc jamais

C’était le choc de cette fin de nuit, entre des Celtics au top depuis le début de saison et des Spurs qui avancent à pas feutrés, dans la plus grande tradition d’une franchise qui n’aime les gros titres qu’au printemps. Mini-spoiler, le choc a tenu toutes ses promesses. Grâce à la jeunesse parfois déployée sur le parquet, mais surtout grâce… à un vieux chauve au grand nez. Un vieux chauve de quarante ans. Allez, tisane.

Les Français aiment Johnny, quatre et quatre font un 4×4, le feu ça brûle et Manu Ginobili rentre des gros tirs. On pourrait chercher des évidences tout le week-end, l’une d’entre-elles ne souffre d’absolument aucun doute. Mais pour saisir à plein le genre de délire que nous offre El Manu au quotidien, lâchons tout d’abord une info rigolote : les stats de Manu cette saison sont… meilleures que la saison dernière. Il joue plus, il est plus adroit, il score plus. Plutôt sympa quand on sait que l’arrière des Spurs effectue depuis le mois d’octobre sa seizième saison dans la Ligue et que cette même Ligue est pourtant peuplée aujourd’hui de cyborgs dont les mensurations flirtent avec le mot extraterrestre. Sauf que Manu est éternel et qu’il repousse encore et encore l’échéance, offrant chaque soir ou presque à ses Spurs de toujours des arabesques que seule Jessica Fletcher serait en mesure de comprendre. Dernière preuve en date cette nuit, avec un gros poutou à la fanbase des Celtics…

Le match tenait donc toutes ses promesses, Kyrie Irving se baladait as usual face à l’un des adversaires préférés, mais les Spurs ne lâchaient pas. Spéciale dédicace à tous les spécialistes éclairés, au refrain « Spurs trop vieux » et à tous les lieux communs vus et revus depuis tant d’années. Un énorme tir d’Uncle Drew pour passer devant (102-100), la réponse de LaMarcus Aldridge en post-up sur Al Horford (102-102) et donc cette dernière possession, dans les mains du magicien argentin. Jayson Tatum déploie ses tentacules mais LMA pose son écran, switch un peu tardif de la défense verte, Al Horford un peu trop loin… et vous connaissez déjà la suite. Pull, viseur, ficelle, victoire, car la dernière tentative de l’ancien esclave de LeBron roulera autour du cercle comme Manu roule sur le basket depuis plus de vingt ans. Un game winner de plus dans l’escarcelle d’El Mago, un pied de nez de plus aux détracteurs du rayon gériatrie de la NBA et une victoire de plus pour des Spurs qui récupéreront au passage un certain… Kawhi Leonard la semaine prochaine.

C’est une mélodie discrète mais connue de tous, celle d’un mec à qui il ne reste plus beaucoup de cheveux mais qui continue d’envoyer du rêve très régulièrement. Manu, Dirk, Vince, la génération 2000 est encore bien présente et on a envie de vous conseiller d’en profiter. On ne sait pas vraiment jusqu’à quand ça va durer alors, please, profitez-en vraiment.

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