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NBA Flashback 2017-18 #13 : le jour où Manu Ginobili a gamewinné les Celtics, ne pars pas tout de suite frère

Manu Ginobili

C’est pas des mouchoirs qu’il faudra quand il dira stop, c’est des torchons de vaisselle.

Source image : Youtube

Les anciens en ont pris l’habitude et les petits nouveaux vont le découvrir, les deux mois d’été sur TrashTalk sont chaque année l’occasion de dormir un peu de vous faire revivre le meilleur de la saison écoulée. Perfs individuelles, séries de Playoffs, posters de cannibale, game winners ou patates de forain, il y en aura pour tous les goûts et ce jusqu’au 31 août prochain. Allez, mode rétroviseur enclenché, parce qu’elle était vraiment pas mal cette saison 2017-18…

Petite entorse à la règle, puisque dans notre tour de la NBA des plus grosses perfs de la saison écoulée, on bascule aujourd’hui sur une action en particulier, celle d’un joueur qu’il est difficile de ne pas aimer, j’ai nommé Monsieur Emmanuel Ginobili. Le seul, l’unique. Non content de nous avoir offert une seizième saison dans la Ligue plus que solide, le magicien des Spurs nous a encore offert quelques actions d’éclat, comme lui seul est capable de nous offrir. Et si on se souvient encore de son contre clutchissime sur James Harden lors des Playoffs 2017, El Manu nous a encore prouvé cette saison qu’il pouvait faire la diff avec son poignet magique…

Seize saisons dans la Ligue… et on dirait qu’il rajeunit encore. Ça va Benjamin Button ?

Quatre fois champion NBA, champion olympique avec l’Argentine en 2004, vainqueur de l’Euroligue, de la Coupe du Monde de Foot et de la Coupe Davis, Manu Ginobili aurait pu s’en aller couler une retraite tranquille il y a déjà plusieurs années. Oui mais non, cet homme a le démon du jeu en lui. Il ne veut pas s’arrêter, et prévoyez d’ailleurs les Kleenex lorsqu’il le fera pour de bon… La saison passée ? Rien à voir évidemment avec des stats à la Ramesse ou Yanisse, mais jugez plutôt ce que Manu nous a offert, à 40 balais s’il vous plaît. 8,9 points, 2,2 rebonds et 2,5 passes à des pourcentages corrects, drivant comme depuis presque toujours la second unit de Spurs pourtant en pleine révolution. 41 ans dans quelques jours et toujours fringant le Manu, « la faute » à un jeu davantage axé aujourd’hui autour d’un combo filouterie/génie qui suffit à faire la balance avec un corps qui commence à grincer sérieusement.

Le money time face aux Celtics, directement au musée de ses plus belles oeuvres

Ce soir-là face à Boston, Tony Parker est encore le meneur titulaire mais les Spurs ne sont pas forcément favoris. Il faut dire qu’en face la jeunesse des C’s commence à causer, il faut dire que Jaylen Brown et Kyrie Irving portent chacun des masques flippants, et il faut surtout dire que le dernier cité a pris un malin plaisir à torturer les Spurs à chaque fois qu’il les croise, comme ce jour de mars 2015 où il leur en colla… 57 sur la trogne. Kyrie n’atteindra pas ces sommets-là cette fois-ci mais cumulera tout de même 36 points à 16/21, se baladant dans la défense des Spurs comme si c’était celle des Suns. Pendant ce temps ? Les Spurs tiennent, LaMarcus Aldridge et Rudy Gay ne veulent pas abdiquer et c’est ainsi que les Spurs se retrouvent balle en main à 112 partout et quelques secondes restant sur l’horloge. Et la suite est tellement évidente. El Mago balle en main, LMA pose son écran et Al Horford met un peu de temps à switcher, Manu dégaine et Manu filoche. 115-112, le in and out de Kyrie à 3-points n’y changera rien et le héros de la soirée est argentin, comme tant de fois déjà depuis seize ans.

41 ans dans deux semaines et le garçon te fais encore passer le ballon entre les jambes sans que tu ne t’y attendes. Duncan parti, Parker parti, Pop en partance pour 2020 grand max, les gens se sont fait ou sont en train de se faire une raison. Mais finalement c’est peut-être bien les adieux avec Manu Ginobili qui pourraient être les plus compliqués. Car ce seront des adieux avec un futur Hall of Famer, un quadruple champion, un divin chauve, un maître de la simulation, un magicien des temps modernes et anciens, et ce qui restera comme le dernier édifice d’une dynastie longue de vingt ans. C’est pas des mouchoirs qu’il va falloir, c’est des torchons de vaisselle.

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