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Kyrie Irving, le nouveau porte-parole du mouvement vegan en NBA : du small-ball au skinny-ball

Kyrie Irving
Source image : NBA League Pass

A une époque où il faut toujours aller plus vite, dans la vie mais surtout sur les parquets parce que c’est ce qui nous intéresse aujourd’hui, de nombreux joueurs ont adopté un régime vegan. Plus qu’une tendance passagère, c’est un vrai mode de vie qui compte déjà de nombreux adeptes en NBA, dont un certain Kyrie Irving.

Nous évoquions déjà le sujet la semaine dernière, mais force est de constater que le régime des athlètes passionne les foules. Dans un long dossier publié sur Bleacher Report Mag, Tom Haberstroh s’est arrêté un moment pour traiter de ce thème en profondeur en utilisant l’exemple de Kyrie Irving, le nouveau meneur des Celtics. Cet été, Uncle Drew n’a pas seulement changé de franchise, il a également annoncé lors d’une interview de pré-saison pour ESPN qu’il avait modifié ses habitudes alimentaires pour devenir vegan. Un combo en or vu comment il performe depuis le début de la saison et notamment dans le money time. Lorsqu’il reste moins de cinq minutes à jouer et que les deux équipes se tiennent en cinq points, l’ancien bras droit du King tourne à 41 points à 57% au tir, 7 passes et aucune perte de balle en 24 minutes. Un seul joueur a été plus clutch que lui cette saison, il s’agit de Damian Lillard, ayant lui-même perdu cinq kilogrammes pendant l’été en devenant vegan. La nouvelle star du TD Garden est satisfait de sa nouvelle forme physique et ne compte pas retourner en arrière.

“J’ai suivi un régime à base de plante et je me suis détourné de toute viande animale. Je devais le faire pour retrouver mon énergie, je me sens très bien dans mon corps. […] Je pense qu’on peut mettre ça dans la colonne des succès. Nous avons perdu nos deux premiers matchs et gagné nos neuf derniers [interview après la victoire à Atlanta, ndlr]. Je n’ai pas changé de régime et je n’envisage pas de le faire. Ça marche très bien jusque-là.”

Mais le phénomène va plus loin que ça et l’on constate une belle inversion des courbes depuis quelques années. Le poids moyen des joueurs ajusté par rapport au nombre de minutes jouées a augmenté de 3 kilos entre 2000 et 2013. Depuis quatre ans, c’est la tendance contraire puisque ce poids a chuté de près de 2 unités sur la balance. Selon Basketball Reference, le rythme moyen n’a jamais été aussi rapide depuis 1989. Au total, ce sont près de six possessions qui sont jouées en plus à chaque match par rapport à 2007 et onze de plus qu’en 1996. Si bien que l’équipe la plus rapide lors de la saison 1996-97 serait aujourd’hui la plus lente (95,3 possessions de moyenne pour les Sixers de l’époque contre 97,7 possessions pour les Grizzlies actuels, la franchise la moins rapide cette année). Outre les deux meneurs précédemment évoqués, Enes Kanter, JaVale McGee, Wilson Chandler, Al Jefferson, Garrett Temple et Jahlil Okafor sont tous passés à un régime végétarien, voire vegan lors de ces deux dernières années. Car en plus de faire fondre les joueurs, ce nouveau mode de vie permet aussi de prévenir les blessures et de favoriser les longues carrières comme l’explique Dame DOLLA à l’Oregonian.

“Je voulais manger plus sain. C’était aussi une volonté d’être plus léger cette année pour soulager mes articulations et mes pieds. Je vieillis, vous voyez ce que je veux dire ?”

Mais cette alimentation ne s’applique pas seulement aux joueurs qui atteignent leur prime ou aux vétérans qui espèrent pouvoir prolonger leur carrière d’une ou deux saisons en prenant soin de leur corps. Jaylen Brown, le sophomore des Celtics, n’a jamais mangé de viande rouge ni de porc. Il est devenu végétarien depuis son année universitaire à Berkeley et a prévu de devenir complètement vegan à ses 25 ans. A voir les bienfaits de ce régime sur son coéquipier à la mène, Brown devrait tenir sa promesse pour rester en bonne santé et tenter de faire la différence sur le parquet. Car non seulement Kyrie est plus clutch depuis le début de la saison mais les bienfaits du veganisme ne s’arrêtent pas là et l’on a découvert un nouveau joueur en défense cette année. Plus léger et plus rapide, Uncle Drew s’est confortablement installé dans le top 10 des meilleurs intercepteurs de la Ligue alors que Boston est le meilleur rempart de NBA.

Autant s’y faire tout de suite car la tendance a l’air partie pour durer. L’époque des gros Do-Mac d’équipe dans le vestiaire est résolue et les franchises vont devoir songer à embaucher quelques cuisiniers pour proposer des plats adaptés aux joueurs durant les road-trip par exemple. Car on vous souhaite bon courage pour trouver un repas à base de lait de soja dans la campagne d’Oklahoma City à trois heures du matin en attendant votre avion.

Source texte : Bleacher Report, ESPN, The Oregonian


1 Comment

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  1. Three Ravens

    20 novembre 2017 à 22 h 25 min at 22 h 25 min

    Merci à B. Carlier d’avoir signalé l’article du BR et pour cette excellente synthèse. A noter la trajectoire étonnante de J. Salley, l’ancien bad boy de Detroit, qui s’est engagé dans la promotion du véganisme et la production de produits veganes notamment auprès des sporti-f-ve-s. Il y a aussi une dimension politique dans le véganisme qui n’est pas négligeable.

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